De Paris à Strasbourg, un bel itinéraire pensé depuis des années, partie de la magnifique EuroVelo que pourrait être la « Panorama Radweg » qui va (ou plutôt irait) jusqu’à Prague. Sur les 529 km de l’itinéraire français, 106 traversent l’Ile-de-France, contre 49 dans les Hauts-de-France et 424 en Grand-Est. Si l’on sentait la Région Grand-Est mobilisée,…
De Paris à Strasbourg, un bel itinéraire pensé depuis des années, partie de la magnifique EuroVelo que pourrait être la « Panorama Radweg » qui va (ou plutôt irait) jusqu’à Prague.
Sur les 529 km de l’itinéraire français, 106 traversent l’Ile-de-France, contre 49 dans les Hauts-de-France et 424 en Grand-Est.
Si l’on sentait la Région Grand-Est mobilisée, il n’en était pas de même en Ile-de-France. Peut-être parce que le canal de l’Ourcq, héritage napoléonien, appartient à la ville de Paris jusqu’au cœur du département de Seine-et-Marne. Paris considérait jusqu’il y a peu qu’elle avait d’autres chats à fouetter que de s’occuper de ce qui éloigne de Paris. Rappelons son peu d’intérêt pour les grands itinéraires cyclo touristiques, qu’elle se refuse à jalonner et indiquer intra-muros. Nous avions été contraints de le faire l’an passé avec nos amis de l’association CycloTransEurope, juste après notre assemblée générale annuelle.
Et pourtant, le canal traverse les doux paysages de Seine-et-Marne, un patrimoine historique riche et des milieux naturels bien vivants.
Un évènement fort s’est déroulé ces dernières semaines, puisque le département de Seine-et-Marne a décidé de réaliser un grand projet de « Parc Naturel Urbain» qui consistera à réaliser la piste cyclable de 100 km le long du canal : une infrastructure au service du vélotaf comme des randonnées en famille pour traverser la France. Avec la volonté affirmée de faire vivre l’itinéraire en valorisant ce qu’il y a le long du parcours.
Et un premier tronçon sera réalisé de Claye-Souilly à Meaux. A savoir que L’EPCI de Retz-en-Valois réalisera les premiers kilomètres du canal dans les Hauts-de-France. Et les idées (à défaut des financements) ne manquent pas :
- donner une nouvelle vie aux usines élévatoires du service des canaux,
- installer une guinguette dans d’anciens ateliers vacants,
- organiser des plateformes d’embarquement de randonnée en canoë (dont la pratique libre est déjà autorisée),
- organiser le retour d’espèces menacées…
Pour rappel, l’AF3V (merci à Nicolas et Marc) a réalisé un diagnostic des 579 km de l’itinéraire jusqu’à Strasbourg. Une étude qui soulignait le potentiel important de l’itinéraire et la nécessité d’une structuration entre les acteurs pour accélérer les aménagements et en faire un produit touristique attractif. S’il reste des travaux à réaliser sur 216 km, et si 43 km du linéaire sont sans signalétique conforme, l’itinéraire est :
- o à 43% en voies vertes
- o à 70% sur du revêtement de bonne qualité
- o à 80% sécurisé sur son parcours
- o à 80% praticable.
L’itinéraire est déjà praticable en continue entre Toul et Strasbourg sur 200 km et il est aménagé dans la Marne sur 92 km.
Notons en conclusion (provisoire) que cette volonté se concrétise puisque toutes les communes concernées se sont mises autour de la même table l’an passé afin qu’une véritable gouvernance se structure. Les acteurs associatifs y sont même le bienvenu. L’AF3V s’est donc proposée d’y apporter son expertise d’usage (la réponse se fait attendre…).

