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AMÉNAGEMENT
Vaucluse/Drôme : retour sur la reconnaissance à vélo de la future véloroute de l'Ouvèze
Autour de la délégation AF3V Vaucluse et de la délégation régionale AF3V PACA, nous étions sept à prendre le départ, le samedi 30 mai, afin de reconnaître le tracé de la future véloroute de l'Ouvèze sur laquelle deux sections, de 9 km environ chacune, sont déjà aménagées en grande partie sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée Orange - Buis-les-Baronnies Au pied des Dentelles Nous commençons devant l'ancienne gare de Jonquières sur la Via Venaissia (véloroute qui relie les gares de Carpentras et d'Orange ainsi que la ViaRhôna). Un parcours dont le tracé bientôt jalonné, nous a été communiqué par le département de Vaucluse nous amène à Violès sur des chemins communaux très peu fréquentés offrant de belles vue sur le Ventoux et les Dentelles de Montmirail. Après Violès, excepté lors du beau passage à Gigondas sur le chemin de St-André  (Domaine viticole Gabriel Rey), l'itinéraire évolue totalement sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée  avec une jolie traversée de l'Ouvèze sur un pont ferroviaire. Les Côtes du Rhône Le tronçon suivant qui débute près du tennis de Sablet (panneau RIS relais / informations / services) est d'ores et déjà  mis en service avec un fléchage "Véloroute de l'Ouvèze". Il dispose de trois sections de voies vertes (en tout 3 km) aménagées sur l'emprise ferroviaire dans la Communauté de Communes Vaison-Ventoux (CCVV). Surprise: en passant au stade de Séguret, ce matin-là, la CCVV organisait, dans le cadre de Mai à Vélo, une fête du vélo proposant animations gratuites pour petits et grands, balades, stands, jeux et défis, et ... découverte de la véloroute de l’Ouvèze. L'occasion pour nous de rencontrer techniciens et élus engagés sur le projet. Nous déclinons l'invitation pour l'apéritif afin de poursuivre la balade entre collines, villages renommés et vignobles des Côtes-du-Rhône aux appellations connues. Après Violès, Gigondas, Sablet et Séguret, l'ancien chemin de fer poursuit son chemin sur des petites routes dans les vignes de Roaix avant d'entrer dans Vaison-la-Romaine sur des sections aménagées en CVCB (Chaucidou) suivies d'une voie verte (1,3 km environ) qui longe le jardin des 9 damoiselles, lieu où nous pique-niquons. Entre Vaucluse et Drôme Notre itinéraire, désormais sans jalonnement, traverse Vaison-la-Romaine. Après un arrêt près du pont romain (le seul ayant résisté à toutes les crues de l’Ouvèze, y compris celle de 1992), nous abordons une nouvelle traversée de l'Ouvèze. Ici, le Département de Vaucluse avec l'aide de l'Etat effectue des travaux sur l'ancien pont SNCF qui sera libéré de toute circulation motorisée pour accueillir la véloroute. Á la sortie de ce pont, une piste cylable, ceinturant le nouveau rond-point créé, puis longeant la RD938, a été aménagée. Elle donne accès à une route tranquille conduisant à l'ancienne gare de Crestet près de la Mairie. Le démarrage des travaux du deuxième tronçon de la véloroute entre Vaison-la-Romaine et Mollans-sur-Ouvèze, d’une longueur de 18 km environ est prévu pour fin 2026 avec une livraison pour 2027. Nous continuons sur l'emprise ferroviaire par des chemins caillouteux pour retrouver un parcours sur petites routes s'approchant des bords de l'Ouvèze sur la commune d'Entrechaux (court tunnel de 42 m). L'itinéraire entre dans le Département de la Drôme, quatre kilomètres avant d'arriver au coeur du beau village de Mollans-sur-Ouvèze et ses nombreuses fontaines. Cette commune, bien que sise dans la Drôme, fait néanmoins partie de la Comunauté de Communes Vaison Ventoux aux côtés de 17 communes situées en Vaucluse. Voir l'actualité sur le site de la CCVV Vers les Baronnies A Mollans, surnommée "porte des Baronnies", nous retrouvons un balisage avec panneaux "Véloroute de l'Ouvèze". L'ancien chemin de fer, en rive gauche de l'Ouvèze passe sous un pont sur le rebord duquel une chapelle a été jadis édifiée en encorbellement au dessus de la rivière. Nous nous attardons sur une aire de repos ombragée avant de poursuivre sur la voie réutilisée désormais par une route en sous bois appréciée par les familles en recherche de baignade. Le goudron disparaît bientôt au profit d'un tronçon gravillonné. Par un court raidillon nous atteignons, près de Pierrelongue, la passerelle himalayenne (piétons / vélos)  au-dessus de l’Ouvèze créée en 2024 suivie du tunnel de la Penne (305 m) et d'une voie verte au revêtement rugueux. Parallèlement à la RD5, le Département de la Drôme a aménagé quelques sections de voies vertes lisses protégées de la chaussée par des séparateurs en béton dont une équipée d'une passerelle sur le ravin des Aspirants. Après la ZA de Lapalun, une autre courte passerelle a été installée permettant d'emprunter une voie en impasse peu fréquentée qui longe la rivière. Sur des voiries urbaines calmes, l'itinéraire porté par la Communauté de communes Baronnies Drôme Provençale (CCBDP) et ses partenaires s'achève dans le centre de Buis-les-Baronnies, au pied du rocher Saint-Julien. Voir  l'actualité sur le site de la CCBDP Dimanche à l'arrivée, Olivier, délégué AF3V Drôme Sud, nous a rejoint pour le repas du soir sur la terrasse d'une brasserie proche du camping où certains d'entre nous, non-campeurs, ont pu réserver à la nuitée une tente toilée sur structure en bois. Nous rentrons le lendemain en empruntant le même tracé que la veille.  Il fait chaud : la baignade bat son plein sur les plages de galets de l'Ouvèze et il fait soif : un arrêt s'impose près de la mairie de Crestet au café vélo Le Club qui devrait attirer de nombreux cyclistes lorsque la continuité cyclable de 50 km environ sera possible entre Jonquières et Buis-les-Baronnies. Côté Vaucluse, la véloroute de l'Ouvèze représente un des itinéraires structurants du schéma vélo du Département. L'AF3V souhaite qu'elle soit prolongée vers le sud jusqu’à Sorgues, commune à la confluence du Rhône, et a testé le 31 janvier un parcours de 20 km entre Jonquières et Sorgues. Cette proposition de liaison qui pourrait se poursuivre "au fil de l'eau de l'Ouvèze" est jugée pertinente mais ce projet n'est pas encore d'actualité. Voir  l'actualité sur le site AF3V
Sophie POUILLY | le 10/07/2026
AMÉNAGEMENT
Gard : Inauguration de la voie verte entre Nîmes et Caveirac
Le Département du Gard et Nîmes Métropole ont lancé en Septembre 2025 la création d’une voie verte de liaison de 4 km environ entre Nîmes, giratoire de la RD40, et Caveirac, rond-point des Terres Rouges. C’est le Département du Gard qui a organisé et réalisé les travaux. Coût total des travaux : 2,02 M€TTC, financés par le Département et Nîmes Métropole, avec le soutien de l’Etat (Fonds Vert) et de l’Europe (Feder). Comme prévu les travaux sont achevés en Juin 2026 : cette voie verte permet de rejoindre depuis Nîmes le début de la voie verte de la Vaunage Caveirac-Calvisson-Sommières-Fontanès (27km). Le parcours Nîmes - Fontanès totalise maintenant 30 km ! Les 4 km créés commencent à Nîmes au giratoire de la RD40 au niveau de la Zone Industrielle de Saint-Césaire et longent d’abord la D40 sur 400m. Ils empruntent ensuite l’emprise de l’ancienne voie ferrée, et sont donc agréables et à pente faible, et totalement sécurisés. Enrobé de largeur 3m, avec création d’une passerelle sur le ruisseau du Rianse. A Caveirac, la voie verte utilise celle existante sur 300m le long du chemin du Sémaphore. A Caveirac, le rond-point des Terres-Rouges a été sécurisé pour permettre aux cyclistes de le traverser pour rejoindre de début de la voie verte de la Vaunage. Voir article du 22-09-2025 (avec carte et photos) Voir Fiche du site AF3V : V66- La Rétrolittorale de Sommières à Nîmes/Voie Verte de la Vaunage 31,7km
Sophie POUILLY | le 10/07/2026
ACTU VÉLO
Eure : du positif et du négatif sur La Seine à Vélo
Si un nouveau tronçon a été inauguré le 8 juillet à Martot, le département vient de subir un revers dans le secteur de Pressagny l’Orgueilleux. Le 13 mai, la Cour d’Appel de Douai a annulé l’arrêté délivré par le Préfet de l’Eure en novembre 2019 portant sur la délivrance d’une autorisation environnementale relative à une étude faune/flore pour l’aménagement de l’itinéraire La Seine à Vélo entre Courcelles-sur-Seine et Vernon. Le département de l’Eure doit donc revoir sa copie et solliciter une nouvelle autorisation. La réalisation d’un nouveau diagnostic faune/flore va prendre au minimum environ 2 ans et retarder d’autant la mise en sécurité des cyclistes et piétons sur ce tronçon provisoire qui emprunte à l’heure actuelle la D313 très circulée.  Seine à vélo : coup d'arrêt pour le projet, quelles conséquences ?  Espérons qu’il n’y aura pas de rebondissement dans le feuilleton judiciaire qui oppose le département et une association de riverains opposée à La Seine à vélo.  La Seine à Vélo continue son déploiement dans l’Eure | AF3V  Pendant ce temps-là, les choses avancent ailleurs. La ville de Pont de l’Arche a inauguré sa première vélorue, sur le quai Foch où l’Eure parcourt ses derniers mètres avant de se jeter dans la Seine.  « Quand un deux-roues est engagé, tous les véhicules doivent rester derrière » : dans l’Eure, la première vélorue est ouverte - Le Parisien  Quelques kilomètres plus loin, un nouveau tronçon vient d’être inauguré à Martot, toujours sur La Seine à Vélo.  Le département poursuit donc la mise en site propre de cet itinéraire phare, tronçon par tronçon. D’autres travaux de pose d’enrobé sont prévus dans les mois à venir, l’un sur un chemin entre Criquebeuf et Pont de l’Arche, le second, sur le chemin de halage entre St Pierre du Vauvray et Venables.
Sophie POUILLY | le 10/07/2026
ACTU VÉLO
Doubs : Projet transfrontalier CycloMétaval
CycloMétaval est le projet transfrontalier qui relie les villes de Métabief et Vallorbe à vélo Dans les objectifs de la politique cyclable du département du Doubs, figuraient en 2020 ceux : d'atteindre en 2026, 2000 km d'itinéraires cyclables, dont 600 km en réseau points-nœuds, de favoriser l'ensemble des pratiques à vélo (loisirs, tourisme, utilitaire, sportif …), d'allouer un budget de 32,45 millions d'€ sur 5 ans (2020 – 2026), de retenir 4 projets cyclables structurants :Besançon – Saône (1er plateau)Pontarlier – VallorbeEmagny – Rougemont Montbéliard – Maîche – Morteau Le projet entre Pontarlier et Vallorbe vient de prendre un coup d'accélérateur, notamment dans sa portion entre Métabief et Vallorbe (canton de Vaud en Suisse). En effet, le projet sur cette portion de 10 km, baptisé CycloMétaval, a été retenu au début du mois de juin 2026 au titre du programme européen Interreg. Comme il s'agit de financement européen, le projet doit être réalisé sur une période contrainte et très courte entre 2026 et 2028. Le montant prévisionnel des travaux s'élève à 2,43 millions d'€, financés à un peu plus de 70% par le FEDER et 440 k€ à la charge du CD25. Ce projet transfrontalier est mené conjointement avec le Conseil départemental du Doubs, la commune de Vallorbe et le Canton de Vaud, le Conseil départemental en assurant la maîtrise d'œuvre. Le tronçon est annoncé comme étant majoritairement en site propre, en empruntant une ancienne voie ferrée, et sur route faiblement circulée. IL y a la contrainte de la traversée de la RN57 au droit des Tavins et la rénovation de plusieurs ouvrages d'art. En principe il est prévu de connecter la piste cyclable à la gare de Vallorbe. Cet aménagement cyclable devrait faciliter les déplacements à vélo et favoriser leur augmentation. Reste à savoir, combien de travailleurs frontaliers, sur les 15000 qui franchissent quotidiennement la douane, seront prêts à laisser leur voiture pour prendre le vélo. Et puis, il restera à finaliser le tronçon entre Métabief et Pontarlier pour achever la liaison cyclable structurante entre la capitale du Haut-Doubs et la Suisse voisine : sa réalisation, non programmée à ce jour, prévoit un parcours passant près des lacs de St Point et de Remoray, privilégiant ainsi l'attractivité touristique au vélotaf.
Sophie POUILLY | le 08/07/2026
AMÉNAGEMENT
Loire : la Voie verte du Furan , projet plus que symbolique
D’Andrezieux à Saint-Etienne, la voie verte du Furan se propose d’être un trait d’union entre l’héritage industriel et ferroviaire du bassin stéphanois et son futur qu’on espère décarboné. Cette voie ferrée qui servait à transporte du charbon, dans des wagonnets roulant sur des rails (tractés par des chevaux et non pas encore une locomotive!) fut la 1ère ligne ferroviaire d’Europe continentale inaugurée en 1827. A l’approche de son bicentenaire (2027 donc) une mobilisation se fait jour, portée par Ocivélo (https://ocivelo.fr/projet/) , association stéphanoise d’usagers du vélo adhérente de l’AF3V et L’Eclisse (https://www.leclisse1827.fr), qui fédère près d’une vingtaine d’associations qui travaillent sur la mémoire industrielle et patrimoniale du bassin minier. Leur projet fédérateur est de transformer l’ancienne voie ferrée, dont il reste partout des traces souvent visibles, parfois devinables, en une voie verte qui serait à la fois porteuse de cette mémoire et symbole d’un futur s’appuyant sur la mobilité durable, et les loisirs facilités pour toutes et tous. Mais le temps presse : en effet certains ouvrages d'art historiques, témoins du début de l'ère ferroviaire, sont aujourd'hui menacés par l'érosion et le temps. La voie verte est le seul moyen de les restaurer et de les valoriser durablement. Voie verte qui sera une véritable alternative à la voiture. En effet, située sur l'axe le plus fréquenté de la métropole (+82 000 veh/jour), cette voie offrira une solution de mobilité sécurisée et décarbonée pour les déplacements quotidiens. Et en plus sa connexion directe avec les gares de la Fouillouse et d’Andrézieux permettra l’intermodalité. Voie verte qui sera aussi un espace de nature le long de la rivière Furan, accessible directement depuis le cœur urbain de Saint-Étienne pour les familles, les cyclistes et les randonneurs. Et en connectant Saint-Étienne aux grands itinéraires nationaux comme la Loire à Vélo et la Via Rhôna, cette voie verte dynamisera l'économie touristique du territoire. Et les financements ? Son identité hybride, au croisement de la valorisation d’un patrimoine historique majeur et du développement des mobilités décarbonées de demain, devrait ouvrir la porte à des financements européens et des subventions exceptionnelles dédiés à la transition écologique et à la préservation du patrimoine national. Reste à se mobiliser pour les obtenir ! Sans doute peut-on espérer aussi collecter des fonds privés grâce au prestige lié au bicentenaire de 2027. Un magnifique projet que ne peut que soutenir l’AF3V. En savoir plus et soutenir la chartre : Trame cyclable Stephanoise Observatoire des axes cyclabes en sud Loire
Sophie POUILLY | le 21/05/2026
AMÉNAGEMENT
La CVCB, un aménagement cyclable comme un autre ? Enquête à Besançon
CVCB Quésaco ?Une CVCB, c'est une Chaussée à Voie Centrale Banalisée. Elle est appelée également chaucidou (une).Elle est à minima une chaussée sans marquage axial, dont les lignes de rives sont rapprochées de son axe. Derrière cet acronyme se cache un aménagement qui n'offre qu'un niveau de service réduit, inférieuraux pistes cyclables, aux voies vertes ou aux bandes cyclables. La CVCB ne sépare pas les trafics et elle n'est pas réservée aux cyclistes.Pour ces raisons, la Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités la considèrecomme un aménagement de dernier recours à n'envisager que pour le réseau routier secondaire et leréseau cyclable secondaire, quand toutes les études préalables ont abouti à l'impossibilité d'implanterune solution plus performante Plusieurs CVCB ont été créées sur le territoire du Grand Besançon : l'Association Vélo Besançon, en partenariat avec lesservices Mobilités de GBM, a effectué un inventaire des CVCB sur le territoire de la communautéurbaine. Le document récapitulatif est disponible sur demande à asso@velobesancon.infoLa 1ère a été réalisée à Besançon, chemin des Montboucons, il y a plus d'une dizaine d'années Voici plusieurs illustrations de CVCB sur le Grand Besançon : Besançon - Chemin des Graviers Blancs Besançon – Rue des Founottes Pugey – Sur la RD 141 Thise – Route de l'Aérodrome Sur ces 4 configurations, aucune n'est identique.Et voilà le hic, car en fait, il n'y a pas de réglementation précise sur leur conception/réalisation : il y ajuste un ensemble de recommandations plus ou moins respectées ou suivies. D'où un grand nombre de disparités dans ce type d'aménagement de route sur le territoire du Grand Besançon (mais également ailleurs en France) : il y a des CVCB réussies (comme sur la RD141 entre Pugey et Arguel) et d'autres beaucoup moins (entre la Belle Etoile et Grandfontaine). CVCB de La Vèze, plutôt réussie : revêtement bicolore, largeur des rives correcte et homogène (130 cm), largeur voie centrale constante (250 cm), double chevrons, vitesse limitée à 50 km/h, panneaux de signalisation adaptés, mais pas d'écluse. Nota : la belle CVCB de Thise (dans la plaine de l'aérodrome) semble cocher toutes les cases, mais le revêtement coloré des bandes de rives s'avère glissant par temps humide. CVCB entre La Belle Etoile et Grandfontaine, peut mieux faire : revêtement monochrome, largeur de rives insuffisante (90 cm, pour une largeur de voie centrale de 290 cm), limitation vitesse à 70 km/h (préférable 50), marquage central encore visible, pas d'écluse. Parfois mal conçue, ou mal implantée (comme à Byans-sur-le Doubs), la chaucidou est souvent mal comprise par les automobilistes, voire même décriée par des cyclistes.Elle permet cependant de garantir une continuité cyclable en attendant mieux et offre aux cyclistes un couloir de déplacement identifié (surtout lorsqu'il est d'un autre coloris que celui de la voie centrale). Ce type d'aménagement peut donc avoir son intérêt dans un territoire péri-urbain comme le nôtre, à condition d'être bien réfléchi, bien réalisé, pour être bien lisible et bien compris. C'est important, du point de vue de la continuité et de la sécurité cyclable, la chaucidou ne doit pas être une variable d'ajustement à moindre coût, que beaucoup d'élus-es pourraient être tentés-es d'adopter, croyant ainsi satisfaire une demande croissante d'aménagements spécifiques pour les usagers-ères du vélo. Enfin pour circuler en sécurité et en sérénité sur nos routes, il y a encore une marge de progression, qui passe entre autre par une normalisation de la CVCB : pour finaliser le cahier des charges, l'AF3V a ainsi participé à plusieurs groupes de travail, en lien avec le CEREMA, et il en est sorti un ensemble de recommandations, que nous vous invitons à consulter sur le site de cette association (https://www.af3v.org/cvcb).
Sophie POUILLY | le 21/05/2026
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L'association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes est une association d'usagers qui œuvre à la création d'un réseau ambitieux et cohérent d'aménagements sécurisés, accessibles et de qualité pour les déplacements en modes actifs sur l'ensemble du territoire français.

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