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AMÉNAGEMENT
Equipements vélo sur les voies vertes : ce qui manque encore
Un itinéraire cyclable ne se résume pas à un revêtement et un balisage. La présence de stations de gonflage, de bornes de réparation vélo, d'abris vélo sécurisés et de points d'eau le long des voies vertes et véloroutes conditionne directement l'expérience des cyclistes et la fréquentation des itinéraires. Pourtant, ces équipements restent absents de nombreux tronçons du réseau français. Tour d'horizon de ce qui existe, de ce qui manque, et de ce que les collectivités peuvent mettre en place. Voies vertes et véloroutes : un réseau en expansion, des services à la traîne La France compte plus de 21 000 km de véloroutes et voies vertes aménagées. Le Schéma National des Véloroutes (SNV) prévoit d'atteindre 26 323 km d’ici 2030. Ce réseau attire chaque année davantage de cyclotouristes, le tourisme à vélo pèse plus de 5 milliards d'euros annuels dans l'économie française, et joue un rôle croissant dans les déplacements du quotidien. Mais un constat revient dans tous les retours d'usagers : les services en bord d'itinéraire ne suivent pas le rythme des aménagements. Un cycliste qui crève à 15 km de la prochaine ville, sans pompe ni outillage à disposition, ne repart pas avec l'envie de revenir. Et un vélo touriste qui ne trouve aucun stationnement vélo sécurisé à l'étape hésite à s'arrêter dans un commerce ou un restaurant. La qualité d'une voie verte ne se mesure pas uniquement en kilomètres. Elle se mesure aussi en services disponibles sur le terrain. Station de gonflage vélo : le premier équipement attendu par les cyclistes Parmi les équipements les plus demandés par les usagers des voies vertes, la station de gonflage vélo arrive systématiquement en tête. Un pneu sous-gonflé, c'est plus d'effort, plus d'usure, et un risque accru de crevaison. Sur un itinéraire de plusieurs dizaines de kilomètres, pouvoir vérifier et ajuster la pression de ses pneus fait toute la différence. Les stations de gonflage modernes sont conçues pour fonctionner en libre-service, en extérieur et par tous les temps. Elles intègrent un compresseur avec manomètre et une tête de gonflage universelle compatible avec les trois types de valves (Presta, Schrader, Dunlop), ce qui les rend utilisables par tous les cyclistes, quel que soit leur vélo. L'emplacement idéal pour une station de gonflage : un point de départ ou d'arrivée d'itinéraire, un parking voie verte, un office de tourisme ou une gare. Autrement dit, partout où le cycliste fait une pause naturelle. Borne de réparation vélo : l'autonomie en bord d'itinéraire La borne de réparation vélo complète logiquement la station de gonflage. Équipée d'outils sécurisés par câble (clés Allen, tournevis, démonte-pneus) et d'un support de maintien surélevé, elle permet de réaliser les réparations courantes sans être mécanicien : resserrer un frein, ajuster un dérailleur, remplacer une chambre à air. Pour les voies vertes empruntées par des familles ou des cyclistes occasionnels, ces bornes jouent un rôle essentiel. Elles transforment un incident bloquant en simple arrêt de quelques minutes. Certains équipements combinent station de gonflage et réparation vélo dans une seule borne compacte, ce qui simplifie l'implantation et la maintenance pour les collectivités. Les modèles les plus complets intègrent également une station de lavage vélo, particulièrement appréciée sur les itinéraires VTT ou les voies vertes empruntant d'anciens chemins de halage, où la boue est fréquente. Abri vélo sécurisé et consigne vélo : stationner en confiance Le stationnement vélo est le chaînon manquant de nombreuses voies vertes. Sans parking vélo sécurisé à l'étape, le cyclotouriste hésite à laisser son vélo pour visiter un site, déjeuner ou passer la nuit dans un hébergement. Plusieurs niveaux d'équipement existent, selon le contexte : L'arceau vélo reste la solution de base pour le stationnement de courte durée. Bien conçu, il permet d'attacher le cadre et une roue avec un seul antivol. Il doit être dimensionné pour accueillir tous les gabarits, y compris les vélos cargo et les VAE, plus larges et plus lourds que les vélos standards. L'abri vélo sécurisé, ouvert ou fermé, protège les vélos des intempéries et du vol. Dans les gares, les pôles d'échanges et les parkings voie verte, il encourage l'intermodalité vélo-transports en commun. Certaines collectivités déploient des abris fermés avec contrôle d'accès par badge ou application, qui fonctionnent comme de véritables vélostations à plus petite échelle. La consigne vélo individuelle (ou box vélo) offre le niveau de sécurité le plus élevé pour un usage régulier. Elle répond aux besoins des cyclistes vélotafeurs qui combinent vélo et train chaque jour. L'enjeu pour les territoires traversés par des voies vertes est de proposer une offre de stationnement graduée : des arceaux vélos aux arrêts intermédiaires, des abris sécurisés aux étapes clés, et des consignes ou vélostations aux nœuds de transport. Borne de recharge VAE : anticiper l'essor de l'électrique Avec la progression constante des ventes de vélos à assistance électrique, la borne de recharge VAE devient un équipement incontournable sur les itinéraires de longue distance. Un cyclotouriste en VAE qui planifie son itinéraire vérifie désormais la disponibilité de points de recharge comme un automobiliste vérifie les stations-service. Sur les voies vertes, les bornes de recharge trouvent naturellement leur place dans les offices de tourisme, les hébergements labellisés Accueil Vélo, les aires de repos et les gares. Leur présence peut faire basculer le choix d'un itinéraire plutôt qu'un autre. Le label Accueil Vélo : un cadre pour les équipements Le label Accueil Vélo certifie les établissements et itinéraires qui proposent des services adaptés aux cyclistes. Parmi ses critères : la présence d'un stationnement vélo sécurisé, d'un kit de réparation de base, et de services d'accueil spécifiques. Pour une voie verte ou une véloroute, être jalonnée d'établissements labellisés Accueil Vélo est un signal de qualité fort. Et pour ces établissements, l'installation d'une borne de réparation vélo ou d'une station de gonflage en libre-service constitue un investissement modeste au regard de l'attractivité qu'elle génère. Des fabricants français spécialisés dans le mobilier urbain vélo L'équipement des voies vertes en mobilier urbain vélo ne s'improvise pas. Les stations de gonflage, bornes de réparation et abris sécurisés installés en extérieur doivent résister aux intempéries, au vandalisme, et s'intégrer dans des environnements très variés, de la gare urbaine au chemin de halage rural. Des concepteurs-fabricants français comme Altinnova conçoivent ces équipements depuis plus de vingt ans. Leur gamme de stations de services modulaires, combinant lavage, gonflage, réparation et fontaine à eau, équipe aussi bien des métropoles (Paris, Lyon, Nice) que des offices de tourisme en bordure de voie verte. L'approche d'éco-conception, avec une mesure systématique de l'impact environnemental sur tout le cycle de vie, s'inscrit dans la logique même des véloroutes et voies vertes : favoriser une mobilité plus durable. Le fait de pouvoir personnaliser le mobilier urbain vélo (coloris, matériaux bois-métal, signalétique) permet aussi aux collectivités de préserver l'identité paysagère de leurs itinéraires, un critère important sur les voies vertes traversant des sites patrimoniaux. Comment financer ces équipements ? Les collectivités disposent de plusieurs leviers pour équiper leurs véloroutes et voies vertes : Le Fonds vert finance des projets contribuant à la transition écologique, dont les aménagements cyclables et le mobilier urbain associé. Le programme AVELO3 (pour les derniers lauréats) de l'ADEME accompagne les collectivités dans le développement de leur politique cyclable, y compris l'installation d'équipements de stationnement et de services. Les contrats de plan État-Région et les fonds européens (FEDER) co financent régulièrement des projets d'itinéraires cyclables complets, équipements inclus. L'investissement unitaire pour une borne de réparation vélo ou une station de gonflage reste modeste comparé au coût d'un kilomètre de voie verte. Mais son impact sur l'usage et la satisfaction des cyclistes est disproportionné. Où installer ces équipements en priorité ? L'efficacité d'un déploiement dépend du choix des emplacements. Quelques principes : Gares et pôles d'échanges : c'est là que l'intermodalité vélo-transport en commun se joue. Un parking vélo sécurisé en gare peut lever le principal frein au vélotaf. Départs et arrivées d'itinéraires : le cycliste vérifie son matériel au départ, fait le bilan à l'arrivée. Une station de gonflage et réparation vélo y est toujours utilisée. Offices de tourisme et sites de visite : le cyclotouriste a besoin de stationner en confiance pour profiter d'une halte. Des arceaux vélos ou un abri vélo sécurisé suffisent à déclencher l'arrêt. Croisements d'itinéraires : les carrefours de véloroutes concentrent naturellement les flux. Un point de services y prend tout son sens. Aires de repos : sur les tronçons longs, une aire équipée (banc, point d'eau, station de gonflage) améliore sensiblement l'expérience. FAQ Un arceau vélo suffit-il pour le stationnement sur une voie verte ? Pour les arrêts de courte durée (pause, visite rapide), un arceau vélo bien conçu est adapté. Pour les étapes plus longues (nuitée, demi-journée), un abri vélo sécurisé ou une consigne vélo offre une meilleure protection contre le vol et les intempéries. Les stations de gonflage sont-elles compatibles avec tous les vélos ? Les stations de gonflage actuelles sont équipées de têtes universelles qui s'adaptent aux trois types de valves existantes : Presta (vélos de route), Schrader (VTT, VAE) et Dunlop (vélos de ville). Elles conviennent aussi aux fauteuils roulants et poussettes. Qu'est-ce que le label Accueil Vélo exige en matière d'équipement ? Le label Accueil Vélo impose au minimum un stationnement vélo sécurisé et un kit de réparation de base. Proposer une station de gonflage ou une borne de réparation vélo en libre-service constitue un atout supplémentaire pour la certification. Altinnova, spécialiste des équipements cyclables. Depuis plus de 20 ans, Altinnova conçoit et fabrique en France des équipements innovants dédiés aux cyclistes et aux aménagements cyclables : stations de gonflage, bornes de réparation, stations de services, abris et solutions de stationnement vélo. Partenaire et adhérent de l’AF3V, Altinnova s’engage pour le développement des aménagements cyclables et des services aux usagers. www.altinnova.com
Sophie POUILLY | le 14/09/2026
AMÉNAGEMENT
L’AF3V partenaire sans faille de la COP Bike Ride 31
La COP31 Bike Ride, ce sont des cyclistes du monde entier qui vont rejoindre Antalya en Turquie pour porter leur voix auprès des décideurs locaux et mondiaux lors de la 31e COP climat. Cette année, plusieurs bateaux sont partis d'Amérique du Sud jusqu'en différents points d'Europe de l'Ouest. On l’avait annoncé dans la Newsletter de mai. En France, plusieurs branches ont traversé l’hexagone, avec parmi les participants, membres de l’AF3V, qui ont parcouru des véloroutes existantes et même celles en projet. Le 18 juillet, la branche Ouest est partie de la Pointe du Raz, avec un groupe de 60 cyclistes emmené par Auréline et Éric, de Kernavélo, délégation départementale de l’AF3V en Finistère. Sur un parcours passant par Pont-l’Abbé et Quimper, ils ont été reçus à Lorient par le CLAAV (et Serge Philippe, notre délégué régional). La branche Ouest a rejoint ensuite Auray et Vannes (reçue par Vélomotive et Christian Lorent, notre délégué dans le Morbihan). Ce fut ensuite Guérande et St-Nazaire avec une traversée mémorable du pont de St-Nazaire sur une voie « privatisée », un accueil à Paimboeuf grâce à notre délégué en Loire-Atlantique, Hervé Guiguo, et une arrivée à Nantes où Auréline a passé le relais à Juliette et Éric (un autre…) qui a mené cette branche jusqu’à Chagny, point de rencontre avec la branche Nord. Départ de la Pointe du Raz Le 28 juillet, la branche du Nord, venue de Londres, est arrivée dans l'Oise ! L'association VélOOise, déléguée régionale AF3V Hauts-de-France et départementale de l'Oise l'a accueillie sur les villes de Pont-Sainte-Maxence et de Senlis. Les élu-es des deux villes ont invité les participants et se sont engagé.es sur trois des dix propositions "Cop Bike Ride". https://www.youtube.com/watch?v=LGCT51adddI&t=34s De Paris à Lyon, une branche a emprunté le tracé escompté de la Seine à Vélo amont (V33), et ce jusqu’à Dijon en passant par la source de la Seine, le 7 août 2026. Ce fut l'occasion de parler de ce projet aux élus et aux participants. Merci à Erick Marchandise de l'association CycloTransEurope, Martine et Christian Jacob, délégué départemental AF3V de l'Aube, pour leur aide. A Lyon et Villeurbanne, du 12 au 14 Août, des rencontres avec les élus et soirées festives ont marqué l’étape, avant de repartir par la Via Rhôna. En Savoie, Armand Portaz, notre délégué départemental et administrateur référent Intermodalité, a accompagné le groupe du 16 au 19 août, qui a marqué une halte remarquée au Bourget-du Lac, dont le Maire (Vice-président du Réseau Vélo et Marche) Nicolas Mercat, a signé une lettre d’intention qui sera remise avec d’autres, au Président de la COP 31 en novembre. Voir ci-contre, lors de la montée du col du Mont cénis avant de rejoindre Susa et la branche Sud dela Cop Bike ride En Occitanie, Joël Brich, délégué départemental AF3V de l’Aude, a accueilli les participants de la branche principale venant d’Espagne et ils ont suivi l’EuroVelo 8 jusqu’à Avignon, sous une chaleur écrasante. Ils ont été rejoints par les branches venant de Bordeaux et Bilbao sur le canal du Midi. Le groupe était majoritairement constitué d’espagnols. Les cyclistes ont ensuite parcouru un tracé réalisé par Alain Michel, délégué régional AF3V pour le Sud, vers Suse, où toutes les branches françaises se sont rejointes. De retour en images : Quelques images commentées de cette cop bike ride 2026 de passage en Savoie : https://photos.app.goo.gl/tvL5tdvjAzekYBHq7 Et quelques vidéos courtes  Entre le Bourget du Lac et Saint-Georges-d'Hurtières https://youtube.com/shorts/o6OvuERvpxU?is=TG5MMBxI-rioeGH3 Entre Saint Georges d'hurtieres et  Saint Michel de Maurienne  https://youtube.com/shorts/qsnG_JrTw48?is=fDOSDPkK7r5qtaAN Entre Saint Michel de Maurienne et Lanslebourg (Val Cenis) https://youtube.com/shorts/xCuyswd1A0s?is=HUTpzy5H0zf-MnbR Entre Lanslebourg et Susa https://youtube.com/shorts/TIsIFWTST_Q?is=k5doeNQa7aQAkuoY
Sophie POUILLY | le 01/09/2026
ACTU VÉLO
Voies vertes et petites lignes ferroviaires : Vers un dualisme vertueux
Pendant des décennies, la trajectoire semblait linéaire : une ligne ferroviaire secondaire non rentable était fermée, puis parfois convertie en voie verte. Mais face à l'urgence climatique et une sensibilité écologique inédite, le paradigme change. La demande citoyenne et politique pour des transports collectifs décarbonés a explosé, autant que le tourisme à vélo ou les mobilités actives. Les « petites lignes », autrefois jugées obsolètes, révèlent aujourd'hui un potentiel de réouverture massif pour désenclaver les territoires ruraux et périurbains. Entre la nécessité de revitaliser le rail et l'engouement pour le vélo, les emprises ferroviaires françaises se retrouvent au cœur d'une double ambition.  Comment concilier ces deux dynamiques ?   C’est ce que l’AF3V vous invite à découvrir lors de son colloque « Destination voie verte ? Penser la requalification des emprises ferroviaires » organisé le mardi 22 septembre 2026 à Toulouse.  On y parlera de potentiel et de réversibilité…  Le réseau des Lignes de Desserte Fine du Territoire représente environ 7 600 kilomètres, soit un quart du réseau ferré national. Longtemps promises à l'abandon ou à la transformation exclusive en voies vertes, ces lignes font face à un regain d'intérêt.  Dans son plan de 2025, la Fédération Nationales des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT) préconise de rouvrir près de 20 % de ce réseau en se basant notamment sur le potentiel de fréquentation (plus de 1000 voyageurs / jour). L’AF3V soutient globalement la réouverture de ces tronçons sélectionnés par l’association.    Le rapport du Cerema de 2020, quant à lui, posait déjà les bases d'une doctrine claire : l'aménagement d'une voie verte sur une ancienne ligne de train ne doit pas être un point de non-retour, mais une forme de « pré-aménagement » permettant de sanctuariser l’avenir du rail en gelant le foncier. Mais si la demande de transport collectif justifie une réouverture ferroviaire, la voie verte peut être déplacée ou transformée. Cette réversibilité offre une souplesse politique et technique inédite, transformant la voie verte en une réserve foncière active.   … de biodiversité et de patrimoine…  Au-delà de l'infrastructure pure, les emprises à l'abandon se transforment souvent en de riches friches ferroviaires, véritables réservoirs de biodiversité. La requalification en voie verte pose alors un paradoxe : comment aménager sans détruire cet écosystème spontané ?   Ce respect de l'existant s'étend au patrimoine bâti. Les gares, anciennes haltes et maisons de garde-barrière représentent une valeur mémorielle exceptionnelle. Le défi actuel consiste à redonner vie à ces lieux.   … et de cohabitation territoriale et technologique  Le rapport 2025 du Cerema insiste sur le passage d'une logique d'exclusion (« le train ou le vélo ») à une logique de complémentarité et de co-circulation, via par exemple l’aménagement de voies vertes en flanc de voie, cohabitation des deux modes sur une même emprise. En parallèle, les innovations technologiques rebattent les cartes : l'émergence de trains très légers et décarbonés permet de relancer des circulations ferrées moins lourdes, moins coûteuses et plus adaptées à un partage de l'espace avec les mobilités actives.   La requalification des emprises ferroviaires en France ne doit plus être synonyme de deuil du rail mais le laboratoire d'un aménagement du territoire résilient, capable d'évoluer au gré des besoins de mobilité, tout en protégeant le patrimoine et la nature.   Venez suivre les débats et les présentations de nos intervenants lors du colloque « Destination voie verte ? Penser la requalification des emprises ferroviaires », le mardi 22 septembre à Toulouse.  Ancienne voie ferrée dans le Tarn.
Sophie POUILLY | le 20/07/2026
AMÉNAGEMENT
Vaucluse/Drôme : retour sur la reconnaissance à vélo de la future véloroute de l'Ouvèze
Autour de la délégation AF3V Vaucluse et de la délégation régionale AF3V PACA, nous étions sept à prendre le départ, le samedi 30 mai, afin de reconnaître le tracé de la future véloroute de l'Ouvèze sur laquelle deux sections, de 9 km environ chacune, sont déjà aménagées en grande partie sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée Orange - Buis-les-Baronnies Au pied des Dentelles Nous commençons devant l'ancienne gare de Jonquières sur la Via Venaissia (véloroute qui relie les gares de Carpentras et d'Orange ainsi que la ViaRhôna). Un parcours dont le tracé bientôt jalonné, nous a été communiqué par le département de Vaucluse nous amène à Violès sur des chemins communaux très peu fréquentés offrant de belles vue sur le Ventoux et les Dentelles de Montmirail. Après Violès, excepté lors du beau passage à Gigondas sur le chemin de St-André  (Domaine viticole Gabriel Rey), l'itinéraire évolue totalement sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée  avec une jolie traversée de l'Ouvèze sur un pont ferroviaire. Les Côtes du Rhône Le tronçon suivant qui débute près du tennis de Sablet (panneau RIS relais / informations / services) est d'ores et déjà  mis en service avec un fléchage "Véloroute de l'Ouvèze". Il dispose de trois sections de voies vertes (en tout 3 km) aménagées sur l'emprise ferroviaire dans la Communauté de Communes Vaison-Ventoux (CCVV). Surprise: en passant au stade de Séguret, ce matin-là, la CCVV organisait, dans le cadre de Mai à Vélo, une fête du vélo proposant animations gratuites pour petits et grands, balades, stands, jeux et défis, et ... découverte de la véloroute de l’Ouvèze. L'occasion pour nous de rencontrer techniciens et élus engagés sur le projet. Nous déclinons l'invitation pour l'apéritif afin de poursuivre la balade entre collines, villages renommés et vignobles des Côtes-du-Rhône aux appellations connues. Après Violès, Gigondas, Sablet et Séguret, l'ancien chemin de fer poursuit son chemin sur des petites routes dans les vignes de Roaix avant d'entrer dans Vaison-la-Romaine sur des sections aménagées en CVCB (Chaucidou) suivies d'une voie verte (1,3 km environ) qui longe le jardin des 9 damoiselles, lieu où nous pique-niquons. Entre Vaucluse et Drôme Notre itinéraire, désormais sans jalonnement, traverse Vaison-la-Romaine. Après un arrêt près du pont romain (le seul ayant résisté à toutes les crues de l’Ouvèze, y compris celle de 1992), nous abordons une nouvelle traversée de l'Ouvèze. Ici, le Département de Vaucluse avec l'aide de l'Etat effectue des travaux sur l'ancien pont SNCF qui sera libéré de toute circulation motorisée pour accueillir la véloroute. Á la sortie de ce pont, une piste cylable, ceinturant le nouveau rond-point créé, puis longeant la RD938, a été aménagée. Elle donne accès à une route tranquille conduisant à l'ancienne gare de Crestet près de la Mairie. Le démarrage des travaux du deuxième tronçon de la véloroute entre Vaison-la-Romaine et Mollans-sur-Ouvèze, d’une longueur de 18 km environ est prévu pour fin 2026 avec une livraison pour 2027. Nous continuons sur l'emprise ferroviaire par des chemins caillouteux pour retrouver un parcours sur petites routes s'approchant des bords de l'Ouvèze sur la commune d'Entrechaux (court tunnel de 42 m). L'itinéraire entre dans le Département de la Drôme, quatre kilomètres avant d'arriver au coeur du beau village de Mollans-sur-Ouvèze et ses nombreuses fontaines. Cette commune, bien que sise dans la Drôme, fait néanmoins partie de la Comunauté de Communes Vaison Ventoux aux côtés de 17 communes situées en Vaucluse. Voir l'actualité sur le site de la CCVV Vers les Baronnies A Mollans, surnommée "porte des Baronnies", nous retrouvons un balisage avec panneaux "Véloroute de l'Ouvèze". L'ancien chemin de fer, en rive gauche de l'Ouvèze passe sous un pont sur le rebord duquel une chapelle a été jadis édifiée en encorbellement au dessus de la rivière. Nous nous attardons sur une aire de repos ombragée avant de poursuivre sur la voie réutilisée désormais par une route en sous bois appréciée par les familles en recherche de baignade. Le goudron disparaît bientôt au profit d'un tronçon gravillonné. Par un court raidillon nous atteignons, près de Pierrelongue, la passerelle himalayenne (piétons / vélos)  au-dessus de l’Ouvèze créée en 2024 suivie du tunnel de la Penne (305 m) et d'une voie verte au revêtement rugueux. Parallèlement à la RD5, le Département de la Drôme a aménagé quelques sections de voies vertes lisses protégées de la chaussée par des séparateurs en béton dont une équipée d'une passerelle sur le ravin des Aspirants. Après la ZA de Lapalun, une autre courte passerelle a été installée permettant d'emprunter une voie en impasse peu fréquentée qui longe la rivière. Sur des voiries urbaines calmes, l'itinéraire porté par la Communauté de communes Baronnies Drôme Provençale (CCBDP) et ses partenaires s'achève dans le centre de Buis-les-Baronnies, au pied du rocher Saint-Julien. Voir  l'actualité sur le site de la CCBDP Dimanche à l'arrivée, Olivier, délégué AF3V Drôme Sud, nous a rejoint pour le repas du soir sur la terrasse d'une brasserie proche du camping où certains d'entre nous, non-campeurs, ont pu réserver à la nuitée une tente toilée sur structure en bois. Nous rentrons le lendemain en empruntant le même tracé que la veille.  Il fait chaud : la baignade bat son plein sur les plages de galets de l'Ouvèze et il fait soif : un arrêt s'impose près de la mairie de Crestet au café vélo Le Club qui devrait attirer de nombreux cyclistes lorsque la continuité cyclable de 50 km environ sera possible entre Jonquières et Buis-les-Baronnies. Côté Vaucluse, la véloroute de l'Ouvèze représente un des itinéraires structurants du schéma vélo du Département. L'AF3V souhaite qu'elle soit prolongée vers le sud jusqu’à Sorgues, commune à la confluence du Rhône, et a testé le 31 janvier un parcours de 20 km entre Jonquières et Sorgues. Cette proposition de liaison qui pourrait se poursuivre "au fil de l'eau de l'Ouvèze" est jugée pertinente mais ce projet n'est pas encore d'actualité. Voir  l'actualité sur le site AF3V
Sophie POUILLY | le 10/07/2026
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AF3V

L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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