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ACTU VÉLO
Voies vertes et petites lignes ferroviaires : Vers un dualisme vertueux
Pendant des décennies, la trajectoire semblait linéaire : une ligne ferroviaire secondaire non rentable était fermée, puis parfois convertie en voie verte. Mais face à l'urgence climatique et une sensibilité écologique inédite, le paradigme change. La demande citoyenne et politique pour des transports collectifs décarbonés a explosé, autant que le tourisme à vélo ou les mobilités actives. Les « petites lignes », autrefois jugées obsolètes, révèlent aujourd'hui un potentiel de réouverture massif pour désenclaver les territoires ruraux et périurbains. Entre la nécessité de revitaliser le rail et l'engouement pour le vélo, les emprises ferroviaires françaises se retrouvent au cœur d'une double ambition.  Comment concilier ces deux dynamiques ?   C’est ce que l’AF3V vous invite à découvrir lors de son colloque « Destination voie verte ? Penser la requalification des emprises ferroviaires » organisé le mardi 22 septembre 2026 à Toulouse.  On y parlera de potentiel et de réversibilité…  Le réseau des Lignes de Desserte Fine du Territoire représente environ 7 600 kilomètres, soit un quart du réseau ferré national. Longtemps promises à l'abandon ou à la transformation exclusive en voies vertes, ces lignes font face à un regain d'intérêt.  Dans son plan de 2025, la Fédération Nationales des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT) préconise de rouvrir près de 20 % de ce réseau en se basant notamment sur le potentiel de fréquentation (plus de 1000 voyageurs / jour). L’AF3V soutient globalement la réouverture de ces tronçons sélectionnés par l’association.    Le rapport du Cerema de 2020, quant à lui, posait déjà les bases d'une doctrine claire : l'aménagement d'une voie verte sur une ancienne ligne de train ne doit pas être un point de non-retour, mais une forme de « pré-aménagement » permettant de sanctuariser l’avenir du rail en gelant le foncier. Mais si la demande de transport collectif justifie une réouverture ferroviaire, la voie verte peut être déplacée ou transformée. Cette réversibilité offre une souplesse politique et technique inédite, transformant la voie verte en une réserve foncière active.   … de biodiversité et de patrimoine…  Au-delà de l'infrastructure pure, les emprises à l'abandon se transforment souvent en de riches friches ferroviaires, véritables réservoirs de biodiversité. La requalification en voie verte pose alors un paradoxe : comment aménager sans détruire cet écosystème spontané ?   Ce respect de l'existant s'étend au patrimoine bâti. Les gares, anciennes haltes et maisons de garde-barrière représentent une valeur mémorielle exceptionnelle. Le défi actuel consiste à redonner vie à ces lieux.   … et de cohabitation territoriale et technologique  Le rapport 2025 du Cerema insiste sur le passage d'une logique d'exclusion (« le train ou le vélo ») à une logique de complémentarité et de co-circulation, via par exemple l’aménagement de voies vertes en flanc de voie, cohabitation des deux modes sur une même emprise. En parallèle, les innovations technologiques rebattent les cartes : l'émergence de trains très légers et décarbonés permet de relancer des circulations ferrées moins lourdes, moins coûteuses et plus adaptées à un partage de l'espace avec les mobilités actives.   La requalification des emprises ferroviaires en France ne doit plus être synonyme de deuil du rail mais le laboratoire d'un aménagement du territoire résilient, capable d'évoluer au gré des besoins de mobilité, tout en protégeant le patrimoine et la nature.   Venez suivre les débats et les présentations de nos intervenants lors du colloque « Destination voie verte ? Penser la requalification des emprises ferroviaires », le mardi 22 septembre à Toulouse.  Ancienne voie ferrée dans le Tarn.
Sophie POUILLY | le 20/07/2026
ACTU VÉLO
La loi-cadre transport poursuit sa navette parlementaire et revient à l’Assemblée Nationale 
La vigilance reste indispensable et la mobilisation continue au sein de la cyclosphère.  En mai, l’AF3V diffusait un communiqué de presse pour dénoncer un projet de loi, adopté par le Sénat, que nous estimons dangereux pour la sécurité des cyclistes.   Fin juin, la Commission de développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale examinait ce texte qui poursuit sa navette parlementaire. L’AF3V a donc appelé ses associations et délégués à interpeler leurs députés.  Lire l'appel L’AF3V a concomitamment signé le communiqué de presse commun publié par la FUB et relayé sur les réseaux sociaux.  L’AF3V a également interpelé tous les députés membres de cette commission. Plusieurs d’entre eux, sensibles au sujet, nous ont répondu de manière positive. Les modifications de texte ont donc été refusées par cette commission. Cette étape est importante, mais elle ne constitue pas une décision finale. En séance publique, l’ensemble des députés devra se prononcer, et le texte peut encore être adopté. Sans oublier que la question des financements reste à ce jour sans réponse.  C’est pourquoi il reste essentiel de maintenir la vigilance et de continuer à sensibiliser les parlementaires aux enjeux de cette modification. Préserver l’obligation de créer des aménagements cyclables qualitatifs est un levier majeur pour la santé publique, la transition écologique, la décarbonation des transports et la sécurité des usagers.
Sophie POUILLY | le 10/07/2026
ACTU VÉLO
Eure : du positif et du négatif sur La Seine à Vélo
Si un nouveau tronçon a été inauguré le 8 juillet à Martot, le département vient de subir un revers dans le secteur de Pressagny l’Orgueilleux. Le 13 mai, la Cour d’Appel de Douai a annulé l’arrêté délivré par le Préfet de l’Eure en novembre 2019 portant sur la délivrance d’une autorisation environnementale relative à une étude faune/flore pour l’aménagement de l’itinéraire La Seine à Vélo entre Courcelles-sur-Seine et Vernon. Le département de l’Eure doit donc revoir sa copie et solliciter une nouvelle autorisation. La réalisation d’un nouveau diagnostic faune/flore va prendre au minimum environ 2 ans et retarder d’autant la mise en sécurité des cyclistes et piétons sur ce tronçon provisoire qui emprunte à l’heure actuelle la D313 très circulée.  Seine à vélo : coup d'arrêt pour le projet, quelles conséquences ?  Espérons qu’il n’y aura pas de rebondissement dans le feuilleton judiciaire qui oppose le département et une association de riverains opposée à La Seine à vélo.  La Seine à Vélo continue son déploiement dans l’Eure | AF3V  Pendant ce temps-là, les choses avancent ailleurs. La ville de Pont de l’Arche a inauguré sa première vélorue, sur le quai Foch où l’Eure parcourt ses derniers mètres avant de se jeter dans la Seine.  « Quand un deux-roues est engagé, tous les véhicules doivent rester derrière » : dans l’Eure, la première vélorue est ouverte - Le Parisien  Quelques kilomètres plus loin, un nouveau tronçon vient d’être inauguré à Martot, toujours sur La Seine à Vélo.  Le département poursuit donc la mise en site propre de cet itinéraire phare, tronçon par tronçon. D’autres travaux de pose d’enrobé sont prévus dans les mois à venir, l’un sur un chemin entre Criquebeuf et Pont de l’Arche, le second, sur le chemin de halage entre St Pierre du Vauvray et Venables.
Sophie POUILLY | le 10/07/2026
ACTU VÉLO
Doubs : Projet transfrontalier CycloMétaval
CycloMétaval est le projet transfrontalier qui relie les villes de Métabief et Vallorbe à vélo Dans les objectifs de la politique cyclable du département du Doubs, figuraient en 2020 ceux : d'atteindre en 2026, 2000 km d'itinéraires cyclables, dont 600 km en réseau points-nœuds, de favoriser l'ensemble des pratiques à vélo (loisirs, tourisme, utilitaire, sportif …), d'allouer un budget de 32,45 millions d'€ sur 5 ans (2020 – 2026), de retenir 4 projets cyclables structurants :Besançon – Saône (1er plateau)Pontarlier – VallorbeEmagny – Rougemont Montbéliard – Maîche – Morteau Le projet entre Pontarlier et Vallorbe vient de prendre un coup d'accélérateur, notamment dans sa portion entre Métabief et Vallorbe (canton de Vaud en Suisse). En effet, le projet sur cette portion de 10 km, baptisé CycloMétaval, a été retenu au début du mois de juin 2026 au titre du programme européen Interreg. Comme il s'agit de financement européen, le projet doit être réalisé sur une période contrainte et très courte entre 2026 et 2028. Le montant prévisionnel des travaux s'élève à 2,43 millions d'€, financés à un peu plus de 70% par le FEDER et 440 k€ à la charge du CD25. Ce projet transfrontalier est mené conjointement avec le Conseil départemental du Doubs, la commune de Vallorbe et le Canton de Vaud, le Conseil départemental en assurant la maîtrise d'œuvre. Le tronçon est annoncé comme étant majoritairement en site propre, en empruntant une ancienne voie ferrée, et sur route faiblement circulée. IL y a la contrainte de la traversée de la RN57 au droit des Tavins et la rénovation de plusieurs ouvrages d'art. En principe il est prévu de connecter la piste cyclable à la gare de Vallorbe. Cet aménagement cyclable devrait faciliter les déplacements à vélo et favoriser leur augmentation. Reste à savoir, combien de travailleurs frontaliers, sur les 15000 qui franchissent quotidiennement la douane, seront prêts à laisser leur voiture pour prendre le vélo. Et puis, il restera à finaliser le tronçon entre Métabief et Pontarlier pour achever la liaison cyclable structurante entre la capitale du Haut-Doubs et la Suisse voisine : sa réalisation, non programmée à ce jour, prévoit un parcours passant près des lacs de St Point et de Remoray, privilégiant ainsi l'attractivité touristique au vélotaf.
Sophie POUILLY | le 08/07/2026
ACTU VÉLO
Appel militant pour la sécurité des cyclistes
Vous avez sans doute lu dans notre dernière newsletter notre communiqué de presse du 5 mai au sujet de la menace qui plane sur la qualité des aménagements cyclables, avec la modification envisagée de l’article 228-2 du Code de l’Environnement. Le projet de loi, voté le 28 avril au Sénat, va revenir en discussion à l’Assemblée Nationale, au sein de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, à partir du 29 juin. Il nous faut donc faire entendre la voix des associations qui militent pour des aménagements qualitatifs auprès de nos députés ! Nous vous proposons donc d’envoyer le texte ci-dessous, ou un texte que vous aurez rédigé vous-même si vous le souhaitez, au plus vite. Et à partager cette information largement dans votre réseau pour toucher un maximum de députés. Agissons massivement ! Proposition de courrier à envoyer à vos députés, avec votre plus bel entête et votre plus belle signature : Madame la députée/Monsieur le Député,La modification envisagée de l’article 228-2 du Code de l’environnement dans le projet de loi-cadre transport, votée au Sénat le 28 avril, sera à nouveau débattue dans quelques jours à l’Assemblée Nationale, au sein de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire. Elle fait peser de lourdes menaces sur la sécurité des cyclistes et des usagers vulnérables. En effet cette modification donnerait la possibilité aux collectivités de proposer des aménagements au rabais et de donner la priorité aux véhicules motorisés.A l’heure où la mortalité des piétons et cyclistes augmente de façon alarmante, ce texte nous semble aller à l’encontre du bon sens qui voudrait, au contraire, accélérer le déploiement de réseaux qualitatifs sécurisés dédiés aux modes actifs. Nous ne pouvons accepter un nombre toujours plus élevé d’accidents mortels impliquant des usagers vulnérables faute d’aménagements sécurisés notamment hors agglomération.C’est la raison pour laquelle nous vous appelons à refuser la modification de l’article 228-2 du Code de l’Environnement.Veuillez agréer, Madame la députée/Monsieur le député, nos plus respectueuses salutations.
Sophie POUILLY | le 01/07/2026
ACTU VÉLO
COP Bike Ride 2026 : Le plus grand relais vélo au monde, pour le climat.
Pour la troisième année, la COP Bike Ride revient. Il s'agit d'un relai cycliste entre les villes où se déroulent les COP Climat. La COP 30 a eu lieu à Bélem, au Brésil l'année passée. Cette année, la COP 31 aura lieu à Antalya en Turquie. L'AF3V a été sollicitée et a proposé une bonne partie du parcours en France, grâce à sa connaissance fine du terrain. Quatre questions à Guillaume Otrage, l'un des coordinateurs du COP Bike Ride Pourquoi le COP Bike Ride ? Le constat de départ est simple et un peu paradoxal : le vélo est l'une des solutions les plus efficaces, les plus accessibles et les moins coûteuses pour réduire les émissions de transport — qui représentent près de 30 % des gaz à effet de serre — et pourtant seulement 17 % des plans climat nationaux soumis à la COP le mentionnent. Nous avons voulu créer un mouvement citoyen qui porte ce message directement là où les décisions se prennent : auprès des délégations des pays membres de l'ONU. Relier les conférences climat à vélo, c'est à la fois un acte symbolique fort et un plaidoyer concret pour que le vélo entre dans les politiques climatiques mondiales. Comment se passe une journée type sur le ride ? Le COP Bike Ride fonctionne comme un relais, à l'image de la flamme olympique. Chaque matin, les cyclistes du jour prennent en main la bannière — celle qui porte nos dix propositions pour le vélo — et roulent entre 50 et 70 kilomètres, traversant villes et campagnes, souvent accueillis par des associations locales ou des collectivités. En chemin, on s'arrête, on discute avec des habitants, on rencontre parfois des élus auxquels on demande de formuler trois engagements cyclables. Le soir, l'étape se termine souvent en événement public : projection du film sur le ride de l'année précédente, animations vélo, échanges avec les enfants des centres de loisirs. Puis la bannière passe à l'équipe du lendemain. C'est un relais qui engage le plaisir de rouler ensemble autant que les jambes, le plus long relais vélo au monde, qui devrait compter 10 000 participants cette année ! Où et quand en France en 2026 ? Le COP31 Bike Ride partira de Belém au Brésil fin mai 2026 et traversera l'Atlantique en voilier jusqu'à Lisbonne. La particularité de cette édition, c'est que le ride se déploie en de nombreuses branches simultanées qui convergent toutes vers Antalya pour la COP31 en novembre. La France est au cœur de ce dispositif entre fin juillet et fin août. La branche principale arrive du Portugal par le sud, longe la côte languedocienne via le Pertuis et avant de rejoindre les Alpes. Deux branches partent du sud-ouest : l'une d'Hendaye, l'autre de Bordeaux, toutes deux se rejoignant autour de Toulouse et rejoignant la branche principale sur le canal du Midi début août, au nord de Narbonne. Plus au nord, la branche UK-France débarque à Dieppe, traverse Paris fin juillet, remonte la Seine puis descend vers Lyon mi-août. Enfin, la branche "Pointe du Raz / Loire à vélo / Lyon" part de la pointe bretonne, suit la Loire à vélo depuis Nantes, et rejoint la branche nord à Chagny avant Lyon. Toutes les branches françaises convergent ensuite dans les Alpes pour franchir ensemble la frontière et rejoindre les Italiens à Susa le 19 août. Pourquoi un partenariat avec l'AF3V ? L'AF3V fédère des milliers de cyclistes et d'acteurs du vélo en France, partage nos valeurs et connaît les territoires mieux que personne. Quand le COP Bike Ride traverse la France, nous avons besoin d'ancrage local : des relais associatifs, des étapes bien organisées, des cyclistes qui connaissent les routes. Et surtout, nous portons le même message fondamental — que le vélo doit prendre toute sa place dans nos politiques de mobilité. Ce partenariat, c'est la rencontre entre un mouvement international de plaidoyer et un réseau de terrain profondément enraciné. Ensemble, nous espérons faire entendre cette voix jusqu'à Antalya. Plus d'informations et inscriptions (pour un jour, une semaine ou plus) : https://copbikeride.org/fr/cop31
Sophie POUILLY | le 18/05/2026
ACTU VÉLO
Réseau vélo et marche : Fréquentation cyclable en France en hausse de 5% en 2025
Communiqué de presse du 30 avril 2026 La fréquentation cyclable en France a progressé de 5 % en 2025. Contrairement aux années précédentes, cette hausse est homogène entre territoires urbains, intermédiaires et ruraux. Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %, traduisant une transformation réelle des pratiques. Mais cette dynamique reste encore très éloignée du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, notamment une part modale de 12 %. « Les données 2025 confirment que le vélo continue de progresser en France, avec une hausse de 5 % de la fréquentation par rapport à 2024. Ce qui est nouveau cette année, c'est l'homogénéité de cette progression : pour la première fois depuis plusieurs années, communes rurales, villes moyennes et grandes métropoles progressent au même rythme. C'est un signal encourageant, qui montre que le vélo n'est plus seulement un phénomène urbain. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche. Une progression 2025 portée en partie de la variable météo En 2025, la fréquentation progresse de 5 % par rapport à 2024, sur la base de 967 compteurs comparables. Cependant, cette hausse doit être interprétée à la lumière du contexte climatique. L’année 2024, particulièrement pluvieuse, avait limité la progression à 2 %. Le retour à des conditions plus favorables en 2025 a entraîné un rebond, notamment au printemps (jusqu’à +14 % entre mars et mai). La progression structurelle de la pratique se situe ainsi vraisemblablement entre 2 % et 5 %. Une croissance de +47 % depuis 2019, mais inégalement répartie Entre 2019 et 2025, la fréquentation cyclable a augmenté de 47 % à l’échelle nationale (base 239 compteurs). Cette progression masque des dynamiques différenciées : +54 % en zone urbaine dense, portée par la forte croissance post-Covid +22 % en milieu rural et en urbain intermédiaire, avec une stagnation depuis 2022 suivie d’un rebond en 2025 Des usages du vélo contrastés selon les territoires Les données de comptage révèlent des pratiques distinctes : En zone urbaine dense : une pratique utilitaire dominante, stable toute l’année, avec des pics en semaine aux heures de pointe. En milieu rural : une pratique saisonnière et de loisir, avec plus d’un tiers de la fréquentation concentré en été. En urbain intermédiaire : un profil mixte entre déplacements du quotidien et usages récréatifs. Une trajectoire encore loin des objectifs 2030 Les engagements nationaux fixent l'objectif d'une part modale du vélo à 12 % en 2030, ce qui nécessiterait une croissance annuelle moyenne d’environ 13 %. Depuis 2023, la dynamique ralentit nettement. Même avec le rebond de 2025, le rythme actuel reste insuffisant pour atteindre ces objectifs. Le défi est désormais de retrouver et de maintenir cette intensité sur la durée. Les difficultés financières (coût élevé des projets, restrictions budgétaires généralisées, épuisement des dispositifs de financement, etc.) sont de plus en plus prégnantes pour les collectivités. Le Réseau vélo et marche poursuit donc son plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour que de nouveaux outils de financement soient ouverts aux collectivités afin de relancer cette dynamique et de se remettre dans les rails de la trajectoire fixée. « Cette progression est néanmoins à mettre en perspective. Une partie de la hausse s'explique par une fréquentation plus faible en 2024, année particulièrement pluvieuse. Et si la tendance de fond reste positive, la dynamique s'essouffle depuis quelques années. Pour atteindre les objectifs fixés à l'horizon 2030, les investissements dans les infrastructures et les politiques d'accompagnement devront s'intensifier. Le Réseau vélo et marche rappelle que les collectivités ont besoin de financements stables et pluriannuels pour mener leurs politiques cyclables dans la durée. » Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche. Ce bilan s'appuie sur les données de la Plateforme nationale des fréquentations (PNF), animée par le Réseau vélo et marche. Fin mars 2026, 194 contributeurs alimentaient la plateforme avec les données de 1830 compteurs sur l'ensemble du territoire. En savoir lus : Bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France
Sophie POUILLY | le 11/05/2026
ACTU VÉLO
Menaces sur la sécurité des cyclistes : l’AF3V alerte sur le projet de loi-cadre transports 
Communiqué de presse du mardi 5 mai 2026 Le gouvernement a engagé en février une procédure accélérée pour un projet de loi-cadre sur les transports. Malgré son ambition affichée de « sécuriser, renforcer et programmer les investissements », ce texte fait peser de lourdes menaces sur la sécurité des cyclistes et des usagers vulnérables. Voté par le Sénat le 28 avril, le projet va poursuivre sa navette parlementaire et revenir à l’Assemblée nationale.  Un projet de loi qui fragilise les mobilités actives   « Le vent semble avoir tourné et ne plus souffler dans le dos des cyclistes mais de face », déclare Christelle Cubaud, présidente de l’AF3V. Elle s’inquiète « de la possibilité donnée aux collectivités de proposer des aménagements au rabais et de donner la priorité aux véhicules motorisés », conséquence directe de la modification envisagée de l’article L228‑2 du Code de l’Environnement. Elle rappelle que « les chiffres de la mortalité des piétons et cyclistes sont alarmants » et que des aménagements qualitatifs et sécurisés, notamment hors agglomération, sont indispensables.   Des financements incertains qui menacent l’avenir du réseau cyclable   Le bilan de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) par la Cour des comptes et les données sur l’avancement du Schéma National des Véloroutes (SNV), publiés en avril, renforcent les inquiétudes.   « Les rapports se suivent et se ressemblent : sans volonté politique et sans plan de financement, les schémas directeurs cyclables des collectivités et le schéma national des véloroutes risquent de rester inachevés », conclut Christelle Cubaud. « Le bon sens commanderait plutôt d’accélérer leur réalisation, pour des raisons de santé, de sécurité des déplacements, d’environnement et d’économie, à l’heure où le prix des carburants s’envole et pèse lourd dans le budget des Français. »   L’AF3V appelle les députés à agir    Ce projet de loi-cadre a été adopté par le Sénat le 28 avril et va poursuivre sa navette parlementaire. En conséquence l’AF3V appelle les députés à :   Refuser la modification de l’article L228‑2 du Code de l’Environnement,   Exiger un Plan Vélo pluriannuel doté de financements fléchés, garantissant la continuité et la qualité des infrastructures cyclables.   Contact presse :  Christelle CUBAUD | 06 01 87 96 28 | ccubaud@af3v.org  Télécharger le CP
Sophie POUILLY | le 05/05/2026
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L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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