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AMÉNAGEMENT
Vaucluse/Drôme : retour sur la reconnaissance à vélo de la future véloroute de l'Ouvèze
Autour de la délégation AF3V Vaucluse et de la délégation régionale AF3V PACA, nous étions sept à prendre le départ, le samedi 30 mai, afin de reconnaître le tracé de la future véloroute de l'Ouvèze sur laquelle deux sections, de 9 km environ chacune, sont déjà aménagées en grande partie sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée Orange - Buis-les-Baronnies Au pied des Dentelles Nous commençons devant l'ancienne gare de Jonquières sur la Via Venaissia (véloroute qui relie les gares de Carpentras et d'Orange ainsi que la ViaRhôna). Un parcours dont le tracé bientôt jalonné, nous a été communiqué par le département de Vaucluse nous amène à Violès sur des chemins communaux très peu fréquentés offrant de belles vue sur le Ventoux et les Dentelles de Montmirail. Après Violès, excepté lors du beau passage à Gigondas sur le chemin de St-André  (Domaine viticole Gabriel Rey), l'itinéraire évolue totalement sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée  avec une jolie traversée de l'Ouvèze sur un pont ferroviaire. Les Côtes du Rhône Le tronçon suivant qui débute près du tennis de Sablet (panneau RIS relais / informations / services) est d'ores et déjà  mis en service avec un fléchage "Véloroute de l'Ouvèze". Il dispose de trois sections de voies vertes (en tout 3 km) aménagées sur l'emprise ferroviaire dans la Communauté de Communes Vaison-Ventoux (CCVV). Surprise: en passant au stade de Séguret, ce matin-là, la CCVV organisait, dans le cadre de Mai à Vélo, une fête du vélo proposant animations gratuites pour petits et grands, balades, stands, jeux et défis, et ... découverte de la véloroute de l’Ouvèze. L'occasion pour nous de rencontrer techniciens et élus engagés sur le projet. Nous déclinons l'invitation pour l'apéritif afin de poursuivre la balade entre collines, villages renommés et vignobles des Côtes-du-Rhône aux appellations connues. Après Violès, Gigondas, Sablet et Séguret, l'ancien chemin de fer poursuit son chemin sur des petites routes dans les vignes de Roaix avant d'entrer dans Vaison-la-Romaine sur des sections aménagées en CVCB (Chaucidou) suivies d'une voie verte (1,3 km environ) qui longe le jardin des 9 damoiselles, lieu où nous pique-niquons. Entre Vaucluse et Drôme Notre itinéraire, désormais sans jalonnement, traverse Vaison-la-Romaine. Après un arrêt près du pont romain (le seul ayant résisté à toutes les crues de l’Ouvèze, y compris celle de 1992), nous abordons une nouvelle traversée de l'Ouvèze. Ici, le Département de Vaucluse avec l'aide de l'Etat effectue des travaux sur l'ancien pont SNCF qui sera libéré de toute circulation motorisée pour accueillir la véloroute. Á la sortie de ce pont, une piste cylable, ceinturant le nouveau rond-point créé, puis longeant la RD938, a été aménagée. Elle donne accès à une route tranquille conduisant à l'ancienne gare de Crestet près de la Mairie. Le démarrage des travaux du deuxième tronçon de la véloroute entre Vaison-la-Romaine et Mollans-sur-Ouvèze, d’une longueur de 18 km environ est prévu pour fin 2026 avec une livraison pour 2027. Nous continuons sur l'emprise ferroviaire par des chemins caillouteux pour retrouver un parcours sur petites routes s'approchant des bords de l'Ouvèze sur la commune d'Entrechaux (court tunnel de 42 m). L'itinéraire entre dans le Département de la Drôme, quatre kilomètres avant d'arriver au coeur du beau village de Mollans-sur-Ouvèze et ses nombreuses fontaines. Cette commune, bien que sise dans la Drôme, fait néanmoins partie de la Comunauté de Communes Vaison Ventoux aux côtés de 17 communes situées en Vaucluse. Voir l'actualité sur le site de la CCVV Vers les Baronnies A Mollans, surnommée "porte des Baronnies", nous retrouvons un balisage avec panneaux "Véloroute de l'Ouvèze". L'ancien chemin de fer, en rive gauche de l'Ouvèze passe sous un pont sur le rebord duquel une chapelle a été jadis édifiée en encorbellement au dessus de la rivière. Nous nous attardons sur une aire de repos ombragée avant de poursuivre sur la voie réutilisée désormais par une route en sous bois appréciée par les familles en recherche de baignade. Le goudron disparaît bientôt au profit d'un tronçon gravillonné. Par un court raidillon nous atteignons, près de Pierrelongue, la passerelle himalayenne (piétons / vélos)  au-dessus de l’Ouvèze créée en 2024 suivie du tunnel de la Penne (305 m) et d'une voie verte au revêtement rugueux. Parallèlement à la RD5, le Département de la Drôme a aménagé quelques sections de voies vertes lisses protégées de la chaussée par des séparateurs en béton dont une équipée d'une passerelle sur le ravin des Aspirants. Après la ZA de Lapalun, une autre courte passerelle a été installée permettant d'emprunter une voie en impasse peu fréquentée qui longe la rivière. Sur des voiries urbaines calmes, l'itinéraire porté par la Communauté de communes Baronnies Drôme Provençale (CCBDP) et ses partenaires s'achève dans le centre de Buis-les-Baronnies, au pied du rocher Saint-Julien. Voir  l'actualité sur le site de la CCBDP Dimanche à l'arrivée, Olivier, délégué AF3V Drôme Sud, nous a rejoint pour le repas du soir sur la terrasse d'une brasserie proche du camping où certains d'entre nous, non-campeurs, ont pu réserver à la nuitée une tente toilée sur structure en bois. Nous rentrons le lendemain en empruntant le même tracé que la veille.  Il fait chaud : la baignade bat son plein sur les plages de galets de l'Ouvèze et il fait soif : un arrêt s'impose près de la mairie de Crestet au café vélo Le Club qui devrait attirer de nombreux cyclistes lorsque la continuité cyclable de 50 km environ sera possible entre Jonquières et Buis-les-Baronnies. Côté Vaucluse, la véloroute de l'Ouvèze représente un des itinéraires structurants du schéma vélo du Département. L'AF3V souhaite qu'elle soit prolongée vers le sud jusqu’à Sorgues, commune à la confluence du Rhône, et a testé le 31 janvier un parcours de 20 km entre Jonquières et Sorgues. Cette proposition de liaison qui pourrait se poursuivre "au fil de l'eau de l'Ouvèze" est jugée pertinente mais ce projet n'est pas encore d'actualité. Voir  l'actualité sur le site AF3V
Sophie POUILLY | le 10/07/2026
ACTU VÉLO
Voies vertes et petites lignes ferroviaires : Vers un dualisme vertueux
Pendant des décennies, la trajectoire semblait linéaire : une ligne ferroviaire secondaire non rentable était fermée, puis parfois convertie en voie verte. Mais face à l'urgence climatique et une sensibilité écologique inédite, le paradigme change. La demande citoyenne et politique pour des transports collectifs décarbonés a explosé, autant que le tourisme à vélo ou les mobilités actives. Les « petites lignes », autrefois jugées obsolètes, révèlent aujourd'hui un potentiel de réouverture massif pour désenclaver les territoires ruraux et périurbains. Entre la nécessité de revitaliser le rail et l'engouement pour le vélo, les emprises ferroviaires françaises se retrouvent au cœur d'une double ambition.  Comment concilier ces deux dynamiques ?   C’est ce que l’AF3V vous invite à découvrir lors de son colloque « Destination voie verte ? Penser la requalification des emprises ferroviaires » organisé le mardi 22 septembre 2026 à Toulouse.  On y parlera de potentiel et de réversibilité…  Le réseau des Lignes de Desserte Fine du Territoire représente environ 7 600 kilomètres, soit un quart du réseau ferré national. Longtemps promises à l'abandon ou à la transformation exclusive en voies vertes, ces lignes font face à un regain d'intérêt.  Dans son plan de 2025, la Fédération Nationales des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT) préconise de rouvrir près de 20 % de ce réseau en se basant notamment sur le potentiel de fréquentation (plus de 1000 voyageurs / jour). L’AF3V soutient globalement la réouverture de ces tronçons sélectionnés par l’association.    Le rapport du Cerema de 2020, quant à lui, posait déjà les bases d'une doctrine claire : l'aménagement d'une voie verte sur une ancienne ligne de train ne doit pas être un point de non-retour, mais une forme de « pré-aménagement » permettant de sanctuariser l’avenir du rail en gelant le foncier. Mais si la demande de transport collectif justifie une réouverture ferroviaire, la voie verte peut être déplacée ou transformée. Cette réversibilité offre une souplesse politique et technique inédite, transformant la voie verte en une réserve foncière active.   … de biodiversité et de patrimoine…  Au-delà de l'infrastructure pure, les emprises à l'abandon se transforment souvent en de riches friches ferroviaires, véritables réservoirs de biodiversité. La requalification en voie verte pose alors un paradoxe : comment aménager sans détruire cet écosystème spontané ?   Ce respect de l'existant s'étend au patrimoine bâti. Les gares, anciennes haltes et maisons de garde-barrière représentent une valeur mémorielle exceptionnelle. Le défi actuel consiste à redonner vie à ces lieux.   … et de cohabitation territoriale et technologique  Le rapport 2025 du Cerema insiste sur le passage d'une logique d'exclusion (« le train ou le vélo ») à une logique de complémentarité et de co-circulation, via par exemple l’aménagement de voies vertes en flanc de voie, cohabitation des deux modes sur une même emprise. En parallèle, les innovations technologiques rebattent les cartes : l'émergence de trains très légers et décarbonés permet de relancer des circulations ferrées moins lourdes, moins coûteuses et plus adaptées à un partage de l'espace avec les mobilités actives.   La requalification des emprises ferroviaires en France ne doit plus être synonyme de deuil du rail mais le laboratoire d'un aménagement du territoire résilient, capable d'évoluer au gré des besoins de mobilité, tout en protégeant le patrimoine et la nature.   Venez suivre les débats et les présentations de nos intervenants lors du colloque « Destination voie verte ? Penser la requalification des emprises ferroviaires », le mardi 22 septembre à Toulouse.  Ancienne voie ferrée dans le Tarn.
Sophie POUILLY | le 10/07/2026
VIE DE L'ASSOCIATION
Les travaux de l’AF3V reconnus au niveau national mais aussi européen
L’AF3V commence à récolter ce qu’elle sème depuis plusieurs années. L’ECF, la Fédération Européenne des Cyclistes, vient de publier un premier guide sur les revêtements des aménagements cyclables. La promotion en est faite dans leur dernière newsletter où l’on peut lire : " Nouvelle publication sur les revêtements des infrastructures cyclables." Dans le cadre du projet européen CycleRight, l’ECF vient de publier un document qui passe en revue les différents revêtements utilisés pour les aménagements cyclables et leur incidence sur la sécurité, le confort, l’accessibilité, la transition écologique et l’impact sur l’environnement.  Ce guide précise les indicateurs de performance, compare les types de revêtement les plus utilisés et insiste sur les problèmes tels que les remontées racinaires, l’écoulement des eaux de ruissellement, les espaces patrimoniaux et la couleur des revêtements. CycleRight-Guide-Surface.pdf  Notre livret Revêtement des Voies Vertes : déjouer les idées reçues pour un choix écoresponsable y est cité à plusieurs reprises. Le guide de l’ECF passe en revue d’autres revêtements que le stabilisé et l’enrobé, mais arrive à la même conclusion. L’AF3V est évidemment créditée dans la bibliographie. De même que dans le magazine belge AVELLO qui, dans son numéro du premier trimestre 2026, a consacré un dossier intitulé Voies Vertes, vive le béton ? et qui s’appuie aussi sur nos arguments. Notre deuxième livret Réaffectation de voies : valoriser le réseau rural au service des mobilités actives n’est pas en reste. L’AF3V est invitée à participer aux échanges relatifs à cette thématique lors d’une grande journée consacrée au vélo organisée par la région Bourgogne-Franche-Comté le 6 octobre prochain à Dijon, aux côtés de l’ADEME et la DREAL.   Soulignons ici le travail des bénévoles et de nos salariées qui ne ménagent pas leurs efforts et qui se sont engagés pendant des mois pour que ces colloques voient le jour de même que leurs publications connexes.   Si vous n’avez pas encore lu nos 2 livrets, vous pouvez demander votre exemplaire numérique à : info@af3v.org
Sophie POUILLY | le 06/07/2026
VIE DE L'ASSOCIATION
Christelle Cubaud, réélue Présidente de l'AF3V
Samedi 25 avril, l'AF3V tenait son Assemblée Générale (AG) à Paris. Une quarantaine d'adhérents ont fait le déplacements jusqu'à la Halle Pajol dans le 18e arrondissement de la capitale. Après une matinée consacrée à la compilation des projets à l'étude, en cours ou réalisés en lien avec les anciennes emprises ferroviaires en vue du colloque "Destination voie verte ? Penser la requalification des emprises ferroviaires"... ...les adhérents se sont retrouvés pour un après-midi intense autour : des rapports moral, d'activités et financier 2025. de la présentation des ambitions 2026 en développant, renforçant et pérennisant les partenariats financiers, institutionnels, associatifs, privés et publics. de l'élection des vérificateurs aux comptes et du nouveau conseil d'administration (CA). Télécharger le procès verbal de l'Assemblée Générale 2026. Pour cette nouvelle année, le conseil d'administration sera composé de 10 membres élus et 1 membre invité. A la suite de cette AG, le CA a réélu Christelle Cubaud en tant que Présidente pour un an. "..." Voir la composition du Conseil d'administration et du Bureau. Merci pour l'engagement de celles et ceux qui n'ont pas renouvelé leur candidature au Conseil d'administration : Marc Linsig, Elisabeth Gerson, Christian Rousson et Michel Vanvolsem. De gauche à droite : Thierry Gloaguen (administrateur), Philippe Marchina (trésorier), Christelle Cubaud (présidente), André Attia (administrateur), Anca Duguet (administratrice), Christophe Derouet (administrateur), Pierre Hémon (1er vice-président), Serge Philippe (Secrétaire) et Armand Portaz (2e vice-président).
Sophie VERDELLET | le 20/05/2026
EN RÉGION
Pont de Normandie - Episode #12 : La manifestation de Mai à vélo
A l’occasion de Mai à Vélo, l’AF3V et la Roue Libre avaient appelé l’ensemble des associations cyclistes à se joindre à elles pour une grande balade “manifestive” au pied du pont de Normandie. L’appel, soutenu par FFvélo et FFC, a été bien entendu et les cyclistes sont venus en nombre de toute la Normandie et de la région parisienne réclamer des conditions de circulation sûres pour traverser la Seine.  Les médias locaux se sont fait l’écho de cette manifestation, sous la surveillance surprise de la gendarmerie... L'équipe de France 3 Normandie a passé un très long moment avec nous, au départ du cortège à la gare du Havre, au pied du pont (avec un direct pour l’édition du journal de la mi-journée) puis sur le pont, en suivant Thierry, un de nos administrateurs, qui a accepté de se lancer sur la traversée aller-retour !   Pont de Normandie : des cyclistes manifestent pour réclamer des aménagements sécurisés https://youtu.be/-fr2z1x5Iqc Plusieurs membres de l’association Dérailleurs Calvados nous avaient rejoints pour l’occasion, soit à la gare routière du Havre, soit au pied du pont. Leur pique-nique terminé, ils ont pris le chemin du retour à vélo, en traversant une nouvelle fois la Seine sur le pont. La CCI a été interviewée par Le Courrier Cauchois et France 3 Normandie. Elle continue de prétendre qu’il n’existe pas de solution sur le pont. Ce qui est faux. Le rapport de l’étude qu’elle a elle-même commandée auprès du cabinet Inddigo indique le contraire.  Pour mémoire, la CCI a été contrainte par la CADA ((Commission d’Accès Aux Documents Administratifs, que nous avions saisie début 2023) de nous communiquer les conclusions de cette étude, qu’elle ne voulait manifestement pas divulguer. Le feuilleton est à retrouver dans son intégralité ici : Le plaidoyer | AF3V  Forts de la mobilisation réussie autour de cette action au pied du pont, nous allons réfléchir avec nos partenaires à la meilleure stratégie à suivre. Cette action n’est donc que le début d’une nouvelle mobilisation élargie !   Revue de presse de la manifestation  Le journal de 8h du mercredi 6 mai 2026  "Il n'a pas été pensé pour les cyclistes": des collectifs se mobilisent pour dénoncer la dangerosité du pont de Normandie  Pointe de Caux. Des cyclistes appelés à faire le pont... au pied du pont de Normandie le 8 mai pour réclamer plus de sécurité  Le Havre. Une balade pour réclamer plus de sécurité pour les cyclistes sur le pont de Normandie  Pont de Normandie : les cyclistes se mobilisent ce vendredi 8 mai pour dénoncer une traversée « hautement dangereuse »  « Cette inertie met en danger les cyclistes » : ils réclament une vraie piste sur le pont de Normandie - Paris Normandie  Pont de Normandie : un appel à la mobilisation pour sécuriser le passage des cyclistes, ce vendredi 8 mai 2026 - Paris Normandie   « Faut-il un mort pour faire bouger les choses ? » : ils réclament une piste cyclable sécurisée sur le pont de Normandie  Pont de Normandie : 150 cyclistes demandent des aménagements pour davantage de sécurité - ICI https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/programmes/france-3_normandie_france-3-basse-normandie?id=8415759 https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/programmes/france-3_normandie_france-3-basse-normandie?id=8415747
Sophie POUILLY | le 13/05/2026
ACTU VÉLO
Menaces sur la sécurité des cyclistes : l’AF3V alerte sur le projet de loi-cadre transports 
Communiqué de presse du mardi 5 mai 2026 Le gouvernement a engagé en février une procédure accélérée pour un projet de loi-cadre sur les transports. Malgré son ambition affichée de « sécuriser, renforcer et programmer les investissements », ce texte fait peser de lourdes menaces sur la sécurité des cyclistes et des usagers vulnérables. Voté par le Sénat le 28 avril, le projet va poursuivre sa navette parlementaire et revenir à l’Assemblée nationale.  Un projet de loi qui fragilise les mobilités actives   « Le vent semble avoir tourné et ne plus souffler dans le dos des cyclistes mais de face », déclare Christelle Cubaud, présidente de l’AF3V. Elle s’inquiète « de la possibilité donnée aux collectivités de proposer des aménagements au rabais et de donner la priorité aux véhicules motorisés », conséquence directe de la modification envisagée de l’article L228‑2 du Code de l’Environnement. Elle rappelle que « les chiffres de la mortalité des piétons et cyclistes sont alarmants » et que des aménagements qualitatifs et sécurisés, notamment hors agglomération, sont indispensables.   Des financements incertains qui menacent l’avenir du réseau cyclable   Le bilan de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) par la Cour des comptes et les données sur l’avancement du Schéma National des Véloroutes (SNV), publiés en avril, renforcent les inquiétudes.   « Les rapports se suivent et se ressemblent : sans volonté politique et sans plan de financement, les schémas directeurs cyclables des collectivités et le schéma national des véloroutes risquent de rester inachevés », conclut Christelle Cubaud. « Le bon sens commanderait plutôt d’accélérer leur réalisation, pour des raisons de santé, de sécurité des déplacements, d’environnement et d’économie, à l’heure où le prix des carburants s’envole et pèse lourd dans le budget des Français. »   L’AF3V appelle les députés à agir    Ce projet de loi-cadre a été adopté par le Sénat le 28 avril et va poursuivre sa navette parlementaire. En conséquence l’AF3V appelle les députés à :   Refuser la modification de l’article L228‑2 du Code de l’Environnement,   Exiger un Plan Vélo pluriannuel doté de financements fléchés, garantissant la continuité et la qualité des infrastructures cyclables.   Contact presse :  Christelle CUBAUD | 06 01 87 96 28 | ccubaud@af3v.org  Télécharger le CP
Sophie POUILLY | le 05/05/2026
AMÉNAGEMENT
Webinaire : « Réaffectation de la voirie : Agir pour développer le vélo dans les territoires ruraux »
Mercredi 13 mai 2026 de 14h. à 16h. L’AF3V vous invite à suivre le webinaire à 4 voix (Ademe/AF3V/FNH/FUB) qui sera orchestré par la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) « Réaffectation de la voirie : Agir pour développer le vélo dans les territoires ruraux » pendant lequel elle partagera les conclusions de son colloque et des multiples expériences de réaffectation qu’elle a recensées.   Ce temps d’échange permettra de croiser les regards entre acteurs nationaux et retours d’expériences de terrain, en s’appuyant notamment sur les travaux récents de l’Ademe et de la Fondation pour la Nature et l’Homme sur le potentiel de réaffectation de la voirie, les analyses de la FUB issues du Baromètre Vélo, ainsi que les recommandations portées par notre association pour le développement d’aménagements adaptés. Dans les territoires peu denses et intermédiaires, la dépendance à la voiture reste aujourd’hui très forte, bien souvent par manque d’alternatives adaptées. Une situation insoutenable pour de nombreux ménages, avec le renchérissement du prix de l’énergie. Pourtant, les attentes sont là, l’usage du vélo se développe et de nombreuses initiatives locales montrent qu’un autre modèle de mobilité est possible, plus sobre, plus accessible et mieux adapté aux réalités des territoires.  Ce webinaire s’adresse en priorité aux élu·es, technicien·nes des collectivités et associations locales souhaitant agir concrètement pour développer des alternatives à la voiture dans leurs territoires. S'inscrire
Sophie POUILLY | le 04/05/2026
ACTU VÉLO
Mai à vélo : Après les élections, place à l'action !
Le vélo au cœur de nos territoires Alors que s’ouvre la 6e édition de Mai à vélo et que les communes et les intercommunalités françaises viennent de renouveler leurs élus, une évidence s’impose : le vélo est désormais au cœur des attentes des Français. Depuis 2019, la pratique cyclable a progressé de 40 % en moyenne. La France compte près de 90 000 kilomètres d’aménagements cyclables et près d’un million d’enfants ont appris à rouler en sécurité grâce au programme Savoir rouler à vélo. Le vélo n’est plus une pratique marginale : il structure de plus en plus le quotidien de nos territoires, urbains comme ruraux. Ses bénéfices sont multiples et largement salués. Trente minutes par jour réduisent significativement les risques de diabètes, de maladies cardiovasculaires ou de cancers. Les modes actifs, dont le vélo, apaisent l’espace public, réduisent la pollution sonore et les émissions de CO₂. Ils permettent de lutter contre la sédentarité, améliorent la santé mentale, créent du lien social. Ils constituent aussi une réponse concrète aux déplacements courts — 65 % des trajets quotidiens font moins de 5 kilomètres — et un levier puissant de pouvoir d’achat et de liberté pour de nombreux ménages. L’engouement pour le vélo ces dernières années est aussi né de l’engagement local : maires, adjoints, agents, associations, citoyens, entreprises. C’est dans nos communes que les décisions se prennent, que les arbitrages se rendent, que les aménagements se concrétisent. Quelle que soit leur taille, les collectivités peuvent agir. Métropole, ville moyenne, commune périurbaine ou village : chacune peut sécuriser un axe structurant, améliorer une traversée de bourg, créer du stationnement devant une école, soutenir l’apprentissage, apaiser une rue. Le vélo n’est pas réservé aux territoires les plus fortunés ; il progresse partout où l’on décide d’avancer. En 2026, le Fonds vert permettra encore d’accompagner les territoires dans la réalisation ’aménagements adaptés à leurs besoins et à leurs capacités. Les collectivités, les associations, les acteurs du mouvement sportif et l’État poursuivent également leur mobilisation en faveur du développement de l’apprentissage du vélo. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous : pour améliorer les continuités cyclables, augmenter la visibilité et la sécurité de certaines infrastructures, pour aménager certaines voies secondaires en zone rurale. Un contexte économique limité ne saurait justifier l’inaction. Une politique cyclable se construit par petits pas quand les grandes avancées ne sont pas possibles. Le débat n’est plus de savoir s’il faut développer le vélo. La dynamique est engagée, profonde, durable. Pour aller plus loin et faire encore mieux, deux défis doivent désormais être relevés ensemble. Le premier est culturel. Le vélo ne doit plus être perçu comme une mode et un mode de déplacement réservé à quelques-uns. Créer le déclic vélo, c’est former les enfants dès le plus jeune âge, proposer des ateliers de remise en selle, sensibiliser au partage de la route, organiser des événements conviviaux, valoriser les initiatives locales. C’est précisément l’esprit de Mai à vélo : faire découvrir, rassurer, transmettre et donner envie. Cet engagement pour l’apprentissage et l’encouragement doit désormaisirriguer l’action des nouveaux élus dans toutes nos communes. Le second défi est un choix clair et assumé : faire du vélo une priorité durable de nos politiques de mobilité. Le vélo n’a plus de couleur politique. Il répond à des enjeux qui nous concernent tous : santé, qualité de vie, attractivité des centres-villes, transition écologique, autonomie des jeunes comme des ainés, accessibilité à la mobilité pour les personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite, économies budgétaires…Parce qu’il améliore notre vie quotidienne, le vélo dépasse les clivages et nous rassemble.Pour poursuivre cet élan, nous appelons collectivement à faire du mandat qui s’ouvre un temps d’action pour continuer à faire du vélo une pratique simple, accessible et adoptée par le plus grand nombre sur tous nos territoires. Le collectif Mai à vélo Signataires : Philippe Tabarot, ministre des Transports Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative (à confirmer) Simon Huffeteau, directeur de la Direction Ville et Territoires Durables à l’ADEME Patrick Guinard, président de l’Association de Promotion et d’identification des Cycles et de la mobilité active (APIC) Christelle Cubaud, présidente de l'Association Française pour le développement des Véloroutes et Voies Vertes (AF3V) Michel Callot, président de la Fédération Française de Cyclisme (FFC) Lydie Chénot, présidente de la Fédération Française de Cyclotourisme (FFVélo) Etienne Demur, co-président de la Fédération des Usagères et des Usagers de la Bicyclette, (FUB) Ophélie Laffuge, présidente des Femmes à Vélo Collégiale de L’Heureux Cyclage Nadine Annelot, présidente de la branche deux-roues de Mobilians Chrystelle Beurrier et Françoise Rossignol, co-présidentes du Réseau vélo et marche Grégory de Radigues, président de l'Union des Entreprises Sport & Cycle (UESC) Contacts Presse : Martin Kolle - martin.kolle@lobbycom.fr – 06 89 70 17 51 MAI à Vélo vous invite à signer sa tribune : Je représente une collectivité : " Je signe ! "
Sophie POUILLY | le 21/04/2026
VIE DE L'ASSOCIATION
Avantages exclusifs pour les adhérents de l'AF3V en 2026 !
Rejoignez l'AF3V pour faire des véloroutes et des voies vertes un véritable levier pour un monde pour respirable ! Exclusivités 2026 ! Grâce à ses partenaires Cartovia et Lecyclo, l'AF3V propose des remises exclusives à ses adhérents. En contrepartie de votre soutien, nous sommes heureux de pouvoir vous offrir ces avantages !Lors de votre adhésion, n'oubliez pas d'autoriser l'AF3V à transmettre vos coordonnées à ces deux partenaires. Ils en ont besoin pour activer les remises. En voilà une bonne raison de nous rejoindre cette année ! Des cartes pour comprendre et parcourir les territoires Cartovia est une librairie cartographique indépendante en ligne, spécialisée dans les cartes, guides et objets cartographiques dédiés à l’exploration des territoires. Cartovia adhère à l'AF3V et propose 5 à 10 % de réduction sur tous ses produits en ligne. Faciliter l’utilisation du vélo comme moyen de transport et outil de santé bien être, dans le respect de l’environnement Depuis 2008, Lecyclo.com rend le cyclisme urbain plus facile, plus sûr et plus confortable grâce à une gamme d'accessoires, d'équipements et de composants soigneusement sélectionnés. Lecyclo adhère à l'AF3V et propose 10 % de réduction sur tous ses produits en ligne avec le code AF3V10. Ces réductions sont valables pendant l'année 2026 et ne sont pas cumulables avec d'autres campagnes en cours. Nous préférons aussi vous prévenir qu'il peut y avoir un délai de traitement entre votre adhésion et l'activation de vos avantages. Et si cela ne suffisait pas, voici 4 autres bonnes raisons d'adhérer à l'AF3V : L’AF3V propose plusieurs montants d’adhésion : Individuel plein tarif : 20 €Individuel tarif réduit :10 €Famille (minimum 2 personnes) : 30€ Associatif : à partir de 30 €Professionnel (dont Codep FFVélo) : 200 € Soutien : 300 € Vous pouvez régler votre cotisation annuelle, valable du 1er janvier au 31 décembre 2026, par : Carte bancaire sur la plateforme HelloAsso : Adhérez à l'AF3V - 2026. Chèque à l'ordre de l'AF3V en téléchargeant le bulletin d'adhésion et en nous le retournant à : AF3V – Relais Vélo - 41 Place du Général du Gaulle - 60100 CREIL. Virement bancaire (demandez le RIB à spouilly@af3v.org) en notant bien votre nom en référence du versement.
Sophie VERDELLET | le 03/04/2026
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L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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