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AMÉNAGEMENT
Hauts-de-France / Somme : histoire de la voie verte "Traverse du Ponthieu"
L’histoire de Traverse du Ponthieu est tristement banale. Cette voie verte commence par une désaffection, celle d’une « petite ligne » de chemin de fer, construite à partir de 1869, reliant Béthune à Abbeville via Saint-Pol-sur-Ternoise et Auxi-Le-Château. Jugée non-rentable, elle est abandonnée par étapes. Les déclassements se succèdent, d’abord la section de Saint-Pol-sur-Ternoise à Frévent, puis en 1973, la section de Frévent à Auxi-le-Château. En 1994, le couperet tombe, la section d’Auxi-le-Château à Abbeville est à son tour fermée. La voie ferrée est démontée, fin de l’aventure ferroviaire.  Ce dernier tronçon, bien commun comme le reste de la liaison, va devenir au début des années 2000 une voie verte dite « Traverse du Ponthieu ». Les travaux seront réalisés par étapes, très irrégulièrement, sans schéma directeur précis. L’axe, que certains nomment dès le début à tort « sentier », est réservé aux cyclistes, aux piétons et aux cavaliers. Revêtement choisi ; Stabilisé. Les communes riveraines ont la charge de l’entretien de la voie verte. A cette époque les produits phytosanitaires sont encore abondamment utilisés, les bordures et la bande roulante de la Traverse sont traités deux à trois fois par an. C’est à ce prix que, sur certains territoires communaux, la voie verte reste tant bien que mal cyclable. Sur d’autres portions, elle est peu à peu envahie par la végétation et de fait les cyclistes les plus vulnérables en sont exclus de même que les rollers, les trottinettes, les poussettes et les personnes à mobilité réduite. Cette voie verte n’avait été ni pensée, ni aménagée pour le plus grand nombre, son usage devient donc, au fil du temps, confidentiel.  En 2018, le département rachète aux communes la Traverse et rapidement, ce dernier l’identifie comme un axe structurant allant même jusqu’à qualifier la partie comprise entre Saint-Riquier et Abbeville « d’utilitaire ». Donc utilisable par les cyclistes du quotidien. Le 23 juin 2020, l’assemblée départementale vote un plan de relance dont l’action onze a pour objectif de « développer l’usage du vélo et des mobilités durables ». Budget : 10, 13M d’euros. Lors de cette séance, les élus inscrivent la Traverse du Ponthieu parmi les quatre itinéraires à aménager en priorité. Deux premières tranches de travaux sont réalisées entre novembre 2021 (Saint-Riquier Neufmoulin) et juin 2022 (Abbeville intramuros). Cependant le département doit faire face à une opposition frontale d’un comité de riverains qui s’opposent à la « bitumisation » et à la « bétonisation » de la Traverse. Les travaux sont stoppés au grand dam des utilisateurs de la voie verte ; Cyclistes quotidiens, cyclistes vulnérables, personnes à mobilité réduite et autres usagers. L’AF3V envoie un courrier de soutien au président du conseil départemental dans lequel l’association réaffirme sa préconisation du choix de l’enrobé plutôt que celui du stabilisé et insiste sur l’aspect inclusif et social que doit revêtir le nouvel aménagement. Le conseil départemental, par la voix de M. Hubert De Jenlis accueille très favorablement ce soutien et convie désormais l’AF3V à la concertation. Une partie du comité de riverains a depuis rallié l’option présentée par le département après avoir obtenu un certain nombre de garanties, notamment au sujet de prétendus abattages d’arbres. M. De Jenlis s’est engagé par ailleurs à mettre en place un comité de pilotage qui devra évaluer régulièrement le bon fonctionnement du nouveau dispositif.  Les travaux ont repris à la mi-novembre entre Abbeville et Caours. Souhaitons qu’ils soient achevés pour la journée mondiale du vélo en juin 2023. L’AF3V continuera à soutenir et à encourager la création d’une véritable voie verte écologique, utilisable par tous, par tous les temps d’Abbeville à Auxi-le-Château. Le mot de notre délégué départemental de la Somme Laurent LOPEZ SZARFSZTEJN Président du Mouvement de Défense de la Bicyclette de 1996 à 1999, puis collégialement de 1999 à 2003, j’avais raccroché les crampons après avoir vécu la période si enthousiasmante du lancement du premier plan vélo à Paris. La vie associative était devenue trop énergivore pour moi, puis il faut savoir passer la main.  Habitant aujourd’hui Gapennes, petit village situé à 14km d’Abbeville et à 4.5km de Saint-Riquier, j’emprunte la Traverse du Ponthieu depuis 2005. Je me souviens même l’avoir prise en mars de la même année après une grosse chute de neige. Autant dire que je la connais comme ma poche. De jour, de nuit, avec ou sans carriole, je sais éviter toutes les embûches que l’on rencontre le long de son parcours. En juin 2021, la première tranche de travaux entre Saint-Riquier et Neufmoulin a été achevée, j’ai sauté de joie. Trop beau, trop pratique, trop confortable. Enfin, le bon sens l’emportait ; nous allions pouvoir rallier Abbeville facilement pour aller faire des courses, aller au cinéma, aller prendre le train, ou tout simplement pour aller se balader jusqu’à la mer. La joie s’est vite transformée en désespoir quand les travaux ont été interrompus. J’ai découvert qu’il y avait des opposants à ce type d’aménagements. Abbeville, ses cinq zones commerciales, ses hectares de parking pour voitures, sa « shopping valley », ses paysages modifiés pour et par la voiture sans que personne ne se soulève. Et voici que des travaux de rénovation d’une voie verte déclenche une bronca ! Contre l’artificialisation des sols, contre le bitume, contre le béton, contre, contre, contre… Et les travaux sont stoppés. Le sentiment d’injustice a été trop grand pour que je reste dans mon coin à ruminer. J’ai donc décidé de décrocher les crampons pour essayer de défendre la cause du vélo en milieu rural, là où la voiture est une drogue dure !
Sophie POUILLY | le 22/11/2022
ACTU VÉLO
Montpellier-Métropole : 8,5 km de voie ferrée désaffectée.
Belle initiative portée par Montpellier-Métropole : réaliser des pistes cyclables sur une ancienne voie ferrée d’intérêt local entre Sain-Jean-de-Védas et Fabrègues, deux communes en périphérie de Montpellier. En effet la ligne de chemin de fer Montpellier – Paulhan, exploitée pendant plus de 100 ans, mais inutilisée depuis 1970, va être pour partie transformée en voie verte. Crédit photo : Ville et Métropole de Montpellier Ce vendredi avait lieu l’inauguration du lancement du chantier. Opération éminemment intéressante et inédite mérite d’être connue largement. En effet la dépose (impressionnante) des rails en acier et le retraitement des traverses bois usagées sont entièrement financées par le recyclage des rails. Crédit :Ville et Métropole de Montpellier Crédit :Ville et Métropole de Montpellier Les aménagements prévus vont permettre de réaliser en grande partie 2 vélolignes inscrites au plan vélo de la Métropole (Montpellier La Condamine – Saint Jean de Védas et Montpellier 8 mai 1945 – Fabrègues). Ils permettront de desservir un collège, un lycée, deux cliniques, différentes zones d’emplois et plusieurs communes. Par ailleurs ils permettront d’offrir une alternative efficace à l’utilisation de la voiture lors des entrées pendulaires en provenance de l’ouest de la Métropole. A savoir : c’est grâce à une convention avec SNCF Réseau que la collectivité peut réutiliser cette ancienne voie ferrée afin de réaliser une infrastructure à destination des modes actifs. Bravo à eux et vivement l’inauguration !
Sophie POUILLY | le 21/11/2022
ACTU VÉLO
Bourgogne - Franche-Comté/Doubs : Inauguration d'un tronçon de l'EuroVelo 6 au pays de Montbéliard
Entre Colombier-Fontaine et Dampierre-sur-le-Doubs, la côte d’Etouvans est désormais gommée de l'itinéraire à vélo Nantes-Budapest. En effet, un nouveau tronçon au fil de l'eau, longeant le canal du Rhône au Rhin et le Doubs, aménagé ce printemps et mis en service dès le mois de juillet, vient d'être inauguré (12/11/2022) par la présidente du Conseil Départemental du Doubs, accompagnée du préfet du Doubs, du vice-président du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, délégué au tourisme, et du président de Pays de Montbéliard Agglomération. Ce sont 3,5 km de voie verte qui ont ainsi été créés, avec un bel ouvrage en encorbellement en accompagnement de la rivière au droit du franchissement d'une écluse. Le revêtement est en partie en béton bitumineux, et sur 800 m, au niveau d'une zone de captage des eaux, en enrobé clair sans liant hydrocarboné. Les travaux auront coûté près de 2,6 M d’€, avec un financement réparti comme suit : Département 1,5 M d’€, Région 254 000 €, État 538 000 € Europe 293 000 €. Cet aménagement est une bonne nouvelle, qui va pouvoir faciliter les déplacements à vélo, tant pour les cyclo voyageurs, de plus en plus nombreux, que pour les vélo tafeurs, dont on voudrait voir augmenter le nombre. Voilà 3,5 km d'une voie modes doux sécurisée qui ne pourront que les encourager !
Sophie POUILLY | le 21/11/2022
ACTU VÉLO
Occitanie/Gard : Etat des lieux des déplacements doux
De notre délégué départemental du Gard, Jean-Louis Mantes - Association Croco Vélo Le réseau se développe autour de nous et offre de nouvelles perspectives à venir de la part de maîtres d’ouvrage comme les communes (Remoulins par exemple), les communautés de communes (Beaucaire Terre d’Argence...), les agglomérations (Nîmes métropole…), les départements (le Gard…)  En même temps, ce mille-feuille administratif fait apparaître de nouvelles inflexions dans les priorités, soutenues ou pas par la région Occitanie.  La ville de Remoulins  C’est l’une des petites communes les plus actives dans l’élaboration en cours d’un plan de déplacements qui peut se heurter aux habitudes de certains automobilistes et où nous tentons d’augmenter la part des déplacements doux avec en ligne de mire la continuité à Lafoux de l’axe Beaucaire / Uzès, la traversée du Gardon et l’ancrage du pôle multimodal avec le retour du train. LA CARTE  Les communautés de communes Beaucaire Terre d’Argence et Cèze / Cévennes  La première s’est investie aux côtés du département dans la réalisation de la ViaRhôna entre Beaucaire et Bellegarde et s’apprête à agir de même dans le cadre de la deuxième branche de cet itinéraire entre Beaucaire et Fourques.   LA CARTE. On attend aussi son implication dans la Via Domitia (voir plus loin).   Dans le cadre de la restructuration de l’ilot Aillaud à Beaucaire des propositions ont été faites, auprès de la communauté de communes notamment par l’Association « Uzège-Pont-du-Gard durable » afin de mettre au service des cyclistes une partie de cet espace situé à proximité immédiate de la ViaRhôna.  Nîmes-Métropole  Un nouvel élan est constaté depuis la rencontre entre son Président et l’AF3V lors de l’inauguration de la boucle des garrigues où un plan vélo a été dévoilé. Nous disposons d’interlocuteurs techniques et touristiques avec lesquels les projets de dévoilent et s’amendent. Ainsi, outre la continuité cycliste sur les nouvelles voies des trambus qui posent encore problème, de nouveaux projets se dessinent, en lien pour certains avec le département afin de voir prochainement le jour :  La piste cyclable Nîmes / Bouillargues en bordure de la D 6113 : LA CARTE  La voie verte du Vistre de la Fontaine et du Vistre de Nîmes à Aubord : LA CARTE  Serait-ce la fin du projet Cap Costières / La Bastide ?  La voie verte ou piste cyclable  de Caveirac à Nîmes en prolongement de la Vaunage : LA CARTE  Le projet d’une Via Domitia entre Beaucaire / Bellegarde et Uchaud suit son chemin pavé de bonnes intentions…  Le département du Gard  Outre une partie des projets ci-dessus évoqués, nous voyons que le département infléchit sa politique de voies vertes « pleine nature » pour s’orienter vers des pistes cyclables en bordure de routes fréquentées notamment en appui de Nîmes-Métropole et au bénéfice de subventions régionales qui ne ciblent pas les aménagements sur voie partagée.  Une actualisation du schéma vélo sous forme de l’élaboration d’un schéma des mobilités, n’a fait l’objet que d’une présentation des techniciens aux associations cyclistes en juin 2022 et est restée sans suite connue à ce jour.  Le Triangle Anduze / Quissac / Cardet et Saint Hippolyte-du-Fort / Ganges  L’ouest du département du Gard va être incessamment pourvu d’un réseau important et continu de voies vertes avec l’achèvement prochain du Triangle Anduze / Quissac / Cardet (23 km). LA CARTE  La jonction entre la voie verte Sumène / Ganges et celle qui mène à Quissac par Saint-Hippolyte-du-Fort sur 12 km soit 32 kilomètres en continu sera aussi effective dans quelque mois.  LA CARTE.  Et d’autres encore, comme :  La liaison de Lunel à la mer  Cet itinéraire a été récemment recartographié (LA CARTE) et fait l’objet désormais d’un DESCRIPTIF où vous pourrez déposer avis et photos.  Il subsiste néanmoins de nombreuses difficultés que nos associations locales ou nationales ne sont pas encore parvenues à résoudre par le dialogue :  Le passage « SANOFI » de la ViaRhona à Aramon  Deux kilomètres de ViaRhona achevés depuis plusieurs années ne sont toujours pas en service. Le passage sous la D 402 (culée ouest du pont d’Aramon) est entravé par un ouvrage à déplacer. Une voie provisoire pas totalement satisfaisante en termes de viabilité assure le lien. L ’AF3V et l’association locale ont obtenu rendez-vous avec le directeur de l’Usine SANOFI impliquée. LA CARTE  La traversée du site du Pont-du-Gard et Lafoux  Nos relations avec l’établissement public de coopération culturelle ont connu des hauts et des bas depuis près de 10 ans mais la continuité de la traversée de la voie verte Uzès / Beaucaire n’est toujours pas assurée de manière satisfaisante. LA CARTE.  J’en oublie, mais je compte sur vous pour me signaler tout ce qui évolue autour de nous  Si ce n’est déjà fait rejoignez nos associations locales ou nationales pour faire avancer plus vite ces aménagements, en concertation avec les maîtres d’ouvrage. 
Sophie POUILLY | le 21/11/2022
ACTU VÉLO
GRAND-EST/Aube : Encore des actions pour la Seine-a-Vélo
Notre délégué départemental, Christian Jacob, porte avec quelques adhérents aubois de l'AF3V, un projet fort intéressant. Il s’agit de chercher les possibilités de raccorder la ville de Romilly à la véloroute V33 qui passe à 4 km de cette ville sans la desservir. Or Romilly est, après Troyes, la deuxième ville de l'Aube par sa population, c’est un pôle d'emploi important (comprenant une industrie du cycle). Enfin, Romilly dispose d’une gare SNCF bien desservie sur la ligne Paris – Troyes, avec des trains qui acceptent de transporter les cyclistes avec leur vélo. Rappelons que la Véloroute V 33, doit relier Troyes au Havre et à Deauville en passant par Paris. Dans les départements de l’Aube et de la Marne, elle est entièrement réalisée entre Troyes et Crancey. Le prolongement de Crancey à Nogent-sur-Marne entrera bientôt dans la phase travaux. L’Association Française des Véloroutes et Voies Vertes (AF3V) se félicite de la qualité de cette réalisation, qui rencontre un vif succès auprès des cyclotouristes. Mais, en même temps, elle regrette que, dans sa configuration actuelle, la V33 ne contribue pas à la pratique quotidienne du déplacement à vélo dans Romilly. Elle regrette aussi que la V33 ne soit pas raccordée à la gare de Romilly. Notre délégué a élaboré un ensemble de propositions de terrain, très précises, que les collectivités locales et départementales pourraient prendre en considération pour réaliser ce projet. Consulter le programme.
Sophie POUILLY | le 21/11/2022
ACTU VÉLO
Bretagne/Ille-et-Vilaine : Traversée du barrage de Rance dangereuse pour les cyclistes
En Ille et Vilaine, notre délégué Jean-Pierre Rousseau accompagné de son association « A Vélo Malo » et de « Dinard Emeraude à vélo » a lancé une action visant à permettre aux vélos la traversée du barrage de la Rance de façon sécuritaire. En théorie, les cyclistes pourraient traverser l’estuaire de la Rance en bateau (il y a ou il y avait une navette entre Dinard et St Malo) mais, comme le rappelle J-P Rousseau, il s’agit d’un itinéraire européen qui sert aussi pour le vélo du quotidien. Les cyclistes doivent pouvoir emprunter la voie routière du barrage sur la Rance (d’où l’on profite de paysages magnifiques) sans risquer leur vie. La réponse des autorités est pour le moment peu satisfaisante, en dépit des apparences. Elles proposent l’abandon de l’aménagement de la route qui passe sur le barrage, aménagement qui prendrait en compte les cyclistes d’une part, les randonneurs et piétons d’autre part. A sa place on construirait une passerelle pour les piétons et les cyclistes. A Vélo Malo et Dinard Emeraude à vélo dénoncent ce projet : une passerelle, si tant est qu’il y ait accord et autorisation pour la construire, ne pourrait être réalisée rapidement, or il y a urgence à sécuriser la route du barrage où un cycliste a trouvé la mort en 2021. Par ailleurs, la sécurisation de la route afin de la rendre accessible aux cyclistes était déjà en 2015 le choix des élus du département. On ne s’explique donc pas ce changement de projet où le mieux semble l’ennemi du bien. Voir article de presse Ouest France : https://www.ouest-france.fr/bretagne/dinard-35800/barrage-de-la-rance/saint-malo-franchir-le-barrage-de-la-rance-a-velo-et-en-securite-c-est-pour-quand-661ebf14-3e3f-11ec-8764-2050936eeb37
Sophie POUILLY | le 21/11/2022
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