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ACTU VÉLO
France Nature Environnement soutient la campagne "Voies vertes, en route pour le vélotaf !"
Communiqué de presse du mardi 6 avril 2021 Élections régionales et départementales : développons les voies vertes pour le « vélotaf » Le vélo avait déjà le vent en poupe, la pandémie de Covid-19 a accéléré le phénomène : 10% de nouveaux usagers sur l'année 2020[1] ! Un chiffre qui grimpe à 27% si l’on exclut les deux périodes de confinement. C’est le moment de faciliter le quotidien des cyclistes et d’encourager le vélo comme mode de déplacement du quotidien. C’est ce que proposent aujourd’hui l’Association française pour le développement des véloroutes et voies vertes (AF3V) et France Nature Environnement aux candidat.e.s aux élections régionales et départementales. Face à l’urgence climatique, les associations s’unissent et invitent les candidat.e.s à s’emparer de 10 idées d’actions concrètes pour concilier préservation de la biodiversité et développement des voies vertes, ces voies réservées aux mobilités actives comme la marche, le vélo, le roller, la trottinette… Et c’est à la fois bon pour la santé et le climat. Objectif : un tiers des déplacements domicile-travail réalisés à vélo Des voies lisses, durables, suffisamment larges, sécurisées et bien entretenues. Des usagers associés à leur conception. Ce sont quelques-unes des idées de bon sens que l'AF3V et France Nature Environnement proposent aux candidats aux élections régionales pour développer le « Vélotaf ». Pourquoi ? Parce que le secteur des transports représente la première source d’émissions de gaz à effet de serre au niveau national, et plus de la moitié d’entre elles proviennent des voitures particulières. Pour rejoindre leur lieu de travail, 30% des Françaises et Français parcourent moins de 5km et 50% parcourent moins de 9km[2]. Des distances aisément réalisables à vélo ou avec d'autres formes de mobilités douces, faisant du Vélotaf un puissant outil de protection du climat. Une nouvelle habitude à prendre, qui peut être encouragée par des infrastructures sécurisées. C’est ici que les voies vertes entrent en jeu : aménagées sur d’anciennes voies ferrées ou des chemins de halage, elles permettent à leurs usagers, qu’ils soient piétons, cyclistes, ou utilisateurs d’autres engins non motorisés (trottinette, roller…), de rejoindre le cœur des agglomérations depuis la périphérie en évitant les embouteillages et en émettant zéro gaz à effet de serre ! « Les voies vertes ne sont pas uniquement des aménagements récréatifs, mais de vraies infrastructures de transport qui permettent de rejoindre son lieu de travail sans émissions de gaz à effet de serre. Avec des aménagements adaptés, un tiers de nos déplacements domicile-travail pourraient être faits en vélo, en 15 minutes ou moins et la moitié en 30 minutes ou moins », explique Pierre Hémon de l’association AF3V. Des solutions à portée de main des candidates et candidats aux élections régionales et départementales Le schéma national des véloroutes (SNV) est aujourd’hui réalisé à 69%. Pour l’AF3V le succès du réseau des véloroutes et voies vertes en France ne dépend pas uniquement du nombre de kilomètres réalisés mais bien, aussi, de la qualité des infrastructures. Pour encourager un usage quotidien des voies vertes, il faut soigner leur réalisation qui dépend principalement des Conseils départementaux et régionaux : c’est pourquoi France Nature Environnement soutient la campagne d’interpellation lancée par l’Association française pour le développement des véloroutes et voies vertes (AF3V) auprès de tous les candidates et candidats aux prochaines élections départementales et régionales pour que les réalisations soient plus fonctionnelles et de meilleure qualité. « Confort de vie, santé, climat, biodiversité… il n’y a que des bonnes raisons de le faire : candidates et candidats, prenez publiquement position en faveur de 10 solutions qui permettront aux voies vertes de développer le vélotaf, c’est-à-dire de booster l’usage du vélo pour aller au travail ! », conclut Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement. Les 10 solutions de l’AF3V pour développer le vélotaf grâce aux voies vertes Créer des comités d’itinéraire avec les usagers. Pour mieux prendre en compte leurs besoins en mobilité du quotidien.Employer des revêtements lisses et durables. Pour encourager les déplacements utilitaires et favoriser l'inclusion sociale.Aménager les voies vertes en enrobé plutôt qu’en stabilisé. Pour préserver l’environnement, grâce au meilleur bilan écologique de l’enrobé.Créer des corridors biologiques distincts des voies vertes. Pour sauvegarder la biodiversité le long des voies.Supprimer les barrières inadaptées et les potelets dangereux. Pour améliorer l’accessibilité universelle des voies vertes.Généraliser la priorité donnée aux piétons et aux cyclistes. Pour mieux sécuriser les intersections des voies vertes.Raccorder les voies vertes aux gares et aux stations de transports collectifs. Pour renforcer l’intermodalité et fluidifier les déplacements.Prévoir une largeur de 5 m pour les voies vertes. Pour faciliter la cohabitation entre les usagers, plus nombreux chaque année.Assurer l’entretien régulier et la maintenance hivernale des voies vertes. Pour garantir la qualité de l’infrastructure toute l’année, comme pour le réseau routier et TER.Soutenir le projet Vélo expresS porté par l’AF3V. Pour favoriser l’autonomie des publics précaires dans leur mobilité grâce aux voies vertes. [1] Source : Bulletin de suivi de la fréquentation cyclable de Vélo & Territoires, en lien avec le ministère de la Transition écologique [2] Source : Enquête INSEE France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement. Elle est la porte-parole d'un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 53 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. Retrouvez-nous sur fne.asso.fr, Facebook, Twitter (@FNEasso) et Linkedin. L’Association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.Retrouvez-vous sur Twitter (@AF3V_officiel) et Facebook.
Sophie VERDELLET | le 12/04/2021
ACTU VÉLO
« Velotaf » et « rollertaf » s’unissent pour le développement des voies vertes
Élections départementales et régionales des 13 et 20 juin 2021 - Communiqué de presse La Fédération Française de Roller & Skateboard s’associe à l’Association française pour le développement des véloroutes et voies vertes (AF3V) pour sensibiliser les décideurs publics à l’aménagement des voies vertes en France. Avec sa campagne « Voies vertes, en route pour le Vélotaf ! », l’AF3V souhaite interpeller les candidats aux exécutifs des Conseils Départementaux et Régionaux dont ces infrastructures dépendent majoritairement. Si elles se développent depuis une vingtaine d’années sur notre territoire, les voies vertes sont encore méconnues et font l’objet de nombreuses (fausses) idées reçues. A la différence des pistes cyclables, les voies vertes accueillent tous les modes actifs de locomotion. « De nombreux usagers en roller, skateboard et trottinette empruntent ces voies chaque jour que ce soit pour se déplacer ou pratiquer du sport, seul ou dans un club », commente Boris Darlet, Président de la FF Roller & Skateboard. Avec plus de 3 millions de pratiquants recensés en France, la pratique du roller connaît une forte accélération depuis la fin du premier confinement. Le skateboard et la trottinette ont, eux aussi, fait leur entrée ces dernières années et constituent une alternative qui séduit de plus en plus. « Les gens sont à la recherche de solutions qui leur permettent à la fois de se déplacer efficacement et de pratiquer une activité bonne pour leur santé. Avec, ce petit plus : un réel sentiment de liberté et le plaisir de la glisse », complète Boris Darlet. La campagne de mobilisation prend la forme de 10 engagements (ci-dessous) soumis aux candidates et candidats. Ils portent à la fois sur les caractéristiques d’aménagement, de sécurité ou encore d’entretien des voies vertes et véloroutes car « avec presque 18 000 km en France, nous disposons d’un réseau existant qui, si on l’aménage correctement, peut devenir une infrastructure efficace pour les déplacements quotidiens des Françaises et des Français » précise Pierre Hémon, Vice-Président de l’AF3V et porte-parole de cette campagne avant d’ajouter « nous pensons donc que les véloroutes et les voies vertes ne doivent pas être réservées à un usage récréatif pendant les week-ends et les vacances mais doivent être aménagées, entretenues et maillées avec le réseau des transports en commun des territoires pour développer les déplacements domicile-travail en modes actifs. » En s’associant à cette campagne, la FF Roller & Skateboard apporte son soutien à l’AF3V et se mobilisera à travers son réseau de plus de 900 clubs à relayer ce message en faveur des modes de déplacement respectueux de l’environnement. 10 engagements pour une mobilité d’avenirhttps://voiesvertesvelotaf.af3v.org 1. Créer des comités d’itinéraire avec les usagersPour mieux prendre en compte leurs besoins en mobilité du quotidien 2. Employer des revêtements lisses et durablesPour encourager les déplacements utilitaires et favoriser l'inclusion sociale 3. Aménager les voies vertes en enrobé plutôt qu’en stabiliséPour préserver l’environnement, grâce au meilleur bilan écologique de l’enrobé 4. Créer des corridors biologiques distincts des voies vertesPour sauvegarder la biodiversité le long des voies 5. Supprimer les barrières inadaptées et les potelets dangereuxPour améliorer l’accessibilité universelle des voies vertes 6. Généraliser la priorité donnée aux piétons et aux cyclistesPour mieux sécuriser les intersections des voies vertes 7. Raccorder les voies vertes aux gares et aux stations de transports collectifsPour renforcer l’intermodalité et fluidifier les déplacements 8. Prévoir une largeur de 5 m pour les voies vertesPour faciliter la cohabitation entre les usagers, plus nombreux chaque année 9. Assurer l’entretien régulier et la maintenance hivernale des voies vertesPour garantir la qualité de l’infrastructure toute l’année, comme pour le réseau routier et TER 10. Soutenir le projet Vélo expresS porté par l’AF3VPour favoriser l’autonomie des publics précaires dans leur mobilité grâce aux voies vertes Contacts presse : Pour l'AF3VPierre HémonPorte-parole de la campagne 06 59 72 45 37 phemon@af3v.org Pour la FF Roller & Skateboard Yannick Dequirez Chargé de communication 06 24 82 08 90yannick.dequirez@ffroller-skateboard.com Télécharger le communiqué de presse en format pdf
Sophie POUILLY | le 23/03/2021
ACTU VÉLO
Destination les véloroutes et voies vertes de l’Occitanie
Canal des 2 mers, du Midi-Montségur, vallée du Lot, de la Baïse, du Tarn-Causse, Véloroute du Piémont Pyrénéen… Rencontre avec Julien Savary, militant multiformes depuis les années 60 pour qui « un bon projet finit toujours par s’imposer ». Ce passionné, inspiré par l’un des fondateurs de l’AF3V, le cyclophile Michel Delmotte, est animé par l’envie de partager les pépites du territoire et d’aller à la rencontre des Hommes qui façonnent ces paysages de toute beauté. Arrivé en France à l’âge de 6 ans, cet argentin confie avoir pratiqué gamin le patin à roulettes avant de se voir offrir, par sa mère, son premier 2 roues à 13 ans « après s’être saignée pour ce qui était alors considéré comme un objet de luxe ». Julien Savary, pédalait adolescent dans la vallée de l’Adour pour aller à Bayonne, à la plage ou au théâtre à Biarritz. Après des études d’Agronomie à Toulouse et 2 doctorats, puis 3 années au Crédit Agricole à Cahors, il enseigne l’économie à Montpellier puis à l’Université de Toulouse jusqu’à son départ à la retraite en 2004. Acteur du cadre de vie à Toulouse depuis les années 70, militant du vélo urbain à Toulouse avec l’association Vélo dont il fut le président de 1994 à 1999, c’est en  1995, lors d’une randonnée à vélo en famille le long du canal du Midi, qu’il découvre le concept de voie verte. Il rejoint alors, dès sa création en 1999, le Conseil d’Administration de l’Association Française des Véloroutes et Voies Vertes (AF3V), dont il sera président national de 2003 à 2007. Période pendant laquelle il développe le site internet et sa base de données en décrivant les Véloroutes et Voies Vertes (VVV), et initie les Journées Nationales des Voies Vertes (JNVV). Délégué Régional AF3V pour Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, puis récemment pour l’Occitanie, il « pousse » pour les VVV de la région et anime le réseau des délégations AF3V sur les départements. Agir pour les Véloroutes Depuis toujours, Julien anime des actions de demande d’aménagements urbains et cyclistes avec des courriers aux élus et 3 grandes actions menées en parallèle : mobilisation pour le projet : rassemblements, fêtes, randonnées propositions : élaboration de contre-projet, étude sur le terrain du meilleur itinéraire possible transmis aux élusinformation du public sur les projets et réalisations. Au sein de l’AF3V, il développe cette méthode d’action constructive en multipliant les propositions d’itinéraire, souvent retenues par les collectivités locales. Dans les années 70, pour s’opposer à un projet d’autoroute sur les berges de la Garonne, le Comité de Défense des Berges de la Garonne (CDBG) qu’il anime, il rassemble les toulousains et élabore un contre-projet avec promenade verte. Une action forte qui sera entendue ! Dans les années 90 et après, pour demander une voie verte de 276 km le long du canal du Midi entre Toulouse et Sète, Julien édite avec L’Association Vélo les premiers guides de randonnée pour que les cyclistes parcourent le chemin de halage en terre. « Ces guides pratiques sur le canal du Midi et le canal de Garonne, ré-édités tous les 2 ans, ont contribué à faire connaître cet axe, entrainé l’envoi de centaines de courriers au département de l’Aude, et permis l’aménagement en véloroute, aujourd’hui réalisée à 70 % ! ». Depuis les années 2000, ce septuagénaire développe le site de l’AF3V et enrichit les descriptions des VVV existantes dans le Sud. « Ce site a été le premier à décrire les VVV et à solliciter les témoignages des usagers. D’autres existent aujourd’hui, mais celui de l’AF3V reste le plus complet et le plus fiable car écrit par des bénévoles sillonneurs, indépendants des aménageurs ». En parallèle, Julien a aussi élaboré un site pour l’AF3V du Sud « afin de rendre public les actions-demandes de l’association par département et région, ainsi que les politiques suivies par les collectivités locales. Cette véritable vitrine de l’action est visible sur http://www.vvv-sud.org/ . Focus sur les véloroutes et voies vertes d’Occitanie Canal des 2 Mers à vélo (V80) : une demande historique réalisée à 70 %, qui bouge dans l’Aude ! Dès 1996, L’Association Vélo demandait la création d’une voie verte le long des canaux du Midi (240 km) et de la Garonne (193 km) et éditait 2 guides de randonnée pour en faire la promotion. Depuis, la véloroute Le canal des 2 Mers à vélo est officiellement ouverte sur 670 km et 7 départements (sans compter les rigoles d’alimentation et le canal de la Robine). « Une magnifique véloroute presqu’en totalité en voie verte le long des 2 canaux, et prolongée au nord jusqu’à Royan. Elle relie Royan, Bordeaux, Castets-en-Dorthe, Agen, Toulouse, Carcassonne, Béziers, Agde et l’étang de Thau. L’aménagement est excellent partout sauf dans l’Aude (120 km) et l’Hérault (67 km) où le chemin, annoncé comme aménagé, est encore en terre ! Les inondations ont détruit des parties, alors que la maladie du chancre coloré attaque les platanes et demande des travaux lourds de replantation ». L’État, la Région, les Voies Navigables de France et les départements ont signé un contrat-cadre pour le développement du canal en 2019.  Un premier tronçon de Voie Verte du canal du Midi de 25 km entre Argeliers et Argens-Minervois va être aménagé dans l’Aude entre entre 2020 et 2022. « L’objectif est aussi de réaliser rapidement les 95 km entre Argens-Minervois et Montferrand, de façon sommaire en confortant les berges et nivelant le chemin de halage ». Vallée du Lot à vélo (V86) : un 2ème projet historique réalisé à 37 %, qui avance dans l’Aveyron en 2020 ! La véloroute de la vallée du Lot (V86) reliera Aiguillon (confluence du Lot avec la Garonne) aux sources du Lot en Lozère par un itinéraire principal suivant la vallée sur 467 km. Elle comprendra également une boucle Figeac-vallée du Célé 62 km, une autre Conques-vallée du Dourdou 64 km ainsi que des liaisons. L’AF3V a joué un rôle clef dans la genèse du projet, en réalisant en 2001 pour le compte de l’Entente interdépartementale Bassin du Lot, une étude de faisabilité de la véloroute qui proposait 2 parcours correspondant à 2 phases de mise en place : « un itinéraire immédiat,  facile à créer sur des routes existantes en sécurisant seulement quelques passages dangereux, et un itinéraire futur très bien sécurisé, avec création de voies vertes ». Pendant 10 ans les collectivités ont suivi ces préconisations, reprises dans le Schéma Vélo de l’Entente. En itinéraire immédiat : le Lot-et-Garonne a ouvert dès 2002 la totalité entre Aiguillon et Fumel-Condat (80 km), le Lot en 2008 la partie Soturac-Cahors (80 km) puis la Communauté de Communes de la vallée du Lot, dans les années 2010, 15 km dans l’Aveyron entre Bouillac et Flagnac en itinéraire futur. Les projets étant au point mort, l’AF3V a organisé des randonnées militantes dans la vallée du Lot en 2011 et 2017, avec 40 cyclistes demandant à chaque étape aux élus d’agir pour la V86. « Ces actions ont poussé ceux-ci à se prononcer clairement en faveur de la création d’une voie verte sur l’ancienne voie ferrée entre Cahors et Capdenac-gare (60 km), malgré les oppositions des partisans d’une réouverture de la ligne : le Département du Lot, soutenu par la Région, a créé en 2019, un Syndicat Mixte qui a vocation à créer la voie verte, et toutes les Communautés de Communes de Cahors et Figeac se sont prononcées pour ce projet ! Il s’agit d’un projet lourd avec réfection de ponts et tunnels (investissements évalués à 20 millions €. Ce tronçon central de 60 km, qui passera par Saint-Cirq-Lapopie et Cajarc, sera une partie magnifique de la V86 ! ». En 2019, l’Aveyron a décidé de créer la V86 sur l’ensemble de son territoire entre Capdenac-gare et Saint-Laurent-d’Olt (150 km, soit 30 % de l’itinéraire principal), plus la variante Conques-vallée du Dourdou (65 km), en itinéraires immédiats améliorables par la suite.La pose des panneaux est en cours cet hiver 2020-2021 afin que dès juin 2021, les cyclo-randonneurs disposent de 215 km jalonnés. Vallée du Tarn-Causse (V85) : réalisée à 47 %, qui va avancer dans l’Aveyron ! La véloroute Vallée du Tarn-Causses-Sud Cévennes (V81) reliera Moissac (et la V80) à Quissac dans le Gard (et la V70 La Regordane) sur plus de 380 km en passant par Montauban, Saint-Sulpice-la-Pointe, Albi, Ambialet, Saint-Affrique, l’Hospitalet-du-Larzac, Sauclières-Le Vigan-Ganges-Quissac. Elle traversera 6 départements : Tarn-et-Garonne (60 km), Haute-Garonne (30 km), Tarn (120 km), Aveyron (120 km), Hérault (10 km) et Gard (50 km). L’AF3V a demandé cet itinéraire, en faisant des propositions pour le Tarn dès 2001, puis pour l’Aveyron en 2015, et en organisant une randonnée cycliste militante en 2015. La véloroute, créée dans le Tarn dès 2004, avance dans l’Hérault et le Gard depuis plusieurs années en voie verte sur une ancienne voie ferrée (30 km en plusieurs tronçons). En 2020, cette véloroute a progressé vers Montauban où une voie verte de 30 km a été dessinée entre Bressols, à 4 km de Montauban et Bessières, à 10kms de Saint-Sulpice-la-Pointe. « Bonne nouvelle : le département de l’Aveyron a décidé de créer la véloroute sur tout son territoire en 2021-2022, entre Réquista et Sauclières avec un itinéraire immédiat améliorable par la suite (120 km, soit 32 % de l’itinéraire principal). Une variante demandée par l’AF3V sera étudiée par Roquefort et Sainte-Eulalie-de-Cernon ». Véloroute du Piémont Pyrénéen (V81) : réalisée à 75 %, ouvre dans les Hautes-Pyrénées ! La véloroute du Piémont Pyrénéen (V81) reliera l’Océan Atlantique (et l’EV1) à la Méditerranée (et l’EV8) sur plus de 600 km en passant par Bayonne, Urt, Pau, Lourdes, Tarbes, Lannemezan, Boussens, Saint-Girons, Foix, Mirepoix, Chalabre, Rivesaltes, Le Barcarès. Depuis plusieurs années de grands tronçons de la V81, souvent en site propre, sont ouverts par les 5 départements traversés (plus de 450 km). « L’AF3V est intervenue avec une randonnée militante de promotion en 2013 et en faisant des propositions d’itinéraire pour les tronçons manquants : Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales… ». En 2020, le Département des Hautes-Pyrénées a ouvert 76 km de la V81 entre Tarbes et Tibiran-Jaunac, limite avec la Haute-Garonne, à 1 km de Saint-Bertrand-de-Comminges. Cet itinéraire sur routes peu fréquentées compose avec des montées parfois fortes. « L’agglomération TLP va ouvrir la V81 en 2021 entre Tarbes, Lourdes et Saint-Pé-de-Bigorre, les panneaux sont commandés ! ». Canal du Midi-Montségur : l’action locale a payé ! Les associations Aud’2V, Relais départemental AF3V et Malepère Evasion de Cailhau ont organisé en 2011, une première convergence-vélo sur Cailhau, village situé à mi-parcours du projet. Objectif visé : demander la création d’une voie verte de 30 km sur l’ancienne voie ferrée Bram (Aude)-Moulin-Neuf (Ariège) pour relier le canal du Midi à la voie verte déjà existante entre Mirepoix et Lavelanet. « L’argument souligné : l’emprise de la voie ferrée, propriété du département, est déjà praticable sur 24 km comme sentier pédestre. Chaque année, l’AF3V a organisé une « convergence à Cailhau » (9 au total !).Le département a ainsi lancé la réalisation de cette voie verte, appelée « voie verte Canal du Midi-Montségur ». Les ouvrages ont été réhabilités et la pose du revêtement est en cours en 3 tranches : fin des travaux en février 2023 ». Vallée de la Baïse (V82) : ouverte en totalité en 2 ans sur 3 départements Suite aux propositions et actions de l’AF3V qui a organisé une randonnée militante en 2012, les 3 départements du Lot-et-Garonne, Gers et Hautes-Pyrénées ont ouvert ce nouvel axe de randonnée. La véloroute vallée de la Baïse (V82) est un nouvel itinéraire qui longe la Baïse, entre Buzet-sur-Baïse, au nord, et Lannemezan au sud. Elle permet de relier la V80 (Canal des 2 Mers à vélo) à la V81 (véloroute du Piémont Pyrénéen) en 151 km, via Nérac, Condom, Valence-sur-Baïse, Mirande, Trie-sur-Baïse et Galan. La véloroute suit la rivière Baïse, et fait découvrir ses moulins, bastides, producteurs d’Armagnac, coteaux de la Gascogne, Vic-Fézensac terre de féria, Auch capitale… Le parcours, sur routes partagées peu circulées (10 % en voie verte), est le plus souvent dans la vallée, avec quelques montées de coteaux. Accès possible en train aux 2 extrémités et à Auch. Les 6 tronçons sont visibles sur le site : https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/898-veloroute-vallee-de-la-baise-v82-de-saint-jean-poutge-a-mirande/ D’autres véloroutes nationales avancent sur la région : Euro-véloroute La Méditerranée à vélo (EV8) qui avance le long de la mer méditerranée (815 km prévus)Euro-véloroute La Transibérique (EV3) presqu’achevée en Lot-et-Garonne et dans la traversée des LandesVéloroute vallée de la Dordogne (V91) qui passera dans le Nord du LotVéloroute trans Massif Central (V87), itinéraire Nord-s=Sud qui traversera le Lot et le Tarn-et-Garonne Des animations sur les véloroutes et voies vertes Dans les années 2010, Julien en qualité de délégué régional AF3V, a donc organisé des randonnées à vélo militantes pour promouvoir les grandes véloroutes de la région, sur le même modèle : un groupe de 30 à 40 cyclo-randonneurs de l’AF3V parcourt du 1er au 12 Juillet une future véloroute, soit 600 km environ, en demandant son aménagement et en suivant le « meilleur itinéraire possible et préfigurant celui demandé ». A chaque étape, une rencontre avec les associations locales, la presse et les élus est organisée, un site internet est mis en ligne avec toutes les informations pratiques, et reste accessible pour attirer d’autres cyclistes. Retrouvez les randonnées vélo sud AF3V : 2011 : vallée du Lot (V86)2012 : véloroute V81 et vallée de la Baïse (V82) 2013 : véloroute du Piémont Pyrénéen (V81)2015 : vallée du Tarn-causses-sud Cévennes (V85)2017 : vallée du Lot (V86) thème : « Quoi de neuf six ans après ? » Montée vers les sources du Lot, ici sur la N88 vers Badaroux (11-07-2015) «  Ces actions, qui ont essaimé dans la région du Limousin, ont été efficaces : même si d’autres facteurs généraux ont aussi joué pour faire avancer les projets, ces actions de l’AF3V-sud ont accéléré les prises de conscience des élus locaux, qui ont fini par lancer l’aménagement des véloroutes, dans tous les départements même les plus réticents : Aude, Gers, Hautes-Pyrénées, Aveyron, Lozère. Résultat : en 2020, tous les départements d’Occitanie ont une politique de création des VVV ! » confie t-il enthousiaste. Aux sources du Lot 12 Juillet 2017 Autres actions à considérer également : la gestion du site internet de l’AF3V dans le sud www.vvv-sud.orgune liste de discussion des cyclistes AF3V et sympathisantsune demande d’une voie verte Moux-La Redorte-Caunes-Minervois (Aude) (31 km dont 24 en voie verte), avec une action inter-associatives avec la FFCT : une pétition et une convergence cycliste le en 2016la participation au festival annuel du voyage à vélo La Roue Tourne organisé par 2Pieds 2Roues à Roques-sur-Garonne entre 2016 et 2020, où Julien est responsable des stands Associations, des organismes de Tourisme, des vélocistes et matériels. * Pour soutenir et adhérer à l’AF3V
Sophie POUILLY | le 18/12/2020
EN RÉGION
Plein phares sur notre relais local de la Loire.
À Saint-Etienne, le correspondant du relais local est Thierry Gaubert. Le site de son association, que je vous présente aujourd'hui, se nomme OCIVELO. Le président de l'association Ocivélo, Florent Missemer, peut être fier de son site internet, aussi clair et lisible que les meilleurs. Première qualité, il est bien à jour et l'on s'y montre très réactif par rapport à la 2ème vague de covid.Seconde qualité, il met en valeur ce qui fait l'originalité d'Ocivélo. J'ai relevé, en plus des partenaires classiques que sont l'AF3V, la FUB, Rue de l'Avenir et L'Heureux Cyclage, Enercoop, un fournisseur français d'électricité d'origine renouvelable. Et c'est Enercoop qui fournit le courant des locaux d'Ocivélo. Ocivélo est une association dont les membres cotisent selon leur désir et leurs moyens car il n'y a pas de tarif imposé. On peut aussi consulter une rubrique "Comment participer", autre façon de faire vivre l'association.L'atelier d'auto-réparation et la vélo-école sont bien présents. Plus rare : Ocivélo dispose dans un quartier de Saint-Etienne d'un garage à vélo qui est mis à disposition des membres de l'association… un avantage fort appréciable. Enfin, ce que je n'ai vu dans aucune autre association, et que présente fort bien son site, c'est le vélo pédagogique conçu par un jeune (Alban Provenat) dans le cadre de son service civique. Imaginez une grosse malle en bois, aisément transportable là où on devra expliquer comment fonctionne un vélo. À l'intérieur de la malle, le vélo démonté se présente sous la forme la plus astucieuse qui soit parce que chaque élément, cadre, pédalier etc est d'une couleur différente. Ceux qui veulent comprendre comment est fait un vélo en ont un à disposition, que l'on peut monter puis démonter à volonté. J'ai consulté avec intérêt et plaisir ce site qui n'oublie pas d'être humoristique. Pour preuve, allez-voir vous-même ocivelo.fr et vous ne tarderez pas à dénicher une magnifique Statue de la Liberté qui brandit au-dessus de sa tête… un vélo ! Elisabeth Gerson, référente Communication AF3V.
Sophie POUILLY | le 30/11/2020
VÉLO EXPRESS
[INTERVIEW] "Le digital ? Un terrain d'action militante qu'on ne peut plus négliger !"
Ils sont issus du monde associatif, du secteur public, de l’entreprenariat. Leurs points communs : porter un projet à impact positif… et le faire en s’appuyant sur une vision inspirante de la communication digitale. Chaque mois, la Maison 6 donnera la parole à l’un d’entre eux ! Pour ouvrir le bal, nous avons rencontré Julien Dubois, client fidèle de la Maison 6 et président de l’Association Française pour le Développement des Véloroutes et Voies Vertes, ou AF3V.   Bonjour Julien Dubois ! Pouvez-vous nous présenter ce qu’est l’AF3V et ce qu’elle défend ? Julien Dubois : L’AF3V est une association d’usagers, qui œuvre au développement d'un réseau continu et sécurisé de Véloroutes et Voies Vertes (VVV) en France. Pour les territoires comme pour leurs habitants, les enjeux sont importants. D’abord, parce que ces voies sont essentielles à l’expansion du tourisme vert et du vélo de loisirs. Mais il y a un autre enjeu, tout aussi fort, autour de l’inclusion sociale. A l’AF3V, nous défendons l’idée que les véloroutes et voies vertes sont aussi un moyen rapide et efficace de se déplacer au quotidien…  et qu’elles peuvent aider beaucoup de personnes en situation de précarité à rompre leur isolement. C’est particulièrement vrai pour celles et ceux qui résident dans des territoires ruraux ou périurbains souvent mal desservis par les transports en commun. A quel(s) public(s) vous adressez-vous ? Julien Dubois : Avec 600 adhérents et 50 délégations locales, notre champ d’action est national. Quant à nos publics, on pourrait les regrouper en trois grandes catégories.  Notre projet Vélo expresS, lancé tout récemment, s’adresse aux personnes précaires et isolées. Pour les aider à s’emparer du réseau des véloroutes et voies vertes, nous leur proposons des ateliers de remise en selle et des itinéraires sur mesure, élaborés au plus près de leurs besoins.  Sur notre site internet, récemment refait à neuf, nous éditons aussi une carte interactive très complète du réseau, qui intéresse principalement les cyclistes de loisir et les cyclotouristes. Enfin, notre action suppose aussi de sensibiliser les aménageurs et les collectivités publiques, qui portent les projets de nouveaux aménagements ou de restauration de voies existantes. Notre objectif, c’est qu’ils prennent en compte dès le début toute la diversité des usages des VVV, et qu’ils aient conscience du formidable potentiel d'inclusion sociale de ces aménagements. Quels sont les enjeux de la communication digitale pour une association comme la vôtre ? Julien Dubois : Un enjeu de visibilité, en premier lieu ! Nous utilisons le digital pour faire connaître nos actions, pour mieux mobiliser nos adhérents et nos sympathisants et pour que ce que nous défendons aie davantage de poids aux yeux des décideurs publics. Bien évidemment, pour que tout ça ait du sens, il faut du fond, du concret, et des actions de terrain. Mais le digital est un terrain de l’action militante que l’on ne peut plus se permettre de négliger aujourd’hui. Dans le même temps, s’emparer de ce sujet est particulièrement complexe pour une organisation comme la nôtre. Notre équipe, composée de deux salariées et de bénévoles, n’a pas toutes les compétences pour répondre à nos besoins, et c’est normal. Avec la refonte de notre site Internet, nous nous sommes rendus compte que nous ne pouvions pas tout faire, ni tout gérer nous-mêmes. C’est une problématique partagée par beaucoup d’associations : la conviction qu’il faut y aller, et un gros manque de moyens qui nous retient. C’est un peu l’histoire du serpent digital… qui se mord la queue ! Pouvez-vous revenir sur cette refonte de votre site Internet ? Comment avez-vous travaillé là-dessus ? Aujourd’hui, diriez vous que vous êtes satisfait du résultat ? Julien Dubois : La refonte de notre site Internet, nous l’avons travaillée dans deux directions. D’abord, via une partie « site vitrine » destinée à valoriser l’activité de notre association et à montrer son dynamisme. L’autre grand volet a été celui de la carte interactive. En mettant à disposition cet outil, nous sommes dans l’activité de service. Nous rendons un service concret aux internautes qui nous visitent… et manifestement, nous répondons à une vraie demande : même avant de le retravailler, notre site enregistrait 800 000 visiteurs uniques par an, ce qui est un très beau résultat. Cette carte, c’est un outil très attractif. Notre souci est de ne pas nous y perdre en tant qu’association, et que notre dimension militante reste bien visible. S’il fallait faire un petit bilan, je dirais que la nouvelle version de notre site est plus ergonomique et que nous sommes mieux référencés sur google. Notre banque de données géographique est également bien mieux sécurisée. Mais il reste du travail ! Nous devons notamment encore affiner notre politique d’animation, de gestion du site au quotidien… et transformer beaucoup plus de nos visiteurs en adhérents pour prendre encore de l’envergure ! www.lamaison6.fr
Elisabeth GERSON | le 02/11/2020
ACTU VÉLO
Vélo expresS : dispositif mobilité inclusive - France 3 en parle !
Article paru sur France 3 Centre - Val de Loire le 7 octobre 2020 Tours : se remettre en selle, une formation à vélo pour rompre l'isolement des personnes en situation d'exclusion Deux associations se mobilisent pour permettre aux personnes en difficulté de retrouver une certaine autonomie dans les déplacements du quotidien. La capacité à se déplacer n'est pas garantie pour tous en France. Et le vélo peut, dans certains cas, être un outil précieux pour une réinsertion. Avec l'association AF3V (association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes), le collectif cycliste 37 (CC37) inaugure, ce mardi 6 octobre, le dispositif  "Vélo expresS". Au sens propre comme au sens figuré, il s'agit de "se remettre en selle". La mobilité inclusive, c'est permettre à toutes les personnes qui sont en difficulté de trouver une solution au quotidien. Selon nous, le peut en être une.Sophie Verdellet, AF3V, Resp. de projet "Vélo expresS" "En accompagnant l'utilisation de cet outil et en aménageant correctement les infrastructures, on peut aider les personnes en situation d'exclusion économique et sociale. Surtout celles habitant en périphérie des grandes villes ou en milieu rural, car c'est dans ces zones qu'il y a une plus grande dépendance à l'automobile et que les transports en commun sont moins performants", poursuit Sophie Verdellet.Expérimenté dans l'Essonne (91) en 2019, le dispositif "Vélo expresS" est cette année déployé dans le Rhône (Lyon) et l'Indre-et-Loire. A Tours, le Collectif Cycliste 37, habitué à cette problématique avec sa vélo-école pour adultes, a naturellement été choisi pour le mettre en place.La première session démarre ce mardi 6 octobre, avec 7 personnes inscrites, et se poursuivra jusqu'au 16 octobre :"Il s'agit de former ces personnes pour les rendre totalement autonomes à vélo, surtout dans le domaine professionnel : se rendre à un entretien d'embauche, sur un lieu de stage, de formation ou de travail", explique Fabien Frugier, éducateur mobilité à vélo pour le CC37. Les bénéficiaires de cette formation sont choisis par des structures qui œuvrent dans le domaine de l'insertion sociale ou professionnelle. Il s'agit de demandeurs d'emploi, de bénéficiaires du RSA, mais aussi de personnes qui sont dans une certaine solitude, en manque de soutien ou d'amitié."L'objectif est aussi de toucher des personnes issues des quartiers prioritaires de la Métropole, poursuit Fabien Frugier, le Sanitas ou les Rives du Cher, la Rabaterie ou la Rabière. Il n'y a pas que les zones péri-urbaines ou rurales qui sont concernées, il y a aussi des gens qui veulent lâcher leur voiture pour prendre le vélo sur des trajets urbains courts."Les prochaines sessions de Vélo expresS à Tours se dérouleront en 2021. Et l'AF3V espère bien convaincre d'autres départements pour rallier  ce dispositif dès l'an prochain. P. FERRET Lire l'article en ligne
Sophie POUILLY | le 08/10/2020
ACTU VÉLO
Plan vélo et mobilités actives : Pour l’AF3V, la parole des usagers doit compter !
Barbara Pompili, ministre de la Transition Ecologique, l’a exprimé en ces termes : « le pays est en train de vivre un moment vélo ». Et pour soutenir cette nouvelle dynamique, engagée au moment du déconfinement, l’État a décidé de frapper fort. Mi-septembre, la Ministre annonçait pour les deux années à venir le doublement du budget alloué au Plan vélo et mobilités actives. Mais pour l’AF3V, cette excellente nouvelle comporte des failles, relatives aux conditions d’attribution des fonds aux collectivités locales. On fait le point. Engagé par Elisabeth Borne en 2018, le Plan Vélo Mobilités actives, c’était une enveloppe de 350 millions d’euros sur sept ans, dédiée au cofinancement par l’Etat de projets d’infrastructures cyclables portés par des collectivités territoriales. Mais la Covid-19 est passée par là, et depuis le déconfinement, la pratique du vélo connaît un engouement sans précédent dans le pays. Pour Pierre Hémon, Vice-président de l’Association pour le Développement des véloroutes et voies vertes (AF3V), « on assiste à une formidable dynamique, même si la démultiplication des cyclistes engendre quelques conflits d’usage. Il faut dire qu’énormément d’infrastructures ne sont pas encore au niveau ! ». Une réalité que l’État semble avoir prise en compte, comme en témoignent les récentes annonces de Barbara Pompili. On pense en particulier au doublement, pour les deux ans à venir, du budget alloué au Plan vélo mobilités actives. De 50 millions d’euros annuels, celui-ci passera à 100 millions jusqu’en 2022. L’expertise des usagers, grande oubliée du plan vélo ! Engagée depuis plus de vingt ans pour porter la parole des usagers jusqu’aux aménageurs, l’AF3V salue cet effort sans précédent. Néanmoins, l’association pointe une faille majeure dans le dispositif : les conditions d’attribution de ces fonds supplémentaires aux collectivités. En effet, l’Etat n’impose aux aménageurs aucune concertation avec les usagers pour soutenir un projet. Pour Julien Dubois, Président de l’AF3V, « l’expertise d’usage des associations n’est pas reconnue. C’est très regrettable, parce que les aménagements cyclables réalisés sans concertation avec les usagers sont souvent en décalage avec leurs besoins. Et en matière de politique cyclable, nous n’avons plus le droit, ni le temps, de nous tromper ». Plus qu’une complète victoire, les annonces de la Ministre apparaissent donc davantage comme un premier pas, dont l’AF3V suivra avec attention la mise en œuvre. Contact presse : Elisabeth  Gerson - communication@af3v.org Télécharger le communiqué de presse .pdf
Sophie POUILLY | le 01/10/2020
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