Les actualités

Accueil > Les actualités
Trier par date de publication : croissante | décroissante
Trier par date de publication : |
NON CLASSÉ
 Un week-end à vélo en Normandie 
Le département de l'Eure a rejalonné l'ensemble de ses véloroutes en 2025. L'occasion de s'offrir une escapade sur la Véloferrée, jadis dénommée Voie Verte de la vallée du Bec.  Il est des destinations presque confidentielles que l'on parcourt avec plaisir et en toute tranquillité. Nous vous présentons ici, la voie verte toute nouvellement nommée Véloferrée qui relie Pont-Authou, à la jonction avec la Véloroute de la Risle, à Evreux, la capitale du département. L'ancienne voie ferrée a été transformée il y a bientôt 20 ans en voie verte et faite en enrobé, sans dénivelé perceptible. Mais impossible de parcourir les 42 km de l'itinéraire sans faire plusieurs haltes patrimoniales, très bien indiquées depuis la voie verte.  La première d'entre elle se fera au Bec-Hellouin, l'un des plus beaux villages de France, où se situe l'abbaye du même nom. Au charme du village typiquement normand s'ajoute le calme de l'abbaye.  La seconde aura lieu à Harcourt. Une petite montée permet d'accéder au village et au Domaine d'Harcourt, château médiéval niché au cœur d'un magnifique arboretum. Il faudra par conséquent redescendre et récupérer la voie verte puis la quitter à nouveau pour une courte montée en direction du Domaine du Champ de Bataille. Le plus grand jardin privé d'Europe offre 4 kilomètres de perspectives sur des jardins à la française, sur les vingt fontaines et sur le château du XVIIIème siècle. De retour sur la Véloferrée, il restera 6 km pour rejoindre Le Neubourg. Des aires de services ont été installées à intervalles réguliers. Celle du Bec Hellouin permet de se ravitailler en eau, ressource particulièrement recherchée par les randonneurs à pied ou à vélo.  Carte interactive de l'AF3V : https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/92-voie-verte-d-evreux-a-la-vallee-du-bec/ En savoir plus : https://www.eureavelo.fr/
Sophie POUILLY | le 08/09/2026
NON CLASSÉ
Améten : Etude sur le bilan environnemental des voies vertes
Le bureau d'études AMETEN a été retenu pour réaliser une étude dans le cadre du programme ITTECOP 2024, programme incitatif de recherche conduit par le ministère de la Transition écologique (MTE), en coordination avec l'ADEME. L’étude est consacrée aux défis que rencontrent les voies vertes et autres infrastructures cyclables dans les territoires face aux changements globaux et au déclin de la biodiversité, et vise à comprendre comment le bilan environnemental de ces projets peut être amélioré.  Les vélos sont un levier important dans la décarbonation de nos mobilités, à condition que les aménagements cyclables soient sûrs, pratiques et confortables, afin d'être attractifs. Dans le cadre de son étude, Améten a donc créé un formulaire visant à comprendre les besoins et attentes des usagers en matière d'aménagements cyclables et leurs opinions sur l'intégration des thématiques du changement climatique et de la biodiversité dans la planification de ces infrastructures. À l’issue de l’étude, un guide sur l’aménagement et l’évaluation environnementale des projets de voies vertes et autres infrastructures cyclables sera rédigé et diffusé auprès des différents acteurs œuvrant sur ces projets. Ce formulaire est donc l’occasion de donner la parole aux usagers du réseau cyclable français et de faire remonter leurs retours d’expérience. Scannez-moi ! Ou retrouvez-moi ici : https://forms.gle/2AafnrqfDhYL79a16 Améten est un bureau d’études basé en Auvergne-Rhône-Alpes, en Nouvelle-Aquitaine, en Pays de la Loire et PACA, intervenant à l’échelle nationale, spécialisé dans le domaine de l’aménagement du territoire et de l’environnement. Améten est partenaire adhérent de l'AF3V www.ameten.fr
Sophie POUILLY | le 08/09/2026
NON CLASSÉ
Expérimentation estivale : Quand la Meuse ouvre une voie apaisée au cœur du champ de bataille de Verdun
Du 3 juillet au 17 août 2026, le Conseil départemental de la Meuse a mené une initiative rare en France : réserver temporairement la route départementale D913B aux mobilités actives, tout en maintenant un accès automobile transversal par des axes plus adaptés. Une parenthèse de 4,1 km, au milieu de l’un des lieux les plus chargés d’histoire du pays, où le vélo devient un moyen d’hommage autant qu’un mode de déplacement. 🚴‍♂️ Une accessibilité exceptionnelle pour les cyclistes À l’entrée Ouest de la D913B, un parking éphémère a été installé pour permettre aux visiteurs de laisser leur véhicule avant de s’engager sur cet axe rendu aux piétons, cyclistes et autres mobilités douces. À l’extrémité Est, l’ossuaire de Douaumont offre également une possibilité de stationnement, facilitant les parcours en aller-retour ou en traversée. Cette configuration crée une continuité douce au cœur du champ de bataille de Verdun, dans une zone où la circulation motorisée est habituellement dense, sur un axe relativement étroit. Sans être une voie verte permanente, l’expérimentation offre une qualité de parcours inédite (enrobé), avec l’absence d’automobile dans une ambiance sonore exceptionnelle (on entend que son pédalage). Pour les cyclistes, c’est une opportunité rare : une montée régulière, silencieuse, enveloppée par la forêt, où les stigmates de la guerre demeurent visibles. Les trous d’obus, encore parfaitement perceptibles en bordure de route, rappellent la violence des combats et la présence de dizaines de milliers de morts sur ces quelques kilomètres carrés. 🌲 Un itinéraire au cœur d’un paysage meurtri La D913B traverse une forêt qui n’a jamais totalement cicatrisé. Les sols bouleversés, les creux, les bosses, les alignements de cratères racontent encore l’histoire. Avancer à vélo dans ce décor, c’est prendre le temps de regarder, de ressentir, de comprendre. Sur le trajet, plusieurs points d’intérêt renforcent cette immersion historique : L’ouvrage militaire de Froideterre, l’un des forts emblématiques de la bataille. L’abri des Quatre Cheminées, témoin de l’organisation défensive française. Ces sites deviennent plus accessibles, plus lisibles, lorsque l’on s’y rend sans moteur, au rythme du pédalier. 🕊️ Un hommage en mouvement L’expérimentation transforme la D913B en un espace de recueillement actif. La lenteur du vélo, l’effort de la montée, le silence de la forêt composent un hommage singulier aux combattants morts pour la France. Ici, la mobilité douce n’est pas seulement un choix écologique : elle devient un mode de relation au lieu, respectueux, sensible, profondément humain. 🔗 Une connexion naturelle avec l’EV19 – La Meuse à Vélo À proximité immédiate passe la véloroute EV19 – La Meuse à Vélo, itinéraire majeur du réseau européen EuroVelo. Même si l’accès à la D913B n’est pas entièrement sécurisé — la cohabitation avec les voitures reste possible en venant de Bras-sur-Meuse — l’expérimentation crée une porte d’entrée idéale pour les cyclistes itinérants souhaitant découvrir le champ de bataille de Verdun Cette articulation entre un axe départemental apaisé et une véloroute internationale illustre une vision cohérente : faciliter la découverte du territoire à vélo, en rééquilibrant les usages. 👏 Une initiative à saluer Pour l’AF3V, cette expérimentation du Conseil départemental de la Meuse constitue un signal fort : celui d’un territoire qui ose tester, ajuster, inventer. Une collectivité qui reconnaît la valeur des mobilités actives, non seulement pour le tourisme ou le sport ou via son plan Vélo, mais pour l’expérience sensible des lieux de mémoire. En ouvrant la D913B aux mobilités douces, la Meuse démontre qu’il est possible de réconcilier patrimoine, sobriété, sécurité et émotion, tout en maintenant des itinéraires automobiles alternatifs adaptés. Une démarche exemplaire, appelée peut-être à inspirer d’autres départements. Toutes les informations sur https://www.meuse.fr/
Sophie POUILLY | le 05/08/2026
NON CLASSÉ
Incendie sur La Vélodyssée : Fermeture temporaire d'une portion entre Lacanau et Arès
Les autorités ont fermé plusieurs routes départementales autour de Lège Cap-Ferret du Porge et Saumos pour permettre aux secours d'intervenir. En raison de l'incendie de forêt qui touche le Médoc, plusieurs axes routiers et itinéraires cyclables sont actuellement fermés afin de garantir la sécurité des usagers et de faciliter les opérations de secours. La Vélodyssée est ainsi inaccessible entre Lacanau et Arès. La piste cyclable longeant la RD807 sur cet itinéraire est également fermée. Sur le réseau routier, l'échangeur de Blagon, sur la RD106 dans le sens Bordeaux - Lège-Cap-Ferret, est fermé à la circulation. Le giratoire de Querquillas, à Andernos-les-Bains, est lui aussi fermé dans ce même sens. Les automobilistes sont invités à emprunter la RD215 ou à faire demi-tour sur la RD106. La RD106E3, qui dessert la route forestière du Grand Crohot, est également fermée alors qu'une évacuation préventive est en cours dans ce secteur. Par ailleurs, la RD3 est coupée entre Lège-Cap-Ferret et Lacanau, où une évacuation préventive ciblée est menée. La RD107 entre Le Porge et Le Temple, ainsi que la RD5E4 entre Le Porge et Saumos, sont également fermées. Une déviation a été mise en place entre Lacanau et Lège-Cap-Ferret via les RD6, RD5, RD5E3 et RD106. Les usagers sont invités à emprunter la RD5E3 en direction de Saumos, puis la RD5 vers Le Temple, afin de rejoindre la RD106 à hauteur de Blagon. Des bateaux navettes annulés jusqu'à nouvel ordre à Arcachon Toutes les navettes maritimes au départ d'Arcachon et du Moulleau à destination du Cap-Ferret, du Canon et d'Andernos sont annulées jusqu'à nouvel ordre. En revanche, les traversées au départ du Cap-Ferret à destination d'Arcachon sont maintenues afin de permettre aux personnes présentes sur la presqu'île de rejoindre le Sud Bassin. Les voyageurs concernés par une annulation de traversée seront intégralement remboursés. Plus d'infos en temps réel sur https://www.gironde.fr/deplacements/inforoutes
Sophie POUILLY | le 23/07/2026
NON CLASSÉ
Cohabitation des usagers sur les voies en site propre :  3 leviers pour réduire les conflits d'usage
Près de 300 inscrits au webinaire de l'AF3V du 18 juin 2026 ! C'est dire à quel point la cohabitation de l'ensemble des usagers sur les vois vertes questionne ! L'évolution des usages et des usagers depuis la création des voies vertes en 2004 demande une capacité d’adaptation pour les aménageurs comme pour les usagers.   Après une introduction de Christelle Cubaud, Présidente de l’AF3V rappelant l’évolution des usages sur les voies vertes en 20 ans, nos 3 intervenants ont partagé leur expertise et expérience d’usagers.   Michel Anceau, délégué régional Hauts-de-France pour l’AF3V et Directeur de l’ADAV Droit au vélo et à la marche a rappelé les principes généraux liés à la cohabitation sur les voies vertes et a présenté dans un second temps les spécificités liés aux « nouveaux usagers » : EDPM, Cyclomobiles légers et Véli1.    Mathieu Laporte, chef de projets pour le Bureau d’études Vizéa a analysé le rapport publié pour le compte de la Dreal Normandie sur le cas des cavaliers.   Olivier Maffre a présenté son expérience d’un voyage de 750 km sur la cote Atlantique en Véli de 2,30m de long.   Nous retiendrons de toutes ces présentations, 3 axes prioritaires : La nécessité d’adapter les infrastructures à la diversité des usagers, l’augmentation des flux et des vitesses de déplacement : les usagers des voies vertes n’ont pas tous les mêmes besoins et les mêmes attentes.  L’importance de la concertation dans les projets et de la prise en compte des spécificités locales. La voie verte de doit pas être un aménagement « par défaut » et parfois des alternatives à celle-ci existent pour réorienter une partie des usagers (réaffectation de chemins ou petites routes). Le besoin d’ajuster les comportements et de rappeler les règles de savoir vivre pour réduire au maximum les conflits d’usage : les voies vertes sont des espaces de respect mutuel. Ce webinaire a été l’occasion pour l’AF3V de partager ses réflexions et quelques recommandations pour une cohabitation plus sereine :  Une voie verte est définie comme une route ; les piétons sont donc invités à circuler sur la gauche, face à la circulation des autres usagers.  Sur une voie verte, seuls les EDPM et Vélis dont la puissance est inférieure à 250 W et dont la vitesse est limitée à 25 km/h sont autorisés à circuler.  Pour qu’une voie verte permette une bonne cohabitation, sa largeur doit être de 3m minimum (flux attendus faibles). Pour des flux importants et/ou si de nombreux EDPM et Vélis y circulent, sa largeur doit être portée à 4 voire 5 m. Il peut parfois être préférable de séparer les usagers. L’AF3V ne transige pas sur la qualité du revêtement, l’enrobé est plébiscité par la majorité des usagers. En présence de cavaliers et/ou randonneurs, la règle du « 2/3 – 1/3 » (2/3 enrobé et 1/3 sol meuble) peut être proposée pour un nouvel aménagement ou réfection d’un aménagement dégradé, si la largeur disponible permet une bande en enrobé de 2,50 m minimum. Bilan de ces premiers échanges sur la cohabitation, la question du comportement des usagers est ressortie. L’AF3V prend en compte ces questionnements et travaille à une proposition de charte de bonne conduite pour les prochains mois. Accès au replay du webinaire A consulter également la fiche-outil "Cohabitation sur les voies vertes" L’association vous donne rendez-vous le mardi 22 septembre 2026 à Toulouse pour son prochain événement : le colloque « Destination voie verte ? Penser la requalification des anciennes emprises ferroviaires ».  
Sophie POUILLY | le 07/07/2026
NON CLASSÉ
V85 – Vallée du Tarn-Causses l Présentation de l'itinéraire Bis de la V85 à l’Hospitalet du Larzac - Episode #2
Depuis 2024, la V85 traverse le Larzac, mais les informations pour les cyclotouristes s'arrêtaient àla gare de L'Hospitalet du Larzac. En attendant l'aménagement de la voie ferrée en voie verte, lamairie a pris des initiatives pour faciliter l'accès aux informations essentielles pour les visiteurs. Après deux ans de concertation avec le département et l’office du tourisme, un itinéraire bis a étéfléché à travers notre village. Six panneaux informatifs ont récemment été installés, avec des QRcodes permettant de localiser précisément la V85 sur le Larzac. Ces panneaux sont stratégiquement placés : l'un à l'embranchement de la route du stade, un autre sur la placette, et plusieurs autres sur des lieux clés comme la place des cygnes et le musée. Ils informent également les cyclotouristes et randonneurs des attraits locaux. Le coût de cette opération est minime, car il a suffi d'installer des panneaux sur des poteaux existants, concrétisant ainsi le travail de deux ans de préparation. Avant l’été 2026, le conseil départemental prévoira un fléchage de déviation de la V85 entre L'Hospitalet du Larzac et Sauclière, avec des panneaux destinés à avertir les automobilistes de la présence de cyclotouristes, randonneurs et cavaliers. En attendant la réalisation d'une belle voie verte sur le Larzac, n'hésitez pas à faire une halte dansnotre village. Vous pourrez y réparer vos vélos, pique-niquer à l’ombre des marronniers place descygnes, visiter le musée archéologique et passer la nuit au camping « Au Tour de l’Aveyron ». Azaïs Jean Marie, référent voie verte V85 pour le Larzac. Lire l'article de l'épisode #1 : "https://af3v.org/veloroute-v85-vallee-du-tarn-causses-l-balisage-de-la-deviation-a-lhospitalet-du-larzac/
Sophie POUILLY | le 14/04/2026
NON CLASSÉ
3V-La lettre : Édito de mars 2026
Les mobilités actives sortent du budget, le bon sens de la route ! Il y a des absences qui pèsent plus lourd que des annonces. Dans la loi‑cadre Transports présentée le 11 février, le vélo et la marche disparaissent du champ budgétaire national. Ce silence interroge, alors même que la France s’est engagée dans une transition de mobilité dont les mobilités actives sont l’un des piliers les plus efficaces et les plus accessibles. Depuis 2019, la pratique du vélo a bondi de 40 %. L’État a accompagné, une dynamique s’est installée. Aujourd’hui, cette dynamique vacille. Si la réaffectation de voies peu circulées est une solution à développer dans les territoires peu denses (ruraux et périurbains), elle nécessite aussi des moyens ; les collectivités qui ont investi et se sont engagées pour réaliser leurs schémas directeurs des mobilités actives doivent pouvoir les poursuivre. Cette absence est d’autant plus incompréhensible que nous sommes face à des enjeux sociaux, sociétaux, sanitaires, économiques et climatiques qui n’ont jamais été aussi pressants. La sécurité routière dresse un bilan provisoire 2025 pour les modes actifs toujours aussi lourd en vies perdues et en blessés graves hors agglomération. Il est urgent d’agir et de sécuriser les usagers vulnérables ! Les défis sanitaires et économiques sont connus de tous : marcher ou pédaler, c’est bon pour la santé mais aussi pour le porte-monnaie. Quant au changement climatique, il n’épargne pas les infrastructures : les récentes inondations qui ont notamment touché la façade atlantique ont endommagé bien des véloroutes installées le long des rivières et canaux. Les tempêtes qui ont touché les massifs forestiers et ont décimé de nombreux arbres, rendent là encore certains itinéraires cyclables impraticables voire interdits à la circulation. C’est le cas aussi lorsque des incendies dévastent des massifs forestiers. Tout le monde se souvient des feux qui ont ravagé la Gironde et rendu la pratique du vélo complexe dans un département où de nombreux aménagements cyclables ont été développé en forêt et ont subi de lourds dommages... Les épisodes caniculaires nous obligent également à nous adapter. Impossible de marcher ou pédaler sans ombre. Tous ces phénomènes ont lieu à des fréquences de plus en plus élevée et touchent l’ensemble du territoire. Il faudra du temps — et beaucoup d’investissements — pour créer de nouveaux linéaires durables mais aussi refaire, adapter ou encore dévier les nombreux itinéraires impactés. Face à ces réalités, l’État doit continuer à soutenir les mobilités actives que des millions de Français plébiscitent déjà. Ces modes de déplacement, vertueux à tous les niveaux, doivent être encouragés partout, pas freinés ! La balle est désormais dans le camp du Parlement. À lui de dire si la France entend réellement tenir ses engagements en matière de mobilité durable, ou si elle choisit de laisser s’éroder, faute de moyens, l’une de ses politiques publiques les plus prometteuses.  Christelle Cubaud, Présidente de l'AF3V Consulter la newsletter en ligne
Sophie POUILLY | le 15/03/2026
ACTU VÉLO
Chenilles processionnaires : A vélo, à pied, à roller... Prenons le temps de signaler 
Dès le mois de mars, de nombreuses processions de chenilles appelées chenilles processionnaires du pin, sont observables en France. Ces insectes sont recouverts de poils urticants (soies) et sont considérées comme des espèces à risque pour la santé humaine, la santé animale et les arbres. L’AF3V s’associe au réseau FREDON France qui pilote l’Observatoire des Espèces à Enjeux pour la Santé Humaine (OEESH) pour développer des actions de prévention contre la prolifération des chenilles processionnaires en France.  Vigilance sur les véloroutes et les voies vertes  Avec l’arrivée du printemps, les sorties sur les véloroutes et les voies vertes se multiplient. Le mois de mars correspond également à une période clé du cycle de vie des chenilles processionnaires du pin.  Crédits photo : Observatoire des chenilles processionnaires – FREDON France  Après avoir passé l’hiver dans des nids soyeux visibles dans les pins, les chenilles processionnaires quittent leur arbre-hôte et descendent en file indienne — d’où leur nom — pour rejoindre le sol, où elles s’enterrent afin de poursuivre leur transformation en papillon. Elles sont reconnaissables par le corps brun orangé, recouvert de poils.  Ces processions peuvent traverser ou longer les itinéraires cyclables et les voies vertes, notamment à proximité des pins. Pour vous prévenir de la potentielle présence de chenilles sur votre parcours, FREDON France et l’AF3V ont croisé leurs données cartographiques. Informez-vous avant de partir et prenez vos précautions pour vous, vos enfants et les animaux domestiques qui peuvent vous accompagner.   Accédez à la carte (puis zoomez pour accéder aux données) Quels risques pour les usagers ?  Les chenilles processionnaires possèdent des milliers de poils urticants microscopiques, facilement détachables et transportés par le vent. Pour l’être humain, le contact peut provoquer :  des irritations cutanées importantes (démangeaisons, rougeurs),  des atteintes oculaires douloureuses,  plus rarement, des réactions plus sévères.  Le risque existe même sans contact direct, en cas de simple exposition aux poils dans l’air.  Une vigilance particulière pour les compagnons à quatre pattes : pour les chiens accompagnant les cyclistes ou promeneurs, l’exposition peut constituer une véritable urgence vétérinaire. Le contact avec la langue ou la gueule peut entraîner des inflammations graves nécessitant une prise en charge immédiate.  Que faire en cas d’observation ?  Si vous observez une procession ou des nids lors de vos déplacements :  évitez tout contact,  tenez les enfants et les animaux à distance,  signalez la présence de chenilles via la plateforme nationale « Signalement chenilles processionnaires ».  Ce dispositif s’inscrit dans les actions de l’Observatoire des Chenilles processionnaires, piloté par FREDON France, afin d’améliorer la connaissance de la répartition de l’espèce et d’accompagner les acteurs locaux.  Préserver la qualité et la sécurité des véloroutes et des voies vertes, c’est aussi informer sur les risques saisonniers pour permettre à chacun de profiter de ces itinéraires et aménagements en toute sérénité.  Pour en savoir plus et consulter les ressources téléchargeables gratuitement, rendez-vous sur le site de l’Observatoire.  L’Observatoire des Espèces à Enjeux pour la Santé Humaine – FREDON France  L’Observatoire des Espèces à Enjeux pour la Santé Humaine (OEESH) est un centre national de ressources dédié aux espèces représentant un risque pour la santé humaine. Mis en place en 2021 par le ministère chargé de la Santé, en partenariat avec les ministères chargés de l’Agriculture, de l’Écologie et de l’Intérieur, il coordonne les actions de prévention et de lutte sur l’ensemble du territoire. Dans le cadre du Plan National Santé-Environnement (PNSE 4), l’Observatoire contribue à améliorer les connaissances, valoriser les actions de prévention efficaces et développer les partenariats avec les acteurs nationaux et de terrain. Son objectif : mieux prévenir les risques et réduire l’impact de ces espèces sur la santé et les milieux.  Il est piloté par le réseau FREDON France. 
Sophie POUILLY | le 14/03/2026
NON CLASSÉ
3V-La lettre : Edito de janvier 2026
Très belle année à tous nos lecteurs ! Et qui dit nouvelle année dit nouvel élan ! Pour commencer 2026, je suis heureuse de vous annoncer la publication du nouveau livret édité par l’AF3V « Réaffectation de voies : valoriser le réseau rural au service des mobilités actives ». Il s’inscrit dans la continuité du travail mené par l’association pour encourager les mobilités actives en milieu rural. Dès 2023, nous nous sommes intéressés de près aux projets qui transforment des petites routes et chemins en voies à trafic limité, un phénomène que nous voyions se développer un peu partout. Grâce à notre présence sur l’ensemble du territoire, nous avons pu repérer les tendances communes, les difficultés rencontrées et les idées innovantes. Au départ, notre attention s’est portée sur ces projets parce qu’ils utilisaient souvent – parfois à tort – le statut de voie verte. Mais nous y avons surtout vu une vraie opportunité pour développer largement les mobilités actives dans des zones rurales ou peu denses, souvent oubliées dans les politiques de mobilité. À quelques semaines des élections municipales et communautaires, il est essentiel de disposer d’arguments solides pour sensibiliser les candidat(e)s et futur(e)s élu(e)s aux enjeux de mobilités actives et les convaincre que des solutions abordables et réalisables existent, sur tous les territoires. La question des déplacements et des mobilités, en particulier dans les zones rurales et périurbaines, est un enjeu majeur des politiques locales. J’espère que ce livret, clair, dynamique et inspirant sera une bonne source de réflexion et de passage à l’action ! Il vient compléter nos outils de plaidoyer et s’ajoute à nos ressources numériques après « Revêtements des voies vertes : Déjouer les idées reçues pour un choix écoresponsable » édité en 2024 et toujours très demandé. Dans cette première infolettre de l’année, vous trouverez également de nombreuses actualités. Les vœux bien sûr, mais aussi l’annonce de beaux projets et mobilisations à venir que je vous laisse découvrir. Cette édition de janvier est aussi l’occasion pour moi de vous inviter à rejoindre notre réseau en adhérant ou renouvelant votre adhésion. D’autant que j’ai le plaisir de vous annoncer des offres exclusives réservées aux adhérents cette année grâce à deux nouveaux partenaires, Cartovia et LeCyclo que je remercie. Christelle Cubaud, présidente de l'AF3V Consulter la newsletter en ligne
Sophie POUILLY | le 13/01/2026
    articles de 1 à 10     

AF3V

L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

Copyright Ⓒ 2020 - Tous les droits sont réservés AF3V