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3V-La Lettre : édito du mois de février
Entre deux ministres, entre deux portes… « Il nous a été annoncé que notre subvention diminuerait cette année 2024. Foin de l’inflation, foin de l’augmentation de notre activité, foin de la voix des usagers des véloroutes et des voies vertes.« C’est le jeu… » m’a-t-on répondu quand j’ai fait part de mon étonnement. Mais de quel jeu s’agit-il donc ? de celui qui consiste à mettre en danger l’équilibre financier de la seule association qui, depuis 25 ans, défend les usagers, toujours plus nombreux, des véloroutes et des voies vertes ? De celui qui consiste à la contraindre à licencier, ou ne pas renouveler un contrat ? Nous employons deux salariées sans lesquelles l’AF3V ne pourrait pas continuer durablement son activité.   Notre question, Monsieur le Ministre, est pourquoi, pour quelle raison une telle décision ? Des contraintes budgétaires m’a-t-on avancé. Mais des contraintes budgétaires nous en avons aussi notre part. Notre activité en faveur de la promotion des mobilités actives a-t-elle diminué en 2024 ? Notre participation aux différentes concertations avec votre ministère, Monsieur le Ministre, avec les différentes collectivités territoriales, avec les multiples instances de concertation, comités de pilotage et autres, est-elle en baisse ? Nous ne le pensons pas. L’AF3V compte parmi les acteurs clés du développement des mobilités actives. Nous tenons notre bilan à votre disposition.   Vouloir faire de la France la première destination du tourisme à vélo à l’horizon 2030, en diminuant l’aide à la seule association nationale d’usagers des véloroutes et voies vertes, est plus que surprenant, Monsieur le Ministre. Que ce soit le festival européen du voyage à vélo que nous coorganisons à Lyon les 9 et 10 mars, ou encore le 20ème anniversaire de la Fête des Voies Vertes en septembre, que nous fédérons, nous faisons plus que participer à la promotion d’un slow tourisme local, mettant en avant bien des destinations de nos Régions. Est-ce qu’en décernant le label 3V-Belle Voie aux plus belles voies vertes de nos territoires, nous n’œuvrons pas en faveur du même objectif ? »C’est donc pour défendre notre association, notre plan d’actions pour 2024, nos propositions pour développer un réseau ambitieux de véloroutes et de voies vertes que nous allons solliciter une rencontre avec Monsieur Patrice Vergriete, ministre des Transports, notre ministre de tutelle.  Extrait de la lettre ouverte qui sera adressée au Ministre.Pierre HémonPrésident AF3V
Sophie VERDELLET | le 19/02/2024
ACTU VÉLO
Comment accélérer le développement du vélo et des voies vertes en zones rurales ?
La LOM (Loi d'Orientation des Mobilités) avait fixé l'objectif d'atteindre les 9 % de part modale du vélo en 2024. Nous n'y serons pas ! Prochain objectif : viser les 12 % pour 2030… Si la pratique du vélo se développe dans les centres urbains, elle tarde à se frayer un chemin à la campagne et dans les zones peu denses. Pour ce faire, des initiatives sont tentées un peu partout en France. Le département de la Manche et sa volonté d'extraire du réseau routier les petites routes fait partie de ces expérimentations qui sont observées à la loupe. Dans un précédent article, l'AF3V avait cité cette possibilité pour accélérer le maillage du territoire : Aménagements cyclables et ZAN (Zéro Artificialisation Nette) sont-ils compatibles ? | AF3V L'association précisait également que les voies vertes étaient rarement créées ex-nihilo et que la France disposait d'un réseau de chemins ruraux et d'exploitation déjà artificialisés sur lequel on pouvait s'appuyer pour mailler le territoire. C'est d'ailleurs la logique que suit la métropole Caen La Mer. CP_Caen-la-mer-13 km de nouveaux chemins ruraux.pdf (caenlamer.fr) L'agence de design, Vraiment Vraiment, a publié il y a quelques jours un article très détaillé sur le sujet du vélo en zones peu denses. Cet article s'accompagne d'une carte réalisée sur Open Street Map, comptabilisant un million de kilomètres de chemins en France. Le vélo, la campagne et le quotidien : trouple impossible ? - Autrement Autrement .L'idée principale qui se dégage est que l'on peut effectivement, à partir du réseau de chemins existants, s'intéresser à ceux qui ont un potentiel cyclable. Extraire les petites routes du réseau routier et aménager ces chemins à potentiel cyclable, ceux qui relient les villages et les hameaux entre eux, au plus court et facile, serait une solution rapide, écologique et économique à mettre en œuvre. L'objectif fixé pour 2030 dans le Plan Vélo & Marche 2023-2027 est d'atteindre les 100 000 km d'aménagements cyclables. Rappelons qu'aujourd'hui la France comptabilise 17 000 km de pistes et de voies vertes confondues... 23100_DP-Plan-velo-2023.pdf (ecologie.gouv.fr)
Sophie POUILLY | le 11/02/2024
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La Seine à vélo : Une nouvelle aire de service inaugurée à Elbeuf (76)
Elbeuf est la première ville de la Métropole Rouen Normandie à proposer une aire de service high-tech sur La Seine à Vélo Installée depuis l'automne, l'aire de services destinées aux cyclistes empruntant La Seine à Vélo a été inaugurée il y a quelques jours, sur le Champ de Foire. On y trouve des arceaux sous abri pour un arrêt-minute, des tables de pique-nique dont une abritée sous une ombrière recouverte de panneaux photovoltaïques, une borne de réparation en libre-service, des toilettes et une consigne vélo sécurisée et connectée de 6 places. Il s'agit de la première aire de ce type. Quatre autres vont suivre le long des 110 km de berges qui traversent la métropole rouennaise. Les travaux relatifs aux 68 km d'itinéraire non encore réalisés sont prévus pour les prochains mois, le tronçon Rouen-Elbeuf étant le premier programmé ( La Seine à vélo : la Métropole Rouen Normandie lance la concertation | AF3V ) En savoir plus : Seine à Vélo : une aire d'arrêt à Elbeuf pour les usagers | Métropole Rouen Normandie (metropole-rouen-normandie.fr) Elbeuf : deux inaugurations sur le champ de foire | Le Journal d'Elbeuf (actu.fr) [En images]. Seine à vélo : une nouvelle aire pour les cyclotouristes à Elbeuf (tendanceouest.com) Abris Vélos Sécurisés et Connectés – La Ruche à Vélos (larucheavelos.fr) Équipements pour aménagements cyclables - Altinnova
Sophie POUILLY | le 10/02/2024
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3V-La Lettre : Edito du mois de Janvier
Fréquentation cyclable en 2023 : des chiffres inquiétants, des initiatives encourageantes   Nos amis de Vélo & Territoires viennent de publier (huitième bulletin) un bilan provisoire de la fréquentation vélo en 2023. Il faudra bien sûr attendre les résultats consolidés pour en tirer des conclusions plus approfondies. Mais d’ores et déjà des tendances apparaissent. Tout d’abord une augmentation de 5% du niveau global sur l’année. Mis en regard avec l’objectif d’atteindre 12% de part modale pour le vélo en 2030, on peut néanmoins parler de quasi-stagnation. En effet si nous regardons dans le rétroviseur (oui il y en a sur les vélos) le « Plan Vélo » annoncé le 14 septembre 2018 à Angers par la ministre de l’époque (Madame Elisabeth Borne), on a une sensation de sur-place. En effet ce plan proposait 25 mesures pour passer de 3 à 9% de part modale vélo à l’horizon 2024. Si la définition même de l’horizon est qu’il recule sans cesse, force est de constater que nous sommes loin des 9% ! Force est de constater que nous stagnons autour de 3%, ce qui est rien moins qu’inquiétant disons-le tout net. A regarder encore les chiffres de fréquentation, il est visible que l’augmentation constatée ne concerne que le milieu urbain. Aussi bien en milieu péri-urbain qu’en rural, l’augmentation (si l’on peut dire) est de 0%. Décevant vraiment !   Et pourtant en milieu rural nombre d’initiatives voient le jour. Certaines collectivités délaissent la religion du « tout voiture » et ses dépenses exorbitantes (une raison pragmatique) et commencent à laisser de l’espace pour des aménagements cyclables, en empiétant même sur « l’espace voiture » ! Même la question de la vitesse, de sa réduction, se pose à nouveau : un quasi-changement de paradigme ! En fait, certaines collectivités locales s’aperçoivent que les distances parcourues sur leurs territoires ne sont pas plus importantes qu’en ville, et qu’elles pourraient se faire à vélo, mais que la sécurité fait souvent défaut. Elles constatent aussi, en ces temps de « vaches maigres » que l’entretien des 700 000 km de réseau routier communal et des 380 000 km de réseau départemental coûte excessivement cher. Voilà sans doute pourquoi tant de projets de voies vertes, d’aménagements cyclables, de plans de circulation voient le jour.   Certains départements, à l’instar de la Manche, réfléchissent à réserver une (petite) partie du réseau routier aux modes actifs et aux riverains. S’il est un peu rapide, voire abusif d’appeler cela des voies vertes, ces initiatives sont à suivre et à encourager. C’est ce que font localement les délégués de l’AF3V... Qu’ils en soient ici remerciés. Pierre Hémon, Président
Sophie VERDELLET | le 26/01/2024
ACTU VÉLO
RandoCamping : Le site pour préparer vos itinérances
Réalisé par notre délégué départemental du Loiret, Brunaud Devillard Aujourd’hui lorsqu’on souhaite préparer une randonnée itinérante de plusieurs jours, il faut chercher sur de nombreux sites internet de possibles solutions d’hébergements.A vélo, et encore plus à pied, les possibilités d’hébergements dictent la longueur des étapes.  Et sauf à bivouaquer (ce qui n’est pas toujours possible), on est obligé de caler ses étapes sur les hébergements existants. Lorsqu’on part à vélo, on ne sait pas toujours si ce jour-là on fera 60 ou 80 km. Cela peut dépendre du temps, des rencontres, des visites. Dans ces conditions, ce qui est important, c’est d’avoir une liste des hébergements où on est susceptible de pouvoir s’arrêter. Et décider si l’on improvise au jour le jour ou si l’on anticipe, par exemple la veille, ces arrêts. Sauf qu’il n’y a pas d’applications ou de sites dédiés à la recherche d’hébergements destinés aux randonneurs. Il existe bien sûr de multiples sites par itinéraire (Véloroutes, GR, chemins de Compostelle, …) ou par pratique (camping-cars, vans, …) mais Il faut à chaque nouveau projet de randonnée, préparer sa rando et surfer entre les informations des sites dédiés, des offices de tourisme ou des résultats de recherche des navigateurs. Ou alors poster des questions sur divers forums ou groupes sur les réseaux sociaux pour connaitre les fameux « bons plans ». Pour répondre à ce besoin, Brunaud Devillard, délégué de l’AF3V du Loiret,  adepte de la randonnée et du voyage à vélo depuis de nombreuses années a développé le site RandoCamping. RandoCamping, ce site, basé sur les données de la plateforme DataTourisme, recense et classifie les hébergements suivants : Campings, en distinguant les :Campings non classifiésCampings  1, 2 ou 3 étoiles Campings  4 ou 5 étoiles Campings à la Ferme Aires naturelles de camping Campings Naturistes Auberges de Jeunesse & Centres Internationaux de Séjour Gîtes d’étape et refuges Aires de Bivouac (officielles et autorisées) 3 sur-filtres, spécifiques à la randonnée permettent de filtrer encore un peu plus les données : Emplacements tentes.  Seuls les hébergements (campings, campings à la ferme, aires naturelles de camping, gîtes d’étapes) disposant d’emplacements nus permettant de planter une tente sont affichés. Ouvert toute l’année. Seuls les hébergements ouverts toute l’année sont affichés. Label Accueil Vélo. Affichage des hébergements labellisés « Accueil vélo » Sur la carte, sauf si ils ne sont pas filtrés,  tous les hébergements apparaissent sous la forme d’une icône spécifique à sa catégorie. Un clic sur l’icône ouvre une fenêtre avec les informations relatives à l’hébergement (Nom, Description, Photo, N° de téléphone, Email, Site Internet, Source de la donnée, carte de situation …).Cette description se veut synthétique et ne se substitue pas aux informations du site de l’hébergement. L’utilisateur, qu’il soit randonneur ou hébergeur, peut gratuitement faire une demande d’ajout ou de modification concernant un hébergement. L’utilisateur peut aussi signaler la disparition ou la fermeture d’un hébergement. Les demandes font l’objet d’une modération. Les hébergements sont ajoutés, modifiés ou supprimés après validation. Une demande peut être refusée si elle ne correspond pas à la finalité du site. L’objectif du site RandoCamping est d’aider le randonneur à préparer sa randonnée. L’utilisateur peut donc faire une recherche d’hébergement à proximité d’un itinéraire ou de lieux. Recherche d’hébergements à proximité d’un itinéraire : L’utilisateur charge la trace GPX de son itinéraire et spécifie une distance d’éloignement maximum de l’hébergement (entre 2 et 20 km).Le site fournit alors une présélection d’hébergements qui sont mis en valeur sur la carte. Hébergements que l’utilisateur peut ensuite sélectionner sur la carte ou dans le tableau. Une fois la liste des hébergements choisis, l’utilisateur peut simplement : Enregistrer sur le site sa sélection d’hébergements sous la forme d’un lien de partage. Télécharger sous la forme d’un fichier PDF la liste des hébergements avec toutes les informations les concernant. Fichier qu’il peut embarquer sur son smartphone. Télécharger sous la forme d’un fichier GPX la liste des hébergements avec leur position sous la forme de points d’intérêt et avec toutes les informations les concernant. ModuleTrain Le site dispose d’un module Train, qui permet de visualiser sur la carte les lignes de train voyageurs et les gares de France. Un clic sur un marqueur gare sur la carte, ouvre sur la gauche de la carte, le descriptif de la gare. Il fournit : Des renseignements sur l’accessibilité des quais de la gare avec un vélo non démonté. La possibilité pour les utilisateurs de compléter le descriptif de l’accessibilité vélo non démonté pour les gares qui ne seraient pas (encore) renseignées. Un lien direct vers la page de la SNCF qui fournit l’heure des prochains départs et des prochaines arrivées depuis cette gare mais également l’état des ascenseurs. Un lien direct vers la page du site TER régional de la gare, si des TER s’arrêtent dans cette gare. Un lien vers le site SNCF Connect pour les gares TGV et/ou Intercité Un lien vers la carte Google centrée sur la gare. L’affichage sur la carte des gares accessibles directement (sans correspondance) depuis cette gare que ce soit en TER, Transilien, Intercité, et TGV. Une carte de situation détaillée (zoom plus élevé) des environs de la gare. La page "Aide" comporte des vidéos d'explications, dont une pour expliquer comment utiliser le module "train" Liens de partage L’utilisateur a la possibilité d’enregistrer, sous la forme de liens de partage, des cartes spécifiques avec le fond-de-carte,  les types d’hébergements, les itinéraires et les gares qu’il souhaite mais également partager une sélection d’hébergements. Site ou application ? Il s’agit avant tout d’un site dans la mesure où un grand écran est préférable pour voir l’ensemble des hébergements référencés sur la carte.Reste que le site fonctionne également sur un smartphone ou une tablette, et qu’il peut par exemple au cours du voyage, si on dispose du réseau 4G, permettre de lire les informations concernant un hébergement.Enfin il est possible de se géolocaliser sur la carte pour voir les hébergements et/ou les gares situées à proximité. A vos contributions ! L’objectif est maintenant de faire connaître le site. Plus il y aura de contributions utilisateur et hébergeurs pour enrichir la base des hébergements et plus le site sera utile et utilisé.Les randonneurs connaissent les hébergements qui leur conviennent le mieux. A eux donc, de faire la promotion des hébergements soucieux de les accueillir correctement en les référençant sur le site RandoCamping... Alors à vos clics !
Sophie POUILLY | le 10/01/2024
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Manche : routes départementales déclassées en voies vertes, un atout ?
Communiquée de presse du 30 novembre 2023 Depuis plusieurs jours, le département de la Manche a lancé une expérimentation dans la région de Coutances où des petites routes départementales ont été déclassées et requalifiées en voies vertes. L’Association Française pour le développement des Véloroutes et des Voies vertes – AF3V – réagit à cette expérimentation qui vise à développer de la pratique du vélo dans les zones rurales. Grandes absentes du sujet « vélo » pendant de longues années, les zones rurales sont aujourd’hui au centre des préoccupations de certaines collectivités notamment le département de la Manche qui montre par cette expérimentation sa volonté de faire progresser la pratique du vélo dans ses campagnes. L’AF3V soutient le département et approuve également la volonté d’extraire du réseau routier des routes à faible trafic pour les dédier aux modes de déplacement actifs, afin de créer un réseau cyclable. Source : Manche. Quand les routes départementales deviennent des voies vertes (tendanceouest.com) - Sur l'ancienne RD484 à Dragey-Ronthon, des collégiens ont pu circuler à vélo en toute sécurité, mardi 28 novembre. En revanche, l’AF3V s’inquiète de la dénomination « voie verte » employée pour qualifier ce type de route déclassée. En effet, « comment expliquer que sous une seule et même appellation coexistent deux types de voies différentes ? L’une réservée à tous les modes non-motorisés (article R110-2 du code de la route) et l’autre ouverte aux modes motorisés (en utilisant le décret du 22 avril 2022, article R-411-3-2) » se questionne Christelle CUBAUD, vice-présidente de l’AF3V, avant de poursuivre « en tant qu’association représentant les usagers des véloroutes et des voies vertes, nous alertons sur le risque de dévoiement du concept même de voie verte ». Par commodité, par facilité ou par défaut, le décret de 2022 peut être utilisé pour requalifier n’importe quelle route, alors qu’il n’a pas été pensé dans ce but. Christelle CUBAUD précise : « Le département de la Manche s’est inspiré du modèle des « green lanes » de Jersey, dont l’équivalent n’existe pas ailleurs. Nous avons besoin de créer en France l’équivalent de ces voies jersiaises pour répondre aux besoins des collectivités. » Quelle dénomination proposer à ce nouveau type de voie réservée au trafic de desserte, à vitesse limitée, au trafic limité, avec priorité aux modes de déplacement actifs ? Toujours selon Christelle CUBAUD « elles pourraient être dénommées voie partagée apaisée ou voie à circulation apaisée. Ou encore chaussée à trafic limité ». L’association est ouverte à la discussion avec les pouvoirs publics et les autres associations pour trouver la meilleure dénomination possible à ces nouvelles voies. Retrouvez le dossier complet sur ce sujet sur le site de l’AF3V :Des départementales déclassées et requalifiées en voies vertes dans la Manche | AF3V Télécharger le communiqué de presse Contact presse : Christelle Cubaud -ccubaud@af3v.org - 06 01 87 96 28
Sophie POUILLY | le 30/11/2023
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Assurer la sécurité des cycliste en milieu rural : La FUB publie ses recommandations
Source : https://www.fub.fr/fub/actualites/assurer-securite-cyclistes-milieu-rural-fub-publie-ses-recommandations Dans sa nouvelle note, la FUB propose d’explorer ses propositions pour développer la pratique du vélo en milieu rural en toute sécurité. Fruit d’un an de travail, elle développe des recommandations pragmatiques, efficaces et sobres à destination des collectivités locales. Une publication utile pour agir vite face à l’urgence de sécuriser les déplacements des cyclistes d’aujourd’hui et de demain. Peu d’aménagements cyclables ont été développés hors agglomération, facteur qui contribue largement à décourager la pratique du vélo du quotidien. 82% des habitants en milieu rural trouvent ainsi que, pour les enfants et les personnes âgées, circuler à vélo est dangereux. C’est partant de ce constat que la FUB a choisi d’investir les sujets de mobilité à vélo en milieu rural. Elle s’est appuyée sur un groupe de travail composé exclusivement de personnes circulant à vélo au quotidien hors des agglomérations. Les travaux de ce groupe ont été complétés par les retours utiles d’élus de petites collectivités rurales. L’objectif de la note ? Donner l’envie et permettre aux collectivités locales de devenir des territoires où il est possible et agréable de se déplacer à vélo. Mairies, intercommunalités, départements : chacune des échelles à un rôle à jouer pour sécuriser les circulations sur les voiries « hors agglomération ». Découvrez la note de position de la FUB "Assurer la sécurité des cyclistes en milieu rural" en cliquant ici ! La sobriété foncière et financière comme principe d’action Les solutions que préconisent la FUB à travers cette note font de la sobriété un principe d’action. Anticipant les contraintes et enjeux liés au foncier à travers notamment le dispositif Zéro Artificialisation Nette (ZAN), c’est une toute nouvelle approche que la FUB propose aux collectivités d’explorer. Plus qu’une approche par l’infrastructure, la FUB recommande une approche par les usages. Vitesse de circulation, volume de trafic, filtres modaux, signalétique : les outils d’aménagement existent pour agir rapidement pour la sécurité des cyclistes et donner envie aux moins téméraires d’effectuer tout ou partie de leurs déplacements à vélo. Deux principes cardinaux guident l’orientation de cette note de position : Le premier : redonner de la place aux usagers du vélo en utilisant le plan de circulation, une approche qui permet de définir, pour chaque mode de déplacement (véhicules motorisés/transports en commun, vélos, piétons), des axes principaux, secondaires et de desserte. Le plan de circulation poursuit ainsi deux objectifs : redonner de la place aux usagers du vélo sur les routes et canaliser le trafic motorisé sur des axes dédiés. Deuxième idée forte : la réutilisation de la voirie existante en adaptant les règles de circulation pour le vélo (marquage vélo, signalétique). Sobre et peu coûteuse, cette solution offre à la collectivité la possibilité de valoriser du même coup son territoire et ses paysages en mobilisant les petites routes, chemins ruraux ou voies désaffectées.  Parce qu’il est temps d’étendre la pratique du vélo du quotidien au-delà du centre des grandes agglomérations et qu’il est possible de faire des trajets à vélo des trajets d’exception en milieu rural, saisissez-vous des recommandations de la FUB !
Sophie POUILLY | le 23/11/2023
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Des routes départementales déclassées et requalifiées en voies vertes
Expérimentation dans la Manche  Le département de la Manche lance une expérimentation sur des petites routes départementales qu’elle va déclasser et requalifier en voies vertes. La première voie requalifiée est la D535, sur la commune de Saint-Sauveur-Villages, au nord de Coutances à partir du 10 novembre, sur laquelle la fréquentation est estimée à environ 200 véhicules/jour.  Dans la Manche, des petites routes départementales seront bientôt réservées aux vélos et aux piétons - France Bleu  Une seconde route sera requalifiée le 28 novembre sur la commune de Dragey-Ronthon, entre Granville et Avranches :  Manche : une départementale près du Mont-Saint-Michel transformée en voie verte (francetvinfo.fr Manche : Quand les routes départementales devienne des voies vertes CP du Départemental : Requalification d'un RD en voie verte L’exemple de Jersey  Le département de la Manche déclare s’inspirer des “green lanes” mises en place à Jersey. Sur cette île anglo-normande visible depuis la côte, un véritable réseau de “green lanes”, que l’on pourrait traduire par rues ou routes vertes, s’est constitué depuis 1994. Disposant d’une législation propre, ces “green lanes” donnent la priorité aux piétons, cyclistes et cavaliers sur les véhicules motorisés et sont repérables grâce à un panneau spécifique. La vitesse maximale a été fixée à 15 miles/h, soit 24 km/h, ce qui correspond à la vitesse maximale autorisée des vélos à assistance électrique. Certaines “green lanes” étant devenues au fil du temps des raccourcis pour éviter les embouteillages, un amendement a été voté en juillet 2020 pour que les seuls riverains puissent emprunter ces voies et éliminer le trafic de transit.   Cars to be banned from country lanes except for 'essential' travel | Bailiwick Express Jersey  Quand on regarde le code de la route jersiais et plus particulièrement ce qui concerne les cyclistes, on s’aperçoit qu’il existe :   L'équivalent de nos bandes cyclables obligatoires ou conseillées (mandatory or advisory cycle lanes); c’est-à-dire un espace réservé aux cycles, sans séparateur physique, marqué au sol par une ligne blanche (continue pour les bandes obligatoires, pointillée pour les bandes conseillées) et un pictogramme “vélo”. Les véhicules motorisés ne peuvent emprunter les bandes obligatoires, mais peuvent manœuvrer sur les bandes conseillées si nécessaire.   L'équivalent de nos pistes cyclables (segregated use); c’est-à-dire une piste réservée à la circulation des cycles, séparée à l’aide d’une barrière physique.  L'équivalent de nos voies vertes ; c’est-à-dire des itinéraires réservés à tous les modes non motorisés (multi use),   Des cheminements mixtes piétons-cyclistes séparés des véhicules motorisés (shared use path); cyclistes et piétons peuvent être séparés ou non, à l’aide d’une ligne blanche ou tout autre dispositif.   Et les “green lanes”, petites rues/routes dont la vitesse est limitée à 24 km/h et sur lesquelles les véhicules motorisés doivent laisser la priorité aux piétons, cyclistes et cavaliers en tout temps :  Cycling routes and journey planning (gov.je)  Il n’existe actuellement pas d’équivalent à ces “green lanes” ni en France ni au Royaume Uni. Un cabinet d’études britannique, à la demande du gouvernement de Jersey, qui ambitionne de remettre en selle ses habitants pour les trajets du quotidien, s’est penché sur cet exemple. Selon eux, le sentiment de sécurité est bien plus fort sur ces “green lanes” que sur les “quiet lanes” (que l’on pourrait traduire par rues tranquilles et qui sont d’ailleurs appelées “ruettes tranquilles” sur l’île voisine de Guernesey) qui sont des chaussées à faible trafic (moins de 1 000 véhicules/jour) sans autre réglementation particulière et qui n’ont pas non plus d’équivalent chez nous.  https://pja.co.uk/blog/what-does-jersey-have-that-we-dont/ Le concept des voies vertes et des vélorues  Revenons donc en France. La Manche mais aussi le Calvados veut prendre exemple sur l’ile voisine de Jersey et requalifier certaines départementales en “voies vertes”. Mais qu’est-ce qu’une voie verte en France ? L’article R110-2 du Code de la Route la définit ainsi :   “Route exclusivement réservée à la circulation des véhicules non motorisés à l'exception des engins de déplacement personnel motorisés, des cyclomobiles légers, des piétons et des cavaliers. Par dérogation, les véhicules motorisés mentionnés à l'article R. 411-3-2 peuvent également être autorisés à y circuler dans les conditions prévues au même article” (Article R110-2 - Code de la route - Légifrance (legifrance.gouv.fr))  Cet article a été modifié par décret le 22 avril 2022 via l’article R411-3-2 qui précise :   “Les règles de circulation définies à l'article R. 110-2 sont rendues applicables par arrêté de l'autorité détentrice du pouvoir de police. Dans les conditions qu'elle détermine, les véhicules motorisés utilisés par une catégorie d'usagers qu'elle définit, ou par les titulaires d'une autorisation individuelle qu'elle délivre, peuvent, par dérogation, être autorisés à circuler pour accéder aux terrains riverains, sous réserve de respecter la vitesse maximale autorisée qu'elle fixe et qui ne peut excéder 30 km/ h.” (Article R411-3-2 - Code de la route - Légifrance (legifrance.gouv.fr))  L’AF3V se félicitait que cette dérogation puisse faciliter le passage en voie verte d’un chemin de halage ou d’une impasse avec 1 ou 2 riverains par exemple, mais alertait déjà sur la possibilité donnée aux collectivités d’aller au-delà de cette dérogation et de dévoyer ainsi le concept même des voies vertes :  Un décret pour faciliter le développement des voies vertes | AF3V  Le décret est clair : la dérogation est accordée uniquement pour accéder aux propriétés riveraines (habitants mais aussi toute personne amenée à se rendre chez ces riverains, par exemple leurs visiteurs mais aussi les facteurs, médecins, livreurs, éboueurs, pompiers etc). Quelle seront la nature et le degré des restrictions de la circulation automobile sur les routes déclassées de la Manche ? L’AF3V félicite le département qui prend l’exemple de Jersey pour développer son propre réseau de “green lanes”. En revanche, elle met en garde sur le terme utilisé qui va semer la confusion dans les esprits.  Une “green lane” n’est pas une voie verte. La logique voudrait que l’on copie ce qui se fait à Jersey où les deux concepts existent et bénéficient de deux termes distincts et de deux législations distinctes. On ne peut pas voir coexister des voies vertes excluant tout trafic motorisé et des voies vertes sur lesquelles circulent des voitures et des camionnettes sur plusieurs kilomètres. Comment pourra-t-on distinguer une “vraie” voie verte et une voie verte dévoyée puisque ces 2 types de voies auront le même panneau ? En France, recourir à ce décret met en lumière un manque dans la boite à outils contenant les aménagements favorables aux modes de déplacement actifs.  Les collectivités qui souhaitent déclasser des voies à faible trafic pour les transformer en chaussées apaisées avec priorité aux modes actifs et limitation de vitesse doivent pouvoir disposer d’un autre outil que le décret R411-3-2, qui n’a pas été envisagé en première intention pour cela. Le concept de vélorue, très proche, existe, mais il est surtout pensé pour les zones urbaines et est très peu connu et déployé :  Concevoir sa vélorue : pour des cyclistes en nombre dans une circulation apaisée | Cerema  Les solutions envisagées   Dès lors, que pouvons-nous faire ?  Il est tout à fait possible d’élargir le concept de la vélorue et de l’adapter aux zones rurales pour en faire un type de voie partagée mais sécurisée pour les modes actifs. Ou de créer un nouveau type de voie en France en s’appuyant sur l’exemple jersiais et de lui donner un cadre. Nous allons donc plaider en ce sens auprès du Cerema pour trouver la meilleure adaptation française possible des “green lanes”, puis, le cas échéant, pour leur intégration au code de la route français, avec une législation et une signalétique propre auprès de l’IISR (Instruction Interministérielle de la Signalisation Routière). Conservons l’expression “voies vertes” pour les aménagements entièrement dédiés aux modes de déplacement actifs et trouvons un autre terme pour désigner l’équivalent des “green lanes” jersiaises. Voies partagées apaisées ?  Chaussées apaisées partagées ? Voies à trafic limité ? Quelle que soit la dénomination retenue, il convient d’agir dès maintenant pour éviter tout amalgame et maintenir le concept même de voie verte. Et donner aux collectivités un outil clairement défini leur permettant de créer de vrais réseaux sécurisés articulés autour des modes de déplacement actifs. 
Sophie POUILLY | le 22/11/2023
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L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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