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ACTU VÉLO
Revêtements : l’AF3V et FNE veulent rouler ensemble
Enrobé ou stabilisé ? En matière d’aménagements cyclables, la nature des revêtements pose question et jette parfois le trouble au sein du milieu militant environnementaliste. Aujourd’hui, l’AF3V et France Nature Environnement (FNE) veulent dépasser ces points de désaccord, en construisant une position commune sur le sujet. Focus sur une prometteuse initiative inter associative.  Plus attractifs, plus propres, plus durables : les revêtements en enrobé sont les seuls qui permettraient de développer l’usage des véloroutes voies vertes pour les déplacements du quotidien. L’enjeu est considérable : si elle était plus pratiquée, la petite reine pourrait devenir une redoutable arme de lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant, dans les associations environnementales, beaucoup de naturalistes s’interrogent encore sur l’emploi de l’enrobé, au nom de la préservation de la biodiversité. Cette réticence militante « historique » pourrait prochainement être dépassée. Au-delà de leurs divergences, naturalistes et promoteurs des mobilités durables partagent en effet une conviction profonde : celle que les luttes contre le réchauffement climatique et pour la préservation de la biodiversité doivent être menées de front. Partant de ce constat, l’AF3V et FNE ont décidé d’unir leurs forces, afin de construire une position commune sur le sujet. Une démarche commune pour faire bouger les lignes auprès des décideurs En octobre et en novembre, des groupes de travail ont réuni une dizaine de spécialistes issus des deux associations, avec pour objectif de représenter toutes les sensibilités sur le sujet. Pour Geneviève Laferrère de FNE « ces groupes ont permis d’expérimenter, et d’étudier de manière dépassionnée et rigoureuse les positions des uns et des autres ». Les premières conclusions de ces rencontres ont été très encourageantes. Elles devraient prochainement aboutir à une vision partagée des bonnes pratiques en matière d’aménagement des Véloroutes Voies Vertes. Geneviève Laferrère l’affirme : « cette démarche devrait aider à faire bouger les lignes du côté des aménageurs ». Et elles sont nombreuses, ces lignes ! Aujourd’hui, il est techniquement possible de réaliser des enrobés « froids », qui émettent moins de gaz à effets de serre. On peut aussi utiliser des liants végétaux ou colorés, pour une meilleure intégration dans les paysages. Encore faut-il que les industriels et autres porteurs de projets d’aménagements s’emparent de ces questions. Pour Julien Dubois, président de l’AF3V, la démarche engagée avec F.N.E va dans le bon sens : « en nous exprimant d’une seule voix, nous nous donnons davantage les moyens de nous faire entendre. » Cerise sur le gâteau : si tout se déroule comme prévu, cette démarche commune pourrait conduire à une charte destinée aux décideurs, co-signée par les deux associations.   
Sophie POUILLY | le 30/11/2020
EN RÉGION
Plein phares sur notre relais local de la Loire.
À Saint-Etienne, le correspondant du relais local est Thierry Gaubert. Le site de son association, que je vous présente aujourd'hui, se nomme OCIVELO. Le président de l'association Ocivélo, Florent Missemer, peut être fier de son site internet, aussi clair et lisible que les meilleurs. Première qualité, il est bien à jour et l'on s'y montre très réactif par rapport à la 2ème vague de covid.Seconde qualité, il met en valeur ce qui fait l'originalité d'Ocivélo. J'ai relevé, en plus des partenaires classiques que sont l'AF3V, la FUB, Rue de l'Avenir et L'Heureux Cyclage, Enercoop, un fournisseur français d'électricité d'origine renouvelable. Et c'est Enercoop qui fournit le courant des locaux d'Ocivélo. Ocivélo est une association dont les membres cotisent selon leur désir et leurs moyens car il n'y a pas de tarif imposé. On peut aussi consulter une rubrique "Comment participer", autre façon de faire vivre l'association.L'atelier d'auto-réparation et la vélo-école sont bien présents. Plus rare : Ocivélo dispose dans un quartier de Saint-Etienne d'un garage à vélo qui est mis à disposition des membres de l'association… un avantage fort appréciable. Enfin, ce que je n'ai vu dans aucune autre association, et que présente fort bien son site, c'est le vélo pédagogique conçu par un jeune (Alban Provenat) dans le cadre de son service civique. Imaginez une grosse malle en bois, aisément transportable là où on devra expliquer comment fonctionne un vélo. À l'intérieur de la malle, le vélo démonté se présente sous la forme la plus astucieuse qui soit parce que chaque élément, cadre, pédalier etc est d'une couleur différente. Ceux qui veulent comprendre comment est fait un vélo en ont un à disposition, que l'on peut monter puis démonter à volonté. J'ai consulté avec intérêt et plaisir ce site qui n'oublie pas d'être humoristique. Pour preuve, allez-voir vous-même ocivelo.fr et vous ne tarderez pas à dénicher une magnifique Statue de la Liberté qui brandit au-dessus de sa tête… un vélo !
Sophie POUILLY | le 30/11/2020
ACTU VÉLO
Plein d’idées pour mettre la France en selle à l’occasion des futurs déconfinements
Assurant naturellement le respect de la distanciation et non polluant, le vélo est plus que jamais un «geste barrière» à ne pas négliger pour améliorer la qualité de l’air, limiter la pandémie et surtout faciliter le (ou les) déconfinement(s) à venir. Les acteurs du vélo proposent unanimement des pistes d’actions concrètes pour permettre au panel le plus large possible de citoyens d’accéder à la solution vélo. La pandémie nous a collectivement fait prendre conscience des carences de notre politique de prévention santé. Or, il n’y a pas de meilleure prévention primaire qu’une activité physique quotidienne, comme la pratique régulière du vélo. Et les coûts de santé évités par ces nouvelles pratiques dégageront de vraies marges de manoeuvre financières… ALORS COMMENT FAIRE, CONCRÈTEMENT ? Pour commencer, il faut pouvoir circuler à vélo en toute sécurité. Nous demandons à l’Etat de sécuriser le financement de la pérennisation promise des aménagements de transition, dites “coronapistes”, en abondant le fonds vélo de 100 millions d’euros supplémentaires dès 2021. Par ailleurs, nous proposons de financer la conversion cyclable de «territoires pilotes» dans toute la France : au moins une ville moyenne par Région et un territoire rural par département. En effet, si le vélo se développe très rapidement dans les métropoles, le potentiel est loin d’être atteint dans les villes moyennes et au-delà. A terme, chaque territoire doit pouvoir se reconnaître dans un de ces projets pilotes, afin de réaliser que quand on y met les moyens, nos concitoyens adoptent massivement le vélo. Une fois la pandémie passée, il faudra panser les crises économique et surtout sociale. La vente et la réparation de vélos sont sources de création d’emplois locaux durables et non délocalisables. Le potentiel se compte en milliers. Alors que ce dispositif rencontre un succès tant inattendu qu’impressionnant, nous proposons de reconduire pour 2021 le «Coup de Pouce Vélo» de 50 euros qui permet de réparer son vieux biclou. Ce dernier a déjà permis de créer plus de 500 postes, tout en donnant du pouvoir d’achat et du pouvoir de mobilité à près d’un million de personnes. Le dispositif incarne concrètement le concept souvent incompris d’économie circulaire, car il favorise la réparation et le ré-emploi. De nombreux emplois industriels ont été détruits par la crise, nous proposons donc d’investir massivement dans l’innovation vélo afin de réconcilier progrès et sobriété: vélomobiles, vélo-taxi, vélos-cargo, vélos en fibre de carbone, toutes ces bicyclettes à haute valeur ajoutée n’attendent que les talents de salariés d’industries sinistrées par le covid. Par ailleurs, pour soutenir l’ensemble des salariés dans leur changement de mobilité, donnons les moyens aux employeurs d’installer du stationnement vélo sécurisé. Nous proposons le lancement d’un équivalent du programme «Alvéole» pour co-financer de telles infrastructures.Enfin, comme la jeunesse est notre avenir, il nous paraît indispensable de massifier immédiatement le déploiement du programme «savoir rouler à vélo». Apprendre à se déplacer à vélo en ville en école primaire pour savoir pédaler en autonomie vers les collèges : ainsi émergera une véritable «génération vélo». Nous ferons de la bicyclette une évidence à vie pour les déplacements courts et moyens. Télécharger la tribune
Sophie POUILLY | le 24/11/2020
ACTU VÉLO
Vélo promenade à Larmor-plage en Bretagne
Larmor-plage est une commune située près de Lorient, en Bretagne sud.  Les rendez-vous de vélo promenade  ont commencé au printemps 2015. Il s’agissait de proposer aux personnes intéressées de parcourir le magnifique territoire de bord de mer de Larmor-plage et  au-delà dans le pays Lorientais à vélo type VTC ou VTT. Une quinzaine de personnes ont roulé la première fois sur les  rues tranquilles, voies de quartiers, voies vertes, pistes et bandes cyclables, chaussées à voie centrale banalisées, zones de rencontre, zone 30, double sens cyclable, chemins en bon état, encadrées par trois cyclistes aguerris. Depuis, entre quinze et 30 cyclistes - autant d’hommes que de femmes - participent régulièrement à ces sorties sur des circuits différents chaque mercredi. C'est une initiative qui est quasiment unique dans l'Ouest.  La méthode employée est la suivante : conception du circuit au moyen d’outils tels Garmin, Openrunner, edp.parcours, strava. Les distances recherchées sont de 26 km et 39 km correspondants à deux groupes de niveau différentSoin de l’accueil des participantsenvoi de ces parcours à chaque membre de la vélo promenade deux jours avantrendez-vous tous les mercredi matin (de mars à octobre) ou après-midi (entre novembre et février) devant un local en bord de mer, toute l’année. Sorties de trois heures maximumle groupe est guidé par une personne d’expérience  qui connaît parfaitement le circuit. Une autre personne reste à l’arrière du groupe et prévient en cas de problèmele respect des piétons et PMR et la sécurité sont une priorité. Chacun est invité  à respecter le code de la route. Les PMR et piétons sont prioritaires, nous les saluons ou les remercions à notre passagela majorité des personnes porte un coupe-vent jaune fluo qui améliore leur visibilité, donc leur sécurité. La plupart des personnes porte un casqueles sorties sont couvertes par une assurance au moyen d’une convention pré accueil  signée pour dix sorties  auprès de la Fédération Française de cyclotourisme (FFVélo). Près de 200 sorties depuis 2015. Impression générale : On constate un vrai plaisir de rouler à vélo, moins d’appréhension de rouler dans la circulation, plus d’assurance au fil des sorties.  Quelques défauts de continuité cyclable et de barrières inappropriées ou obsolètes, d’entretien des voies. Les voies vertes ne sont pas toutes aux normes souhaitables
Sophie POUILLY | le 17/11/2020
AMÉNAGEMENT
Région SUD – Provence-Alpes-Côte d'Azur : la véloroute de la Durance.
Inscrite dans le Schéma régional des Véloroutes qui compte neuf itinéraires, la V862 reliera Le Monêtier-les-Bains (au nord de Briançon) à Avignon, sur environ 438 km. Réalisée dans la vallée de la Durance, cet itinéraire concerne quatre départements (Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Bouches-du-Rhône et Vaucluse). Entre Gap (05) et Jouques (13), elle partagera son tracé sur environ 190 km, avec la véloroute nationale V 64 Grenoble – Marseille. Plusieurs connexions et superpositions d'itinéraires seront établies avec l'EuroVelo 8 et le parcours « Autour du Luberon à vélo ». La V862 se raccordera à la ViaRhôna (EuroVelo 17) près de la confluence avec le Rhône à Avignon.  Véloroute cherche nom fédérateur Val de Durance, La Durance à vélo, Via Durancia ou encore La Vallée de la Durance à vélo sont les noms proposés par la Région qui a lancé une étude d’identité et un schéma de signalisation, portés respectivement par le SMAVD (Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance) et le Département des Hautes-Alpes, en partenariat avec l’association Mobil’idées, délégation départementale de l'AF3V dans les Hautes-Alpes. Deux concertations ont déjà été initiées par la Région, associant les départements concernés, le SMAVD et l'AF3V. L’AF3V, a prévu de sensibiliser les élus et les techniciens à la nécessité d’aménager cet itinéraire régional à l'occasion de rencontres organisées lors de la randonnée militante « Plus Belle La Voie ». La manifestation, qui devait regrouper une cinquantaine de participants, a dû être annulée en 2020 mais devrait pouvoir, espérons-le, être reprogrammée pour juin 2021. Au fil de l'eau et des rails La V862 commence dans la vallée de la Guisane pour rejoindre, à Briançon, la Durance qui prend ses sources à quelques kilomètres de là, vers 2 390 mètres d'altitude. La véloroute poursuit ensuite son chemin dans la haute vallée de la Durance en suivant la rivière - la plus longue de Provence-  comparable à un torrent jusqu'à Embrun. Dans ce milieu montagneux, plusieurs déclivités importantes sont inévitables.  Avant d'atteindre Gap, l'itinéraire domine la retenue de Serre-Ponçon, réservoir d'eau permettant l'irrigation en aval du barrage. Entre Gap et Manosque, le débit de la rivière s'affaiblit et, en moyenne Durance, la V862 suit, sur des parcours nettement moins accidentés, le vaste lit de galets de la rivière traversant vergers et plaine agricole. Entre Manosque et le défilé de Mirabeau, le tracé devrait se superposer à l'EuroVelo 8 qui fait une incursion dans le Var où elle franchit le Verdon. Le cours de la rivière s'infléchit désormais vers l'ouest : c'est  la basse Durance caractérisée par des influences méditerranéennes. La V862 côtoie les ripisylves feuillues et les petits canaux d'irrigation avec de belles perspectives sur les massifs du Luberon et des Alpilles avant d'atteindre le Rhône à Avignon (altitude 20 mètres). Depuis les citadelles alpines jusqu'au palais des Papes en passant par les pénitents des Mées et l'abbaye de Sénanque, la véloroute traversera des sites historiques remarquables et des paysages uniques offrant une très grande biodiversité, mais aussi plusieurs agglomérations régionales répondant ainsi aux exigences des déplacements quotidiens. Bon nombre de  gares ferroviaires sont réparties sur le parcours dont plusieurs dans la haute Durance offrant ainsi une solution alternative afin d'assurer la continuité pour tous. La Région étudie aussi un service service car + vélo en vue de développer l'intermodalité. Des réalisations … et des projets A Briançon, la Via Guisane commence à prendre forme avec des réalisations sur la voie douce.  La traversée des Hautes-Alpes se fera, sur un itinéraire provisoire mais  continu  avec la mise en place prochaine d'un balisage sur voies secondaires peu fréquentées. Dans les Bouches-du-Rhône, un premier tronçon Mallemort – La Roque d'Anthéron de 12 km de « La Durance à vélo » avec aménagement de points d'intérêt et de détente, a été réalisé par le SMAVD  en partenariat avec le Département des Bouches-du-Rhône. Un prolongement de quelques kilomètres est en cours de travaux. L'objectif étant de réaliser, d'ici 2025, un linéaire de 130 km à 160 km ( avec 80% en site propre) au plus près de la rivière que ce soit en rive gauche ou droite.  Après Mallemort, l'itinéraire suivra une section de la véloroute « Autour du Luberon à vélo » jusqu'à Cavaillon puis sera jalonné dans les deux départements Vaucluse et Bouches-du-Rhône. Dans ce dernier, l'itinéraire empruntera une voie verte qui sera bientôt aménagée par le CD 13 sur une ancienne voie ferrée. Après un dernier franchissement de la Durance sur le pont de Rognonas, pour  lequel le collectif CollPassPont  réclame un passage sécurisé pour les modes actifs, la V862 atteindra le centre d'Avignon par  les Chemins de la Confluence. Aujourd'hui, seulement quelques sections de l’itinéraire sont réalisées et il en reste beaucoup à aménager. Pourtant son potentiel pour le territoire régional est exceptionnel et il est nécessaire de parvenir rapidement à un cheminement continu afin de pouvoir commencer la promotion. Alain MICHEL, délégué régional AF3V SUD – Provence-Alpes-Côte d'Azur
Sophie POUILLY | le 17/11/2020
AMÉNAGEMENT
La Véloroute du Piémont Pyrénéen (V81) enfin ouverte en Hautes-Pyrénées entre Tarbes et Tibiran-Jaunac (76 km)
La véloroute du  Piémont  Pyrénéen (V81) reliera l’Océan Atlantique à la Méditerranée sur plus de 600 km (610km) en passant par  Bayonne -où elle sera connectée à l’eurovéloroute Vélodyssée (EV1) qui longe l’Océan Atlantique-, Pau, Lourdes, Tarbes, Lannemezan, Boussens, Saint-Girons, Foix, Mirepoix, Chalabre, Rivesaltes, Le Barcarès- où elle sera connectée à l’eurovéloroute Méditerranéenne (EV 8) qui longe la mer méditerranée-.   Depuis plusieurs années de grands tronçons de la V81, souvent en site propre, sont ouverts par les 6 départements traversés (total des parties ouvertes : plus de 400km 70%), à l’exception des Hautes-Pyrénées. Cela change. En 2020, le Département des Hautes-Pyrénées a ouvert 76 km de la V81 entre Tarbes-Séméac et Tibiran-Jaunac, limite avec la Haute-Garonne, près de St-Bertrand-de-Comminges. C’est un « itinéraire partagé » en totalité sur routes peu fréquentées, avec pose de panneaux de signalisation, mais il a été ouvert sans travaux pour sécuriser les parties difficiles (traversées ou tronçons circulés). Heureusement des améliorations de sécurité sont annoncées. Le parcours étant ouest-est, il doit monter sur le plateau de Lannemezan et traverser ensuite ses reliefs très vallonnés. Ces parties transversales franchissent des crêtes et des vallées et présentent des montées -et descentes ! - assez fortes (bien supérieures à 3%). Mais les paysages sont variés et beaux, on a souvent des perspectives grandioses, « scéniques », sur les Pyrénées. La dernière partie dans la vallée de la Neste offre aussi des vues belles en premier plan sur les massifs des Baronnies, et toujours sur les Pyrénées : on est vraiment sur la Véloroute du Piémont ! En faisant 1 km en Haute-Garonne on arrive au pied de St-Bertrand-de-Comminges, site magnifique, où l’on peut continuer sur le « Parcours cyclable de la Garonne », appelé en 2020 « Trans Garona ». Le site de l’AF3V décrit toutes les parties ouvertes, et la V81 en Hautes-Pyrénées en 2 tronçons : = 1- De Tarbes à Lannemezan - 52km : https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/914-v81-veloroute-du-piemont-pyreneen-de-tarbes-a-lannemezan/ = 2- De Lannemezan à Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne) - 24km : https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/915-v81-veloroute-du-piemont-pyreneen-de-lannemezan-a-saint-bertand-de-comminges/ Voir suite en Haute-Garonne : https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/108-veloroute-de-la-garonne-de-chaum-a-valentine/ Taux de réalisation par département au 31-12-2020 : Pyrénées Atlantiques : 140km/160km (88%) Hautes-Pyrénées : 76km/110km 69%  (100% prévu pour 2021) Haute-Garonne : 63km/68km (93%) Ariège : 79km/135km 59%Aude : 59km/68km (87%) Pyrénées Orientales : 16km/67km (24%)
Sophie POUILLY | le 16/11/2020
AMÉNAGEMENT
La V85 avance entre Montauban et St-Sulpice-la-Pointe: une voie verte continue Bressols-Villemur-sur-Tarn-Bessières (33km)
Une voie verte de qualité a été créée sur l’emprise d’une ancienne voie ferrée sur la rive gauche du Tarn, entre Bressols, à 4 km de Montauban et Bessières, à 10kms de Saint-Sulpice-la-Pointe.  15 km sont dans le département du Tarn-et-Garonne (l’aménageur), et 18 km sont dans le département de la Haute-Garonne qui en est l’aménageur avec la Communauté de Communes Val’Aïgo. Des travaux récents (2019) ont permis de réaliser la continuité de l’itinéraire en reliant des voies vertes plus anciennes (Voie Verte Bressols-Orgueil en Tarn-et-Garonne, et voie verte de l’Arrière Pays Toulousain entre Villemur-sut-Tarn et La Magdelaine en Haute-Garonne). Les habitants et les touristes itinérants disposent d’une voie verte continue de 33 km, bien sécurisée (sauf deux traversées dangereuses). C’est un agréable parcours au milieu des champs, prairies et vergers de la vallée. Cette voie verte constitue un tronçon de la véloroute Vallée du Tarn-Causses-sud Cévennes (V85), même si, à ce jour, aucun panneau ne l’indique : absence de jalonnement et du logo V85. Il manque la jonction directe et sécurisée entre Bressols et Montauban et le canal de Montech (4 km), et la jonction entre Bessières et Buzet-sur-Tarn et St-Sulpice-la-Pointe (10 km), qui favoriseraient les usages pour le vélo du quotidien. Côté Montauban c’est à l’étude, mais, hélas, la Haute-Garonne utilise -travaux en 2020- l’ancienne voie ferrée entre Bessières et Buzet-sur-Tarn pour réaliser une déviation routière, sans rien aménager en contrepartie pour la V85 ! Visitez cette voie verte, accessible en trains aux deux extrémités, et envoyez vos témoignages pour valoriser la voie verte. Voir sur le site AF3V: https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/575-v85-veloroute-vallee-du-tarn-causses-sud-cevennes-de-montauban-a-saint-sulpice-la-pointe-voie-verte-bressols-villemur-sur-tarn-bessieres/
Sophie POUILLY | le 16/11/2020
VÉLO EXPRESS
[INTERVIEW] "Le digital ? Un terrain d'action militante qu'on ne peut plus négliger !"
Ils sont issus du monde associatif, du secteur public, de l’entreprenariat. Leurs points communs : porter un projet à impact positif… et le faire en s’appuyant sur une vision inspirante de la communication digitale. Chaque mois, la Maison 6 donnera la parole à l’un d’entre eux ! Pour ouvrir le bal, nous avons rencontré Julien Dubois, client fidèle de la Maison 6 et président de l’Association Française pour le Développement des Véloroutes et Voies Vertes, ou AF3V.   Bonjour Julien Dubois ! Pouvez-vous nous présenter ce qu’est l’AF3V et ce qu’elle défend ? Julien Dubois : L’AF3V est une association d’usagers, qui œuvre au développement d'un réseau continu et sécurisé de Véloroutes et Voies Vertes (VVV) en France. Pour les territoires comme pour leurs habitants, les enjeux sont importants. D’abord, parce que ces voies sont essentielles à l’expansion du tourisme vert et du vélo de loisirs. Mais il y a un autre enjeu, tout aussi fort, autour de l’inclusion sociale. A l’AF3V, nous défendons l’idée que les véloroutes et voies vertes sont aussi un moyen rapide et efficace de se déplacer au quotidien…  et qu’elles peuvent aider beaucoup de personnes en situation de précarité à rompre leur isolement. C’est particulièrement vrai pour celles et ceux qui résident dans des territoires ruraux ou périurbains souvent mal desservis par les transports en commun. A quel(s) public(s) vous adressez-vous ? Julien Dubois : Avec 600 adhérents et 50 délégations locales, notre champ d’action est national. Quant à nos publics, on pourrait les regrouper en trois grandes catégories.  Notre projet Vélo expresS, lancé tout récemment, s’adresse aux personnes précaires et isolées. Pour les aider à s’emparer du réseau des véloroutes et voies vertes, nous leur proposons des ateliers de remise en selle et des itinéraires sur mesure, élaborés au plus près de leurs besoins.  Sur notre site internet, récemment refait à neuf, nous éditons aussi une carte interactive très complète du réseau, qui intéresse principalement les cyclistes de loisir et les cyclotouristes. Enfin, notre action suppose aussi de sensibiliser les aménageurs et les collectivités publiques, qui portent les projets de nouveaux aménagements ou de restauration de voies existantes. Notre objectif, c’est qu’ils prennent en compte dès le début toute la diversité des usages des VVV, et qu’ils aient conscience du formidable potentiel d'inclusion sociale de ces aménagements. Quels sont les enjeux de la communication digitale pour une association comme la vôtre ? Julien Dubois : Un enjeu de visibilité, en premier lieu ! Nous utilisons le digital pour faire connaître nos actions, pour mieux mobiliser nos adhérents et nos sympathisants et pour que ce que nous défendons aie davantage de poids aux yeux des décideurs publics. Bien évidemment, pour que tout ça ait du sens, il faut du fond, du concret, et des actions de terrain. Mais le digital est un terrain de l’action militante que l’on ne peut plus se permettre de négliger aujourd’hui. Dans le même temps, s’emparer de ce sujet est particulièrement complexe pour une organisation comme la nôtre. Notre équipe, composée de deux salariées et de bénévoles, n’a pas toutes les compétences pour répondre à nos besoins, et c’est normal. Avec la refonte de notre site Internet, nous nous sommes rendus compte que nous ne pouvions pas tout faire, ni tout gérer nous-mêmes. C’est une problématique partagée par beaucoup d’associations : la conviction qu’il faut y aller, et un gros manque de moyens qui nous retient. C’est un peu l’histoire du serpent digital… qui se mord la queue ! Pouvez-vous revenir sur cette refonte de votre site Internet ? Comment avez-vous travaillé là-dessus ? Aujourd’hui, diriez vous que vous êtes satisfait du résultat ? Julien Dubois : La refonte de notre site Internet, nous l’avons travaillée dans deux directions. D’abord, via une partie « site vitrine » destinée à valoriser l’activité de notre association et à montrer son dynamisme. L’autre grand volet a été celui de la carte interactive. En mettant à disposition cet outil, nous sommes dans l’activité de service. Nous rendons un service concret aux internautes qui nous visitent… et manifestement, nous répondons à une vraie demande : même avant de le retravailler, notre site enregistrait 800 000 visiteurs uniques par an, ce qui est un très beau résultat. Cette carte, c’est un outil très attractif. Notre souci est de ne pas nous y perdre en tant qu’association, et que notre dimension militante reste bien visible. S’il fallait faire un petit bilan, je dirais que la nouvelle version de notre site est plus ergonomique et que nous sommes mieux référencés sur google. Notre banque de données géographique est également bien mieux sécurisée. Mais il reste du travail ! Nous devons notamment encore affiner notre politique d’animation, de gestion du site au quotidien… et transformer beaucoup plus de nos visiteurs en adhérents pour prendre encore de l’envergure ! www.lamaison6.fr
Elisabeth GERSON | le 02/11/2020
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L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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